février
ramené autant que possiiDle à ce qu'il était en 1 780 , des troubles maladroitement comprimés , et en dernier lieu une irritation telle quele gouvernement, pour refréner un zèle qui le compromettait, fut obligé de replacer, comme du temps de l'Empire, le rectorat dans les attributions du Grand-maître, déjà rétabli quelque temps auparavant: voilà par quels actes l'abbé Micolle se signala devant le public.
Sa conduite à l'égard de notre collège ne fut pas plus mesurée. On dirait que l'exercice du pouvoir eut pour utilité principale, à ses yeux , rétablissement de la contre-Sainte-Barbe, depuis si longtemps en projet, tant il fit jouer de ressorts pour parvenir à cette fin.
En même temps qu'il prenait la supériorité active de la maison de la rue des Postes et qu'il en faisait passer la régie, des mains de l'abbé Coltret, démissionnaire, dans celles de son propre frère, M. Henri rSicolle, ci-devant libraire, il eut soin que l'ordonnance constitutive du rectorat dont il allait être revêtu attribuât au recteur même la prérogative de rapporter au Conseil royal toutes les affaires concernant les coUéges-et les institutions *; de sorte qu'il s'exposa, de sa libre volonté, à être le juge prépondérant des causes où son école se trouverait partie.
Il fit encore statuer par la même ordonnance que les maisons particul itères d'éducation pourraient, à titre de récompense, être converties en collèges de plein exercice, sans cesser d'appartenir a des particuliers; et afin que l'on comprit mieux où il avait voulu en venir par là, cette faveur, à peine inscrite dans la loi , échut