‹ Histoire de Saint-BarbeChapitre 6 sur 110 · III · texte numérisé non relu

III

qu'un but devant les yeux, il eut pour doctrine constante de chercher à faire le mieux possible en obéissant aux lois étalDlies, mais aussi en fuyant les moyens de succès qu'il eût fallu acheter par du servilisaie. Il resta indépendant, tout en pratiquant la soumission. 11 réforma ses programmes autant de fois qu'il fallut les réformer; et lorsque les Ecoles centrales furent supprimées, à la fin de l'an XII, sans attendre qu'on le lui dît, il envoya cent élèves aux lycées Napoléon et Charlemagne, qui remplaçaient les Écoles du Panthéon et de la rue Saint-Antoine. Sa maison^ par l'importance, valait déjà un lycée; elle serait devenue telle s'il avait consenti à en abandonner la propriété. Elle comptait plus de trois cents pensionnaires. Les projets d'extension, qui avaient été le^rêve de l'ancienne Communauté, s'étaient accomplis sans le concours du gouvernement, par l'intelligence d'un simple particulier : Sainte-Barbe occupait tout l'espace entre les quatre rues de Reims, des Sept- Voies, des Chiens et des Cholets. En six ans, elle avait fait plus qije durant les trois siècles et demi de sa piemière existence. Il fallait qu'elle eût en elle un principe de vie bien puissant, pour s'être ainsi développée au souffle d'un vent peu favorable pour elle, et dont la direction changeait à toute heure.

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