‹ Histoire de Saint-BarbeChapitre 9 sur 110 · mars · texte numérisé non relu

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Le chœur répondait à plusieurs reprises ;

Salut, immortelle patrie, Pour toi nous réservons la douceur de nos chants.

Salut, mère auguste et chérie, Fixe un regard d'amour sur tes nouveaux enfants*.

Les fêtes de ce genre approchaient de leur fin. Elles formèrent, sous le Directoire, une partie de ce qu'on pourrait appeler le culte officiel de l'époque, culte qui était complété, les jours de décadi, par la lecture publique des lois. Conformément aux prescriptions de l'autorité, les élèves du Collège des Sciences et des x\.rts étaient conduits régulièrement dans le temple décadaire du quartier pour entendre cette lecture. Leur directeur les soumit en outre à une pratique de tous les jours, consistant en un court exercice sur la morale, par lequel le travail commençait le matin et finissait le soir. Un texte lu tout haut et commenté par le maître, dans chaque salle d'étude, devenait pour les élèves un sujet d'interrogations et, au besoin, de résumés écrits\

Aussitôt après le 18 brumaire, les lois qui gênaient l'exercice du culte catholique cessèrent d'être observées, et Ton parla de rétablir l'instruction chrétienne, dans les établissements publics et privés, comme l'une des bases essentielles de l'éducation de la jeunesse. Les professeurs de l'ancienne Université s'associèrent généralement à cette réclamation, en faveur de laquelle plaidait une partie de la presse. Le gouverne-

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