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Le ro janvier 1795 M. H W. Ryland, secrétaire du gouverneur en chef écrit au notaire Badeaux, des Trois-Rivières, au sujet de la con:
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fection du papier-terrier des propriétés réclamées par les Sauvages de Saint François (Archives du secrétaire d'État, Ottawa.) C'est tout ce que je connais de cette affaire.
1796, 11 juillet, Michel St Quantin, marguiller en ‘charge, de St François-Xavier, concède à Antoine Duguez le cinquième 'banc du milieu du côté de l'Evangile après criée publique, pour la somme de deux cents livres un= fois payée, plus une rente annuelle de trois francs. Michel St Quantin signe avec M. Lenoir curé de St-François.
Dans l'Almanac de Québec, 1797,on voit que M. Lenoir est curétds St-François et missionnaire des Abénakis,
Joseph Crevier, de St-François rend compte des revenus des droits de pêche, nouvelles concessions etc., par lui perçus depuis 1790 jusqu’à 1796, aux héritiers de la seigneurie. Pèche: 891 francs. Le tiers de cette somme appartient à M. St François, l'ayant acquis de Mlle Mannette Dupéron et à Jean-Marie Verronneau et Françoïs Guil (Gill) comme héritier de Madeleine Dupéron leur belle-mère formant tiers de la moitié des 891 francs soit 148 fr, 10 sous.
John Antil poursuivant en justice François Lemaître-Duhemme, fils, le fief de Pierreville fut vendu par le shérif des Trois-Rivières, Antoine- Isidore Badeaux, à David:Alexander Grant, William Grant et Nicolas Montour, l'année 1798. On n’explique pas si les acheteurs prenaient aussi la part qui avait appartenue à la veuve Hertel. (Suzanne /Blondeau) en 1781.
1803 15 octobre, à Saint-François. Pardevant Robin notaire.—Jacques Dulignon, écuyer, sieur de la Mirande et Delle Marie-Anne Hébert son épouse, véuve en premières noces de Joseph Niquét, vendent à François Boisverd habitant de Saint-François : 2 perchés et #1 pieds de terre de front, sur la profondeur jusqu’au lac St.-Piérre dans la seigneurie de Saint François et Lussaudière, dont 37 pieds appaïtenaient aux vendeurs pour les avoir acquis des enfants issus du mariage du dit défunt Joseph Niquet et de la dite Marie-Anne Hébert — à prendre dans le total d’une terre de cinq arpents de front sur la seigneurie de Saint-François, et 7% de front sur la seigneurie de Lussuadière—tenant d’un côté au nord à Joseph Cartier, d'autre côté aux héritiers Lemaitre, comme représentant Joseph Traversy — par devant au chenal Tardif —et sur la profondeur jusqu’au lac St-Pierre. Prix de l’achat 144 livres de 20 sols, payé comptant. Dans cette vente est compris le droit des vendeurs dans un autre lot de deux arpents de terre de front dans les mêmes seigneuries, séparé sur le travers, tenant d’un côté à Michel LeMaitre en bas, d'autre côté à la veuve LeMaître. Témoins : J.-Bte Beauñils, Michel Niquet. Personne ne sait signer. Sur l'acte, on a écrit ce qui suit. “Les descendants de Dulignon de Lamirande s'appellent Lamirande tout court.”
1805 14 novembre. Pardevant Dumoulin nctaire à Saint-François, Jean-Marie Tonnancour et M. Catherine Pelisser sa femme, vendent à Jos-phg adeaux un seizième dans la seigneurie de Saint-François des Prè: (1) que le dit Tonnancour avait eu d'échange de Marie-Joseph Del -me par acte devant Robin notaire le 25 février 1793.
1806 23 janvier. Pardevant Dumoulin notaire, Louis Gouin échange avec Joseph Badeaux : ce dernier passe à Gouin le 1/16 qu'il possède dans la seigneurie de Saint-François. Le 25 :\‘vrier 1806, Gouin vend à Henri Rousseau le 1716 ci-dessus.
Simples notes sur les années 1812-1886.
Ma tâche devrait se terminer ici, car les événements qui se sont passés de nos jours ne nous intéressent plus. Je ferai néanmoins des notes, à la suite les unes des autres, qui pourront être utiles à consuiter.
Durant la guerre de 1812:5, trois cents Abénakis accompagnèrent les troupes régulières et les milices dans les marches et les combats, La moitié de ces Sauvages gardait la frontière du lac Champlain, où était le rrajor Salaberry, et l’autre moitié servait sous le général Brock au Détroit et à la frontière du Niagara. Partout ces braves se distiuguèrent et furent comblés d’éloges.
Le 23 juiliet 1812, par devant A. Robin, notaire, Xavier Crevier de St-François vend à Louis Proux un tiers de la seigneurie de St Fr-nçois, à l'exception de certaines terres mentionnées au contrat. Le 31 de même mois, par devant Joseph Badeaux, notaire aux Trois-Rivières, le sieur Joseph-Antoine Crevier de St-François, et Angélique Lemaître sa femme, vendent au même Louis Proux leurs droits sur la seigneurie de St-François, consistant en la moitié et plus de toute la la seigneurie. Le 20 août de cette année-là, par devant Dumoulin, notaire, Marie-Anne Lemaître-Lottinville veuve de Michei Güïll, vend au même Louis Proux tous les droits qu’elle possède dans la seigneurie, du chef de son défunt mai.
Henri Rousseau avait acheté de Touis Gouin, par acte du 25 évrier 1805, un seizième de la seigneurie de Saint-François. Rousseau étant décédé (son testament est du 25 septembre 1805) sa veuve hérita de ses droïts et les transporta à Joseph Mercure son second mari. Elie et lui vendirent à Louis Proux, par contrat devant Dumoulin, notaire, en date du 23 mars 1813.
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Le 8 février “817, par devant Duvernay, notaire à Niculet, Joseph Proux cède à Louis Pioux les droïîts qu'il a dans la seigneurie de St- François, provenant en partie de la succession de Dlle Geneviève Crevier Deschenaux, et par des acquisitions. Quatre jours plus tard, par devant A. Robin, notaire à là baie Saint-Antoine, Angélique Cartier, fille de Michel Cartier (qui lui avait laissé sa part dans la seigneurie de Saint-François) veuve de joseph Lemaître, vend à Louis Proux ses droits dans ia seigneurie de Saint-François, ainsi que les droits des personnes suivantes qu'elle représe"te en cette occasion, savoir : “ Régis Pénissier dit Lafeuillade et Angélique Lemaître son épouse ; Joseph et Michel Lemaître; Xavier Crevier, veuf de Marie-Anne Lemaître faisant pour ses enfants mineurs ; Joseph Précourt et Madeleine Lemaître son épouse; Charles Crevier de St-François, fils, et Angélique Lemaître son épouse ; et enfin Marguerite Lemaître fille majeure.” Les Lemaïîtres étaient héritiers de feu Joseph Lemaître leur père.
Le même jour 12 tévrier, Joseph Mercure vend à Louis Proux ce qu’il possède dans la seigneurie de St-François, pour l'avoir acquis des héritiers Chateauvieux. |
Louis Proux se trouvait possesseur de toute la seigneurie, moins un douzième, 1orsqu'il rendit foi et hommage le 7 mars 1817. En cette circonstance il signa “ Louis Prou.”
L'année 1816 est remarquabie à St-François par l'incendie de l’église des Sauvages, laquelle ne fut reconstruite que douzé ans plus tard, grâce à la générosité de la famille Gill.
Durant les sessions de 1818 et 1816, on avait agité le projet de créer dans les cantons de l'Est, un district judiciaire, mais la loi ne fut votée qu’en 1823.
Le 7 janvier 1828, par un acte de François Louis Dumoulin, notaire, Louis Proux, de Nicolet, étant propriétaire de la seigneurie de la Lussaudière, en vertu d’une acquisition de madame Debaïtzch, a donné l'usufruit de la seigneurie de son gendre et à sa fille : François Legendre, juge da paix, de Gentilly et Marie-Anne Proulx ; la nue propriété passera aux enfants de ceux-ci.
Lest vers 1830 que le schisme de Masta eut lieu. Chacun peut con’ sulter sur ce sujet le livre de M. Maurault, page 617.
Dans son Dictionnaire Topographique, publié en 1832, l’arpenteur général Bouchette décrit très au long la rivière et la seigneurie de Saini-François. Il dit que toutes les terres de la paroisse sont concédées, et que la population y est de deux milles neuf cent vingt âmes. Il y a une église catholique, un curé, un notaire, deux magasins, une aube * ;e, deux moulins à scie, un moulin à f. sine, et quatorze hommes de métier. On y avait récolté, l’année 1829, 18,305 minots de blé,
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14,000 minots d'avoine, 1,000 minots d'orge, 11,900 de pommes de terre, 5,000 de pois, 215 de seigle, et 250 de mais. On comptoit 995 che. vaux, 750 bœufs, 1.600 vaches, 5,500 moutons, et 2,000 cochons. Le village des Abénakis renfermai, quarante inaisons de bois, un peu de cuiture de pommes de terres et de maïs ; quelques élevages de poules et de cochons. La chasse était éloignée ; la pêche assez proche ct fructueuse. Il y a une église, un presbytère, un missionnaire résidant et un interprète. Ces Abénakis possèdent 8,150 acres de terre dans le township 42 Durham.
C'est en 1842-44, que Jonatham Wurtele, seigneur de la rivière David, acheta de Marie-Anne Prouix, femme de François Legendre, la seigneurie de Lussaudière. Leurs enfants vendirent au même Wurtele leurs droits sur onze-douzième de la seigneurie de Saint-François.
En 1845, un état soumis au parlement montre que les Sauvages de Saint-François étaient au nombre de trois cent cinquante-trois, soit une cinquantaine de plus que en 1814, ce qui est à peu près le même chiffre que en 1827. Sur cinq cents arpents réservés pour la culture, ils n'en utilisent que deux cents. Les 8,900 acres qu'ils possèdent dans le township Durham ont été accordés, en 1805, en franc ét commun sor=age, à dix-sept chefs de famille.
Au sujet de l’église qui fut bénie en 1849, il y eut beaucoup de difficultés dans la paroisse, par suite de la décisioi prise d'abandonner la vieille église et surtout du choix du nouveau site au village actuel de St-François. Les habitants du bas de la paroisse voulaient naturellement conserver l’église où e!i2 était et ceux du côté de Pierreville objectaient au nouveau site à cause de l’incommodité et de la diffculé de traverser la rivière pour <e rendre à l’église. Ceux d'en bas étaient des intransigeants qui firent des procès et dés contestations jusque devant le parlement. Ceux d'en haut, du côté de Pierreville, étaient plus ‘conciliants, et, en désespoir de cause, pétitionnèrent l'autorité pour obtenir une division de paroisse dont la rivière formerait les limites. L'autorité diocésaine de Québec n'en céda pas d'une semelle ; il fallut en passer par la décision première, et bâtir tous ensemble l'église de St-François. Cependant il y avait à peine quatre ans qu'on y célébrait la messe que Mgr Thomas Cooke, évêque du diocèse nou vellement érigé des Trois-Rivières, voyant l’évidente nécessité de cette division la décréta proprio motu en érigeant la nouvelle paroisse de St-Thomas de Pierreville, qui fut la première paroisse créée sous son épiscopat, si ma mémoie est fidèle et de là le choix de St-Thomas comme patron titulaire de la nouvelle église. Heureusement que M. le curé Maurault qui était alors curé de St-François et qui opta pour la
nouvelle cure, trouva moyen, e” homme entreprenant et d'affaire qu'il était, de construire l'église de Pierreville et de la doter richement de
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tous les objets nécessaires au culte, sans obérer les habitants qui avaient à peine fini de payer leurs répartitions puur celle de Saint-François.
Je ne parle pas du coût du presbytère, car M. Maurault en fit don gratuit à sa paroisse.
M. Louis Caya, cultivateur de de St-François-du-Lac se porta acquéreur de la vieille église (bâtie en 1731). En homme intelligent, il eut la bonne idée de conserver la croix en fer battu qui en surmontait le clocher. Avec de vieilles pièces de menuiserie prises dans l’église, portant des sculptures et moulures de l’époque, il fit un piédestal pour cette croix, qu'il plaça prés de sa demeure, dans le rang Ste-Anne, C’est là qu’on la voit encore, surmonté de son vieux coq gaulois, lorsqu’on passe par ce chemin, en faisant le trajet d’Yamaska à St-Françoisdu-Lac, ,
M. Caya descend d’une famille établie aux Trois-Rivière vers 1663.
Après l'abandon de la vieille église de 1731, l’égiise de l’île, ou d'en
bas (comme on l'appelait en opposition à l’église actuelle de la mission des Abénaquis dans laquelle se disait alternativement, dans les derniers temps, la messe paroissiale, avec celle d'en bas, tous les deux dimanches) la fabrique de St-François vendit, sans en réserver un pouce, tout le terrain qu’elle possédait en cette endroit, y compris le cimetière, ainsi que le vieux presbytère et la vieille église elle-même. L'église fut démolie, de 1850 à 1854 ?—le cimetière y attenant fut relevé en 1854 ; le vieux presbytère disparut à son tour, peu d'années après, et, aujourd’hui, il ne reste pas une croix, pas même une croix pour marquer l'endroit où s'éleva, pendant un siècle et demi, le modeste temple paroissial d’un autre &ge. Seuls, quelques vieux peupliers de Lombardie rappellent encore à la génération qui s’en va que là était jadis le sanctuaire qui fut leur berceau religieux.
La famille Wurtele est maintenant seule propriétaire des seigneuries Lussaudières et St-François, sauf 1724 dans St-François qui appartient encore à Godefroy Lemaître. |
La seigneurie de St-François est’ divisée en 19 concessions. Elle renferme neuf isles et vingtislets. ÆEhe est traversée par la rivière St- François. Toute la surface est plate, et, sur une demi-lieue du bord du lac, extrêmement basse. Il y a de la bonne terre dans les parties basses qui ne sont pas marécageuses. Le sol de tout le reste est de médiocre qualité. Ni mouiin à eau ni place de moulin.
Au moment de terminer ce travail j'éprouve le besoin de parler des personnes qui m'ont aidé à le faire et que j'ai suivies comme des guides sûrs dans toutes les interprétations des textes que j'avais sous les yeux :
M. Vassal de Monviel, issu d'une très ancienne famille militaire,
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versé dans les choses du Canada, et très attaché aux traditions de Saint-François, où il réside, en qualité d'agent des Sauvages.
Le docteur Joseph Lemaître d'une famille établie aux Trois-Rivières il y a plus de deux siècles ; un érudit sans ambition; la chronique vivante de St-François-du-Lac.
Le juge Charles Gill, enfant des Gill. Aimant l'étude et pesant toute chose. Ses observations m'ont été très utiles.
Et maintenant, veut-on savoir quel plaisir j'éprouve à réveiller le souvenir de nos anciennes paroisses ? D mandez à un enfant s’il est désireux de connaître l’histoire de son père et de ses ancêtres. Cherchez à reconstruire quelque peu les événements qui se sont passés sur le sol où vous avez reçu le jour. Examinez, à l’aide de l'étude, le mouvement des populations qui vous entourent, en remontant à deux siècles. Pénétrez-vous de la vie d'autrefois. Reconstruisez l'existence de vos pères. Vivez des pensées qui les dirigeaient. Calculez le nombre de leurs travaux. Soyez les gardes-notes de leurs faits et gestes. Apprenez l'histoire de vos prédécesseurs. Mirez-vous dans le passé, afin de le comprendre et d’en tirer des enseignements. Telle est ma vie, tel est mon plaisir. J'ai vu dans St-François-du-Lac, une paroisse typique de l'ancien Canada, et j'ai cherché à la faire connaître.
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