‹ Histoire de Saint-BarbeChapitre 8 sur 110 · janvier · texte numérisé non relu

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de la liberté. Ensuite il y eut des rondes autour de l'arbre, et les élèves du Prytanée, qui apprenaient la musique depuis un an, cbantèrent, de façon à mériter les applaudissements de l'assistance, un bymne dont Grétry avait composé la musique \

Le JO germinal suivant^, il y eut une autre fête, celle de la Jemiesse. Elle fut présidée pareillement par les autorités municipales. Tous les professeurs, instituteurs et institutrices de l'arrondissement* y avaient été invités. Les jeunes gens et les jeunes filles de chaque établissement désignés comme les plus accomplis par leur caractère et par leur conduite reçurent des prix de vertu, consistant en une couronne nouée avec des rubans tricolores. On procéda ensuite à l'armement des garçons qui avaient atteint l'âge de seize ans, en conférant à chacun d'eux le sabre, symbole de leur incorporation à la garde nationale; enfin, on délivra des cartes civiques à tous ceux qui entraient dans leur vingtième année.

Ces diverses distributions furent intercalées dans une cantate composée sur le modèle du Carmen sseculare d'Horace. Le poète Parny .en avait fourni les paroles. Elle commence par cette strophe, qui se chantait à deux voix :

De l'hiver le courroux expire;

L'aquilon fuit devant Zephire :

Naissez, beaux jours, voici le riant germinal.

Il calme les airs qu'il épure,

Et du réveil de la nature Son souffle caressant a donné le signal.

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