Sainte-Barbe, Société autorisée par ordonnance royale en
en l'étude de ]\F Aubry, qui avait été auparavant l'étude de M^ Vavin. La société fut autorisée sous le nom de Société de Sainte -Barbe par ordonnance de Louis- Philippe, rendue le 17 mars suivant*. Deux autres ordonnances (18 juin 1843 et 20 septembre 1845) lui donnèrent depuis une extension nouvelle, et lui permirent d'élever son capital à six cent mille francs, puis à un million".
On n'eut pas besoin d'attendre que les ressources fussent définitivement constituées pour porter le marteau sur les bâtiments dont on appréhendait la ruine. Leur démolition fut prompte; ils n'opposèrent aucune résistance. Le 8 août 1 840 tout élait prêt pour poser la première pierre de la grande aile qui fait retour de la rue des Sept- Voies sur la rue de Reims; on avait destiné à cet usage une pierre retirée des décombres du vieil édifice. Ce fut une cérémonie mémorable. Une tente avait été dressée dans la cour pour exhiber les nouveaux plans. Le Comité de l'Association amicale et le Conseil d'administration de la Société étaient présents. Après une messe de Saint-Esprit, les élèves furent amenés , au roulement du tambour, par le doyen de la maison, M. Fayard, qui achevait alors sa trente-septième année de service comme inspecteur.
Lorsqu'on eut fait cercle autour de la fouille, M. Labrouste parla, et après lui M. Paravey, qui avait si bien soutenu le droit de Sainte-Barbe au Conseil d'État. Le Conseil d'administration, dont il était l'organe, n'aurait
date du 17 mars 1841 : exposé, statuts, premiers souscripteurs, 1841. — In-S", impr. de E. Duverger.