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taires s’arrogeaient à droit de pêche en dedans des limites prescrites par les ordonnances afferma en 1730 le privilège à un seul habitant, ce ce qui amena une plainte, portée devant l'intendant Hocquart par Claude Pinard capitaine de milice, Jacques Gamelin lieutenant de milice, Pierre Abraham, Louis Pinard, Eustache Gamelin, Guillaume Cartier, Véronneau père et fils, et Labonté, mais les prétentions du seigneur furent maintenues, (Æwifs et Ordonnances III. 269-73, 285-6).
Oa voit par les lettres du gouverneur de la Nouvelle-France, années 1730-1732, que les Sauvages de Bécancour et de St-François songeaient sérieusement à retourner sur leurs terres d’Acadie et que l’administration française avait à cœur de les en dissuader.
L'église construite vers 1699 servit au culte jusqu’à ce que le nouvel édifice (en pierre) commencé l’année 1731 fut terminé.
L'église en pierre, commencée en 1731, s'élevait à deux ou trois arpents plus bas que la seconde, et plus près du grand chenal que du chensl Tardif. Elle faisait face au chemin qui longe le grand chenal. Fille était située à quatre ou cinq arpents en amont des quais actuels des moulins de Pierreville.
Auprès de cette église on ouvrit un nouveau cimetière dans lequel furent transférés, en 1735, les ossements relevés de l’ancien cimetière.
Ce füt l'église paroissiale jusqu’au 20 septembre 1849, alors qu'eût lieu la bénédiction de l’église actuelle, dont la prernière pierre avait été bénie en septembre 1845.
En démolissant les murs de l’église bâtie en 1731 M. Louis Caya fit la trouvaille de l’une des pierres angulaires (?) qu’il conserva avec soin. C'est une plaque ronde en plomb, d'un travail mal fini, grossier, de six pouces de diamètre et de une à deux lignes d'épaisseur portant l'inscription que voici :
posée p re KR. P. Aubery
de la Cie | e missionair des S gs || | abkis et S K jean B. D. | | \ cure d li
Assistants Les Srs Joseph C. S. du d' Let Lors, T° D Cp, BR FE, Bh IBTS IH
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La plaque de plomb doit se lire comme suit :
“1731. Posée par le Révérend Père Aubéry de la compagnie ‘de “Jésus, missionnaire des Sauvages Abénakis et Sokokis. Jean-Baptiste ‘“ Dugast curé du lieu.
“Assistants : ies sieurs Joseph Crevier, co-seigneur ‘du dit lieu, et les 4 sieurs Jean-Baptiste Crevier, Pierre Babie, François Babie, Jean- ‘ Baptiste Joutra, josep Hertel.
‘“ Le sieur Joseph Gamelin, Pierre Bibeau, Nicolas Cartier, Louis ‘“ Yéronneau, Pierre Couturier, François Lausier, Antoine Gamelin, “ Guillaume Cartier, Michel Morin, Jean Caillé, François Rochefort, “ Julien Perreau.”
Les deux prêtres dont les noms figurent sur la plaque de plomb : le Père Aubéry etlecuré Dugast, ont tous dc'1x laissé un souvenir vénéré dans la paroisse jusqu’à notre époque.
M. Dugast fut curé de St-François depuis 1714 jusqu’à sa mort, arrivée en :761 ou 1763. Lorsque/les corps furent relevés, en 1858, on trouva son tombeau sous l’autel même.
Le Père Aubéry mourut aussi à St-François en 1755; il y demeurait depuis 1700.
Dans la plaque âe plon + on remarque la division de trois classes de personnes : 10 le clergé; 2° les seigneurs : 3° les habitants et négociants.
La seconde partie de: l'inscription de 1731 porte les noms des seigneurs, qui étaient assez nombreux à cette époque à St-François, observe mon ami Gill.
Joseph Crevier et Jean-Baptiste Crevier, étaient fils de Jean Crevier, premier concessionnaire de la seigneurie de St-François et de demoiselle Marguerite Hertel.
Des Aabitants de la plaque de 1737 restent de nos jours les. Caillé, Rochefort et Perreau.
A l’aide des registres de la paroïsse, le révérend M. Lassisseraye, curé actuel de St-Françoïs-du-Lac, et M. Henri Vassal, de Pierreville, sont parvenus à reconstituer les noms de ceux dont l'inscription de 1731 ne porte que les initiales.
J-Bte Joutras qui figure sur la plaque de 1731 avec les seigneurs, était seigneur de la Lussaudière. Il était surnommé Desrosiers et signait généralement Desrosiers tout court. Il y a encore des Joutras dans ces lieux. Ils ne sont pas seigneurs, mais sont à l'aise.
Joseph Hertel est cité aux registres de St-François avec le titre d’officier dans.les troupes de la marine. Il figure comme.seigneur sur la plaque de 1731 parcequ’il avait épousé. Catherine, fille de Laurent Philippe seigneur de Pierreville.
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SAINT-FRANCOIS-DU-LAC 97 Développement de la paroisse.—La guerre.—1732-1768.
L'histoire de quelques-unes de nos anciennes paroisses devient, par endroits, l'histoire du Canada. Je ie comprends à l'examen des annales de Saint-François, surtout lorsque le nom des Atbénakis se place sous ma plume. Comme c’est avec l'intention de rester dans:ia limite locale que j'ai entrepris ce travail, j'espère ne pas manquer à mon projet. TFenons-nous donc dans ces bornes, autant que possible.
Les t:embiements de terre de 1732 se firent sentir d’une manière marquante à St-François-du-Lac, selon M. Maurault (pages 413). Des deux côtés de la rivière et surtout à l'endroit où est actuellement Péglise de Pierreville, il y eut des bouleversements; les traces en sont disparues de nos jours parceque le terrain a été nivelé.
Le 12 août 1733, le tribunal des Trois-Rivières condamne Joseph Hertel à une amende de deux cent cinquante francs payable à Antoine Joyel Perreau dont la femme Thérèse Guinard a été ‘battue par.cemême Hertel. Tous sont habitants de Saint-François (Semfences et Jugements des procès criminels).
‘Le seigneur Joseph Crevier fut inhumé à St-François, le 19 juin 1734, laissant Marie-Charlotte Lemaître sa veuve, avec plusieurs enfants, dont l'aîné, nümmé aussi Joseph, était âgé de neuf ans,
Le roi écrit de Versailles, le 27 avril 1734 qu'il est bien aise .que les Abénakis de Saint-François ne persistent point dans l'envie qu'ils avaient fait paraître d'aller s'établir à Narantsouak,.en Acadie. Le sieur de Beauhaznoïs, gouverneur-général doit les surveiller à cet égard. Le 26 décembre, Beauharnois éciit, en réponse, que les Abénakis ne semblent pas vouloir quitter St-Françoïis. Le 11 août 1735, Sa Majesté marqueue conteutement qu’elle éprouve de savoir que les Sauvages qui avaient déserté Bécancour et St-François-du-Lac à cause de la petite vérole et qui étaierit-allés en Acadie, sont revenus dès que les craintes de cette maladie se sont dissipées. Les Anglais faisaient des présents à ces Sauvages pour se les attacher ‘(Documents publiés à Québec, III. 167, 169, 172-3:)
‘Dans le mémoire de l'intendant Hocquart, année 1736, il.est dit que le village des Hurons de Lorette à trois lieues de Québec renferme trente guerriers ; Bécancour et Saint-François.comptent ensemble trois cents guerriers ; au lac des Deux-Montagnes il y a environ. trois cents guerriers ; les Sauvages vagabonds des alentours des Trois-Rivières peuvent fournir trente guerriers.
En 1736, Jean-Baptiste Jutras-Desrosiers rendit foiet hommage pour le fief de Lussaudière qu'il avait acheté en 1724 de Paul-François Raimbault:de:Saint-Blain, ou Simblin.
. En 1736-8 ,certains Sauvages -de :l'Acadie,.qui avaient accepté .des
commissions ou grades de la part des Anglais allèrent les remettre au gouverneur de la Nouvelle-France, à Québec, et demandèrent le privilège de visiter la France à titre d'amis et d’alliés. Les Abénakis de Saint-François voulaient aussi envoyer quelques-uns de leur chefs à Paris. Le roi s'y opposa tout d’abord, mais sur les observations de MM. de Beauharnoiïis et Hocquart il déclara qu'il se montrerait disposé à accorder cette permission, (Documents publiés à Québec. III, 182-5.)
1738, 5 juin, acte de Pressé, notaire. François Babie sieur de Chencville porteur d’un billet de Mlle M. Renée Crevier de Saint- François, du 4 juillet dernier ; et Mlle Elizabeth Crevier de St-François —toutes deux co-héritières dans le fief, filles majeures—lesquelles vendent à Pierre Baby Dupéron leur oncle, co-héritier dans le fief, y demeurant, à ce présent, —leurs parts dans l’île appelée St Joseph, situéee vis-àvis de la concession de ia dame veuve Hertel—parts qu’elles tiennent de feu Joseph Crevier leur père. Chaque part payée 24 fr. Fait à St- François, dans la maison de sieur Deschenaux seigneur en partie de St-François. Témoin : François Dupuy dit des Tours Lemoine demeurant au dit lieu. Signatures : Pierre Baby; Elizabeth Crevier de St- François ; François Baby pour Mlle Renée Crevier ; Deschenaux, Dupuy ne sait signer.
Samuel Gill le captif des Sauvages n'nubliera jamais la langue anglaise et jusqu’à sa mort fut l'interprète des Abénakis de Saint. François. La tradition place son décès en 1738 et celui de sa femme en 1728. Madame Johnson, captive de Joseph-jouis Gill en 1754, ne parle jamais de Samuel, dans la narration qu'elle a écrite sur son séjour à Saint-François. Samuel vivait de chasse et de pêche comme les Abénakis et demeurait dans la bourgade des Sauvages, à l'endroit où était tout récemment (1880) la maison d’Ignace Portneuf, fils, sur le chemin de la concessinn Saint-Joseph, non loin de l'angle formé-par le croisement de cette route avec celle qui descend à la concession du chenal Tardif.
Le fort Saint-Fréderic, fondé en 1731, à la pointe à la Chevelure, lac Champlain, était fréquenté des Abénakis de Saint-François, qui se mirent bientôt en tête d'aller s'établir plus près de lui, à la baie de Missisquoi. D'autre part, un certain ncmbre de ces Sauvages désiraient retourner en Acadie, La mission &: Saint-François menaçait donc de disparaitre. Ce qui attirait surtout les Sauvages à la baie de Missisquoi c'était la chasse et l'éloignement des maisons civilisées. Le Père Aubéry songea à leur procurer de seinblables avantages à St-François ; dans ce but il s'adressa à M. de Vaudreuil, gouverneur des Trois- Rivières et obtint de celui-ci ne lettre par laqueile i! était enjoint au sieur Jean-Baptiste Jutras-Desrosiers, propriétaire du fief Lussaudière, de permettre aux Sauvages de la mission l'accès et l'usage de la forêt,
langue Saint.
femme 54, n€ ur son me les roit Où , sur le s.par le sion du
evelure, s, qui se baie de ssiraient donc de Éssisquoi e Père rançois ; s Troisjoint au saudière, la forêt.
Muni de cette pièce, le Père Aubéry s’empara de la meilleure terre de la seigneurie de Jutras, celle notamment qui n'était pas noyée par les inondations. Jutras se défendit en alléguant ses droits, disant qu'il avait pour son propre compte défriché vingt arpents, qu'il avait bâti une maison, ainsi qu'une grange et une écurie ; que ces deux de-nières avaient été brûlées, mais qu'il était sur le point de les reconstruire ; de plus qu'il avait concédé des tenes à vingt-deux habitants, dont dix-sept étaient déjà établis, et qu'il était en pourparlers avec quarante ou cinquante jeunes gens qui se proposaient de choisir des terres dans son fief; enfin qu’il s'était mis en dépense et que le projet du Père Aubéry ne pouvait que lui faire du tort. M. de Vaudreuil porta l'affaire à Québec, en recommandant la cause de Jutras. L'automne de 1738, le notaire Dulaurent, agent de Jutras, cransmit la plainte au comte de Maurepas, ministre des colonies. Je ne sais ce qui en advint, Jutras offrait de laisser prendre des terres à condition qu’elles lui reviendraient si les Sauvages abandonnaient la conirée, Il dit que la mission s'était déjà emparé de plus de cinquante arpents de front sur une lieue de profondeur, où il y a place pour plus de soixante habitants qui lui rapporteraient chacun huit francs huit sous de cens et rentes, soit cinq cents francs par année, au moins. Il offre de céder, à ia condition cidessus mentionnée, cinquante arpents de front au fleuve sur une demie lieue de profondeur le long de la rivière St-François, ce qu’it déclare être la meilleure et plus saine partie de la seigneurie. Au cas où l'on accepterait cet offre il réclamerait une indemnité, car ces terres sont à lui.
Le recensement de 1739 donne à la baïe du Febvre cent soixante et dix-neuf âmes; à Sorel trois cents quaraute-deux ; à Vamaska et la
baie Saint-François réunis cinq cents vingt, Il n’est pas question des Sauvages dans ce relevé.
Le 18 juillet 1742, l'intendant Hocquart ordonne à Noëi Langlois dit Traversy et à Pierre Abraham dit Desmarets de se rendre dans le haut de la rivière Saint-François et d'y remarquer les bois qui se trou-
veront propres à la construction des vaisseaux du roi. (Ædïts et Ordonnances III. 460.)
Lors de la campagne contre les Miamis (1747) au lac Michigan, il y avait des Sauvages de Saint-François et parmi eux se trouvait Joseph- Louis Gill, fils du premier Gill venu en Canada. Joseph-Louis était de pur sang anglais, et madame Johnson dit qu'il avait le cœur anglais. Un jour, les Sauvages lui dressèrent un guet-apens pour l'assassiner, dans un bois à l'approche du village, mais il n’y tomba pas. Les Abépakis l'avaient surnommé Magouaouidombaouit : le ‘“ camarade de l’Iroquois,” et par là : ami des Anglais. Il sign: de ce nom le renouvel-
: lement des vœux des Abénakis en 1750, (voir page 50 du volume des
Vœux), Sur la fr de sa vie, il était te grand chef de la prière, remplis: sant dans l'église les fonctions d'aide du'missionnaire,
François, autre fils de Samnel Gill, épousa M.-Anne Couturier dit Labonté, dont la mère M.-Anne Duperron était fille de Pierre Baby dit Duperron et de Marie-Anne Crevier, fille de Jean Orevier premier seigneur, Du'chef de sa femme, François se trouva -co:scigneur dans la seigneurie de St-François pour une-pert. Ila une nombreuse ‘descendance canadienne-française.
Dans le journal des opérations de l'année r747, je lis, à la date du 5 octobre : ‘ Lies missionnaires de Saint-Françoïsiet de Bécancour sont descendus à Québec ; le prémier nous a informés du retour ‘de trois partis d'Abénakis revenus des côtes de la Nouvelle-Angleterre vers Casco et Piscatoué, avec ‘Cinq chevelures ; il y a ‘encore plusieurs partis de ces deux villages en campagne, que l’on‘attend. Le 9 novembre arrive un parti de Sauvages Abénakis de Saint-François qui a fait un coup aux environs du fort George ; 1ls ont amené un prisonnier, jeune homme d'environ quinze ans. Ils:-nt tué son père:et en‘ont apporté la chevelure.”
On peut voir dans les Documents publiés à Québec (III. 490-5, 503- 5.) ce que firent les guerriers abénakis durant l’année 1750. Ces récits de rampagnes ‘ét de combats nous entraîneraient trop loin de Saint- François, où nous’aimons à rétenir le lecteur.
Le rôle de milice de 1750 compte à Nicolet cinquante-cinq hommes ; à la Baie cinquante-quatre ; à Maska soixante-et-quatorze ; à Saint- F:ançois quatre-vingt-seize.
Le Père Aubéry, ordonné prêtre à Québec le 21 septembre 1699 desservait Saint-François-du-Lac depuis 1709, à la mission des Sauvages. C’est là qu'il célébra, en 1749, son demi siècie de prêtrise. Nous avons de lui un précieux vocabulaire de la langue des Abénakis, Malhetireusement ses autres travaux de plume ont brûlés-dans l'incendie de l’église des Sauvages'en 1759.
En 1751, le sieur Joseph Deguir dit Desrosiers, capitaine ‘de milice de la seigneurie d'Yamaska ‘concède deux lieues de front ‘ou environ su: deux lieues de profondeur à prendre au bout de la profondeur de la seigneurie de Saint-François, bornée au nord-est à la rivière Saint- François, au sud-ouest à la ligne de la seigneurie de la dame Petit, sur le ‘devant au trécarré de la seigneurie de Saint-François et dans la profondeur aux terres non+concédées, ensemble:la rivière David qui s'y trouve comprise, :(Züfres …Seigneuriaux 228)
Aux Trois-Rivières, le 13 mars 1752, dévant René-Ovide Hertel: de Rouville conseiller du roi, lieutenant au siège des Trois-Rivières, ont comparu Jean-Baptiste Jutras résidant à St:François, demandeur, par son ‘procureur Etienne Thomas :de Mergy—et Pierre Dupuy, au
lu 5
sont
rois vers eurs vemfait misr, t ap-
, 503" récits Saini-
nmes ; Saint-
s Sauêtrise.
Enakis, cendie
milice environ rde la Sainttit, sur dans la id qui
ertel de res, ont ur, .par puy, ‘au
nem de son épouse. Suzanne, Lafosse, défendeur…ue dernier est con-
damnéà payer troisans de-rentes seigneuriales.dûes par un acte de con
titut par feu Petit-Bruno seigneur de Maskinongé, passé par. feu
Lafosse, notaire le 17 septembre 1745. La. veuve Petit-Bruno vivait
encore le.22 décembre 1752. Michel Dessert demeurait à Maskinongé
et Pierre Dupuy demeurait.chez lui, L'huissier François Rigault agit dans cette cause. La veuve Petit:Bruno exigeait que la rente lui fût payée, Elle n'avait pas ce, droit.
À la page 509 du tome III. des Documents publiés à Québec on trouve un long discours des. Abénakis de Saint: François adressé, le 5 juillet, 1752 au délégué du gouverneur de Boston, racontant ce qui s'est passé au cours. de guerres. récentes et fort habilement tourné, Les Abénakis, étaient. alors regardés, comme les plus redoutables des Sauvages alliés. de la France.
1754, 18 février, aux. Trois-Rivières, devant René-Ovide Hertel de
Rouville, conseiller du roi, lieutenant;général de ce siège, Marguerite Dupéron, veuve de Jean-Baptiste. Labonté, a fait assembler, en vertu de l'ordonnance du même Rouville, de ce jour, les parents et amis de deux enfants mineurs issus de son mariage avec le dit défunt, Louis Cartier, Louis Deschesnaux, André Corbin, Pierre Babie, Pierre Babie (encore;) Pierre Labonté, Denys Levasseuret Jean-Baptiste Clair--ainsi réunis, ont nommé la veuve tutrice—et:le dit Labonté subrogé tuteur. Labonté et Levasseur ne savant siguer. Pillard greffer,
Durant la campagne de:1754.les Abénakis de. Bécancour et 4: Saint- François firent plusieurs coups heureux vers Albany et Boston. C'est alors qu'ils enlevèrent madame Johnson, qui resta prisonnière à Saint- François et qui. a écrit des mémoires. sur ses.aventures, Cette dame fit la connaissance des familles Gillet d'Estimeauville, Charles d'Estimeauville, ancien officier d'épée, résidait. à environ une lieue du village abénakis de Saint-François, sur le chenal Tardif ; cette propriété appartient aujourd’hui au docteur Joseph Lemaître. Il était alors interprète. Son fils Jean-Baptiste, qui lui. succéda, pussédait mieux.que luila langue abénakise. Madame Johnson tut vendue sept cents francs par Joseph- Louis Gill à un nommé Duquesne, de Montréal,
Parlant de. Josepi-Tauis, fils aîné de Samuel Gill, madame Jo .son dit: “ He kept a store of goods and lived in a style far above the majority of his tribe.” Il avait des vaches et autres animaux : donc il cuitivait. Labbé Maurault dit qu'il tenait un petit négoce. Joseph. Louis succéda à son père dans la possession de sa résidence et y éleva sa famille, Sur la fin de la vie de Joseph-Louis, la maison fut démolie et reédifiée sur la terre appartenant à son fils Thomas Gill; c'est sur cette terre que foseph-Louis et sa femme moururent,
Du mariage de Sainuel Gill avec mademoiselle James, étaient nés
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trois filles et six fils, dont l’un, ’oseph-Louis, né en 17193, épousa Marie-Ann”, fill: du grand chef des Abénakis de Siint-Erançois, et en eut deux fils: Antoine et Xavier, qui furent amenés captifs avec leur mére, en 1759, lorsque le major PF =gers ravagea Saint-François. Dans sa retraite, la trouze de Rogers fut décimée par la famine, et la tradition des Abénakis rapporte que ces soldats tuërent madame Gill, la firent bouillir, la mangèrent et mêrne firent manger de sa chair à ses enfants. Quoiqu'il en soit, cett: pauvre femme mourut durant sa captivité.
En 1756-7, les aabénakis de Saint-François continuèrent de combattre avec ardeur et succès pour la cause française, Ils étaient à la prise du fort George. L'été de 1758, M. de Montcaim se rendit à St-François un peu avait la batarle de Caro, mais en ce moment les Sauvages étaient à la chasse et il ne put les voir. Le 2 juillet, M. de Vaudreuih qui était à Montréal, écrivait à M. de Montcalm disant qui lui envoyait ces guerriers dont on fait si grand ras (Peris Documents X. 804.) Le Père Roubaud, qui, paraît-il, avait Géjà desservi la mission de Saint- Frençois-du-Lac, était l'aumônier de ce parti. (Æapport sur les Archives Canadiennes, 1885.)
Joseph Godefroy sieur ce Tonnancour, conseiller du roi-et son pro: urreu1 en la jurisdiction des Trois-ivières, demeurant aux Trois Rivières, rue Notre-Dame (dit l'acte que j'ai sous les yeux) était se'gneur de Maska et, comme telle, il refusait de donner possession à la mission de Saint-François d’un îlet situé dans la rivière de ce nom- Le Père Audran, missionnaire de Saint-François, fit tirer les lignes entre les deux seigneuries et se trouva avoir l’îlet de son côté. M. de Tonnsncour prolongea dans la profoadeur des terres la ligne reconnue entre los deux fiefs et prétendit que lilet lui revenait. On alla en procès devant l’intendant, lsquel prononça, le 3 juin 1758, que Tonpancour avait raison. Il est visibie, d'après les actes de 1700 et 1701 cités dans le présent ouvrage, que la mission n’avait aucun droit sur l’îlet situé aux confins de Masks. L'arrêt du 3 juin fut signifié par l’huisser Pillard, le 11 août. *u Père de la Brosse, l’un des missionnaires de Saint-Françc:s, qui le sncontra aux Trois-Rivières ce jour-là.
D'après une Dé/ibération dont les Sauvages ont conservé des fragments, me dit le juge Gill, les Jésuites avaient, une fois, décidé d'ajouter à la Réserve des Sauvages la terre de “ Desmarès ” à l’île à la Laye, M. Henri Vassal et le juge Gill pensent que cette terre de Desmirets ect cette partie actueïle de la Réserve des Sauvages qui se
trouve en face ‘le la propriété de Gill lui-même à Pierreville.
Le]
Deux Guerres.—1759. 1775,
Nous sorumes au plus fort de la guerre de Sept Ans. Le Canada est envahi par terre et par mer. JA cause du drapeau français est regardée comme perdue par Montcalm lui-même,
Un terrible acte de vengeance fut exécuté en ce moment par les milices de la Nouvelle-Angleterre.
Le major Robert Rogers partit du fort St Frédéric le 4 septembre 1759, avec deux cents hommes et arriva, le 3 octobre au soir, à quinze milles au-üessus du village des Abénakis de Saint-François ; le 4 au soir il approchait du village, pendant une fête que l’on célébraii en l'honneur d’un parti de guerriers revenus triomphants d’une récente expédition. Les danses durèrent jusqu'à quatre heures du matin ; aussitôt Rogers avertit ses hommes et ils arrivèrent justes à point pour surprendre les Sauvages dans leur premier sommei. M. Maurault (282, 489, 492, 501, 562). dit que viron deux cents Abénakis furent tués, et vingt femmes et quelques eufants amenés prisonniers. Monseigncur de Poatbriant, écrivant de Montréal, le 18 novembre 1759, ne parle que de “ trente personnes à peu près tuées, dont plus de vingt sont des femmes et des enfants ; ” il ajoute que Rogers avait avec lui des Sauvages ; que la mission est totalement détruite, et que i'église a été pillée puis brûlée, (Paris Documents X. 1058.)
Il ne parait pas que les habitations des Canadiens aient été attaquées par les Anglais. La retraite de ceux-ci à travers les bois fut un désastre ; ils y périrent presque tous.
Rogers pilla l’église des Sauvages et la mission des Jésuites et ce que
‘ possédaient les Sauvages. On dit que les argenteries de l'église étaient
assez riches, et ont peut le c'oire par celles qui nnt échappés aux soldats. Il y avait une statue de Notre-Dame de Chartres, en argent massif, que les gens de Rogers emportèrent.
Des guerriers abénakis arrivant d'une expédition après le départ de Rogers :e poursuivirent, On raconte que harcelés de près, les Américains enfouirent les objets précieux qu’ils portaient, dans le hzut de la rivière St-François, et que ce trésor n’a jamais été retrouvé. Parkman n’a pu retrouver de traces de la statue. ‘“ Le trésor des Américains ” a été sonvent cherché depuis; il y a trente ans, un vieillard nommé Labo.tcane s'en orcupait encore activement,
L'abbé Maurault ne mentionne pas le Fère Lefranc comme missionnaire à St-François-du-Tac ; cela dépend probablement de la perte de certains registres de la paroisse brûlés ou détruits dans le sac de 1759, m'écrit le juge Gill. M. Tanguay ne rapporte que ceci : “ Martin-Louis Lefranc, que M. Noïiseux appeile Sinon, jésuite, grand prédicateu: et
104% SAINT:FRANCOIS:DUÆLAG
grand ,2‘ssionnaire, arriva le 21 juillet 1742 et mourut le 25 mai
Au mois de séptéimbré 1759, Québec était tombé au pouvoir de l'armée anglaise ; le gouvernement de la Nouvell-France s'était transporté à Montréal. Te vois que le Conseil Supérieur s‘igeant dans cett:: dernière ville, le 18 février 1760, s'occupe d'un procès commencé entre André Allard, habitant du village Saint-François; et un nommé Leger Hébert ; Allard est représenté en cour par Jean-Henry Bourne.
Quelques Abénakis, connaissant les traces du major Rogers; allèrént, durant l'été de 1760, faire un coup à Charlestown, où il avait trouvé du secours dans sa retraite ; ils firent quatre prisonniers, dont un était le beau-frère de madame Johnson, un autre son cousin, et deux enfants, Cette année, il y avait à Saint-François sept cents Sauvages, et trois cents à Bécancour, La paix faite, ils mirent bas les armes'et se montrérent dociles ; on leur accorda des pensions ce qui leur fit grand plaisir, (Maurault 563-5,; 576, 615.)
Sous le régime français c’étaient les notaires des Trois-Rivières qui allaient rédiger des actes à Saint-François, ou encore les habitants se rendaient chez le notaire quand ils allaient “ en ville”, Potier, Pillard, Rouïllard étaient ordinairement les tabellions des gens de Sant- François. Le premier notaire résidant fut Robin, Jont le greffe commença en 1760 et se termina en 1808 environ ; il avait débuté comme notaire à la baie du Febvre ; belle écriture, langue correcte, bonne connaissance du Droit,
Le r8 octobre 1760, le général Burton, gouverneur des Trois-Rivières écrit au capitaine des milices de St-François-äu-Lac, de faire fournir, aux dépens de la paroisse, cinq cordes de bois au majcr des troupes cantonnées dans ce lieu ; quatre cordes à chaque capitaine, et trois à chaque officier au dessuus du rang de capitaine, (Ze Lègne Militaire I. 163.)
Lè 19 novembre 1750, le même gouverneur écrivait au général. Amherst que ie supérieur des Jésuites avait ordonné au Père Roubaud de. quitter :4 mission de Saint-François, mais que lui, Burton, avait contremandé cet ordre qu'ii regardait comme une violation de la capitulation de Montréal, Voici comment j'explique la conduite de Burton : Roubaud, en ce moment, s'était rapproché des Anglais, qui le regardaient comme un allié, et pien que l'Angleterre eut recommandé de reürer les prêtres des missions en les remplaçant avec ad:esse par des pasteurs protestan:s, Burton ne voulait pas écarter Roubaud de Saint- François: il savait d'ailleurs que les Sauvages de ce lieu avaient déclaré en messe qu'ils persistersient à reste: catholiques et à garder ieurs missionnaires,
Le 31 mai 1761 le gouverneur des Trois-Rivières demande au capi-
mai
r de ans- 2ettis ntre eger
rént,.
ré du ait le antss trois >ntrèlaisir,
5s qui nts se illard, Saint- > com- :0mme bonne
ivières: ournirs roupes trois à Jitaire
bénéral.
bubaud , avait la capi- Burton :
b regarndé de par des e Saintavaient garder
au capi-
taine de milice de St-François de lui faire savoir s'ily a des Anglais qui demeurent avec les Sauvages ; le même jour, il écrit au missionnaire de Jui faire livrer les Anglais, déserteurs ou prisonniers, qui peuvent se trouver avec les Sauvagés. Le 16 juin, le capitaine des milices reçoit ordre de choïsir quatre miliciens “ bon canoteurs ” pour aller jusqu’à Chambiy. avec les bateaux du roi.
Le 4 juillet :761, le gouverneur des Trois-Rivières accorde à la paroisse de Saint-François, outre les officiers de milices et les deux Sergents, la permission, aux personnes suivantes, de posséder un fusil : M; de St François, seigneur ; le Père Roubaud, missionnaire des Sauvages ; et aux habitants huit fusils pour la chasse Joseph Brisebois obtient un penis pour faire le commerce à St-François. Le 1 avril 1762. des permis semblables sont donnés aux sieurs. Molair et Claude Cartier, (Le Règne Militaire 1. 306.)
Marie-Charlotte Lemaitre, veuve de Joseph Crevier, troisième seigneur de St-François, paraît être décédée vers 1760. Son fils aîné, Joseph, héritier de la seigneurie, épousa, aux Trois-Rivières, le 15 juillet 1761, Marie-Anne, fille de Pierre Poulin. Leur premier enfant, nommé Joseph-Antoine, reçut le baptême, à St-François le 26 mai 1762, (Tanguay IIT. 200).
Le 24 mars 1763, la gouverneur des Trois-Rivières accorde ‘“ au nommé Lausière, mari de Mademoiselle de St François, une exemption de toutes corvées et logement.” En même temps est délivré ‘ au sieur David Vander Heyden, marchand anglais,” un permis de commexce, pour la paroisse Saint-François.
Le 22 juin 1762, le général! Haldimand, alors gouverneur des Trois: Rivières, reçut la vicite du Père Roubaud, qui venait demander la permission d’aller avec les Sauvages à la recherche d’une mine qu'on lui avait signalée. Le 15 juillet Haldimand écrivait des Trois-Rivières qu'il avait visité Saint-François et qu’il croyait les Sauvages sincères dans leurs desseins au sujet de ia mine. En septembre, le Père Roubaud revenait de ses recherches, épuisé de fatigue et ses vêtements en lambeaux, sans avoir rien découvsrt. Haldimand voulut le garder aux Trois-Rivières, mais le mois suivant il retournait à Saint-François, d'où il paraît être reparti définitivement en 1763;
Le Père Félix de Berey, récollet, (1) était missionnaire de la paroisse St-François-du-Lac en 1762. Le Père Roubaud desservait les Sauvages, M. Huguet-Latour, qui a consacré une étude soignée au Père de Berey (Paroisse St-Eustache, page 146) dit de ce missionnaire ; ‘ Il fat
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(it). N'aÿatit pu consulter les registres de la patoisse de Saint-François, je regretté de ne pouvoir parler davantage des prêtres qui y figurent et méme dès colons qui s’y trouvent mentionnés,
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pendanr quelque temps à la paroisse de Saint-François-du-Lac, non comme curé en titre, mais en qualité de desservant, pendant la dernière maladie du curé, M. Jean-Baptiste Dugast, et durant quelques mois après. M. Dugast avait été curé de cette paroisse pendant quarante-cinq ans, et s'étant trouvé malade au commencement de l'année 1763, le Père Berey lui fat envoyé comme desservant, par l'administrateur du diocèse de Québec... M. Dugast mourut le 11 de mai de la même année, et le Père Berey continua de desservir la paroisse jusqu’à l'époque où M. Parent vint le remplacer en qualité de curé en titre. Le Père Berey se rendit de tà à Chambly dont il fut curé du 28 août 1763 au 4 octobre 1760.”
Dans la biographie du Père Crespel, publiée à Québec en 1884, il est dit que M. Dugast était fils de Vincent Dugast de Montréal ; qu'il passa à la cure de St-François en 1714 et quil y resta jusqu’à 17Cr. Les vraies dates paraissent être 1714-63.
Les registres de la paroisse de St-François se rouvrent en 1763. L'église de la mission des Abénakis dans laquelle le Père Aubery était inhumé ayant été brûlé en 1759, les restes du missionnaire furent. transportés dans la nouvelle chapelle de la mission bâtie pour remplacer celle que Rogers avait détruite. On transporta en même temps le corps de Samuel Gill, le premier de ce nom venu en Canada. Cette nouvelle chapelle fut détruite par un incendie, en 1816.
En 1762, Joseph-Louis Gill épousa en secondes noces, Suzanne Gamelin-Châteauvieux, fille d'Antoine Gamelin et d’Angélique Hertel, ancienne famille de Saint-François. Suzanne vivait encore en 17909. De ce mariage naquirent six garçons et deux filles ; Suzanne, d’une l’elles, contracta alliance avec Bazile Cartier, et l’autre avec Jean Plamondon ; ce dernier ménage existait encore en 1799.
D'après son acte de sépulture, en date du 5 mai 1708, FoséphiLonis Gill mourut âgé de soixante et dix-huit ans, ce qui le fait naître en 1720,
Robert, fils de Samuel Gill, épousa Marie-Louise Chenevert, d'une bonne famille de cultivateurs canadiens de l'endroit, et en :ut deux filles et deux garçons. L'un de ceux-ci, Guillaume, était un athlète, qui se maria avec une Sauvagesse. L'autre, Paul-Joseph, étudia à Hanover, devint instituteur à ‘Terrebonne, et s'y maria ave: une Canadienne. Il a été instituteur à Ottawa.
Antoine, fils de Joseph-Louis Gill et de Suzanne Gamelin, étudia à Harvard ou à Hanover, comme l’un de trois titulaires à Etre choisis parmi les Sauvages, et il épousa la plus laide fille du village, une pure Sauvagesse. Il mourut à un âge peu avancé. sa descendance fait toute partie de la tribu.
Aux Trois-Rivières, le 2 février 1765, par devant Pillard, notaire,
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ont comparu: Dame Geneviève Godefroy Tonnancour Ste-Hélène, supérieure ; Françoise Guillemin Saint-Antoine assistante ; et Mr.rguerite Cavelier Ste-Ursule, dépositaire, toutes religieuses professes du monastère des Trois-Rivières. Sur autorisation de tes religieuses, Mr.: Poulin avait estimé deux portions de terre situées à St-François, pour la dot de feue Sœur Ste-Agathe, religieuse du dit monastère—estimées le 17 février 1762. Le 19 oct. 1762, Josep Niquet achète l’une des portions. Le 2 fév. 1765, J-Bte. Niquet achète l’autre portion consistant en 7% arpent de front sur la profondeur y annexée —avec grange, Témoins : Charles Dugré bourelier, Jean de Enevel tailleur d’habits, résidants aux 3-R. J-Bte. Niquet ne sait signer. Le 2 oct. 1795, Iouis Prou reçoit la somme dûe en vertu de ce contrat,
Marie-Charlotte, fille de J.-B. Foulin de Couval, religieuse ursuline sous le nom de Ste Agathe, paraît être décédée en 1763, sinon auparavant. L'acte ci-dessus semble montrer quele monastère vendit en deux lots le terrain qu'elle avait apporté pour sa dot à la communauté.
Le recensement de 1765 nous fournit des chiffres précieux. On y remarquera que Saint-François renfermait à cette époque beaucoup plus d'enfants, proportionnellement au nombre des ménages, que les paroisses des environs, et aussi plus d'animaux de toutes sortes.
ü E S Mariés et Enfants et non ë 8. exe8. | Veuvages, Mariés. Na) St —————— | —————— à |A | le | le. (Tot.|H. | F. ITot.
Sorel (sur le fleuve)......….. vl 751 3321 180! 152] 87| 751 162| 93| 77| 170 Sorel (dans l’intérieur)... 160! 677| 363| 314! 167| 144! 311| 196| :70| 366 Vamaska ss à Nicolet ...….
St-François .
Baie St-Antaine 90 467] 247| 2291 99| 06| 195! 1481 124| 272 Agriculture. | Bétail.
888 2e) 8|elelsle)e SILS IS) E|8|SS18)1514 AIR IA IS |mÉlR IS lS Sorel (sur le fleuve)... 71 Sorel (dans l’intérieur).…....| 148 5,311) 767|| 98] 24 60| 164} 161| 229 VAMASREM rein venroaces 99| 10,84611,046|| 129| 62! 92! 187| 260! 278 Nicolet ................ este 101| 9,233/1,122|| 101| 69| 91! 195| 263| 249 St-François, MOTS 72| 7,82111,104|| 128] 58 val 254| 351| 244 Baie St-Antoine +. serons 89l 11,770l1,075|| 109! : 941 8x} 1721 410! 250
M. Honoré Vassal possède le document suivant que M. l'abbé Maurault né mentionne pas, et qui semblé avoir échappé à tous les chercheurs jusqu’à présent, Chose curieuse, le nom de James ne figure pas dans cette pièce :
“Nous (3) Joseph Louis, (1) (4) François, (4) Joseph Piche, (5) (2) Robert, Madeleine, Josephte et Marie, Ayant fait (4\ une assemblée entre nous et par conséquent pour en députer un d’entre nous, pour faire les perquisitions et recherches de parents du côté de notre defunt père qui était natif de la Nouvelle-Angleterre. Et comme nous n'avons jamais eu une certitude entière du lieu où ila été pris ; nôus savons qu'il fut pris il y a environ 80 ans (6) par les Sauvages Abénakis du village de St, François, âgé d'environ 7 ou 8 ans (7) ans; et a toujours fait sa demeure au dit village. Son nom était Same Gille ; nous savons aüssi que notre grand père (8) Sagen (9) Gille a envoyé par deux différertes fois pour le chercher. Maïs ayant été pris si jeune il s'était attaché à la nation et n’a jamais voulu les quitter (ro); Êt comme nous serions grandement flattés de connaître nos parents; nous supplions ces messieurs qui peuvent avoir connaissance de cette farnille d'introduire notre frère que nous députons à cet effet, chez quelque uns de nos parents.
“Nous supplions messieurs. les gouverneurs qui ont autorité de vouloir bien: nous. faire: la grâce et la charité de nous protéger et nous aider dans la poursuite des: récherches que nous faisons de nos parents, tänt du coté de notre père que de notre mère. Notre mère a été prise à Queniban’, quelque temps (11) après la prise de notre père, près. d’un moulin dont toute la famille fut prise et emmenée en Canada à l'excéption du père et de la mèré qui furent envoyés sut le champ.
“ Nous supplions respectueusement messieurs nos généraux dé nous faire la grâce de se rendre sensibles à nos'peines en nous protégeant et nous aidant dans cette entreprise, Et nous ne cesserons d'offrir nos vœux pour leur conservation. ‘“ (Signatures): Joseph Louis Gille, François Gille, Joseph Gille. (12)” Et plus bas : ‘‘ Je soussigné ancien missionnaire certifie que les sus-nommés ont été tous baptisés au vil-
(1) Deuxième enfant de Samuel, et-le plus âgé des fils, (2) Frère de Joseph-Louis ci-dessus surnommé Piche, Vivait en 1772. (3) Tous frères et sœurs, (4) Mariés à des Canadiennes, (5) Marié deux fôis à des Sauvages. (6) 80 ans est trop long, je pense. (7) La-tradition dit 14 ans, (8) Le juge Gill croit que le père de Samuel était eñ eflet un sergent des troupes anglaises, (9) Sergeant Gill ? Le sérgent Gill ? (fe du juge Gill.). (10) Puis il était catholique à cetté époque et il vivait en Sauvage!
(x#) La tradition veut qu'ils aient été pris ensemble, (x2) Robert ne savait pas signer.
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lage de St. François et que leur-père et mère y avaient été mariés en face de l’Église étant encore fort jeunes l’un et l’autre, je les ai vus et connus et instruits leurs enfants et petits enfants.” à Quebec ce 26 février 1768. (Signature) M. L. Lefranc, Miss, de la Comp. de Jésus” Et plus bas: ‘ Francis Robert Gille ñe recomenaeu tv ail whoin the above may concern and that can-assist him :o fimdout his relations near Boston.” (Signatures) Guy Carleton, Castle of St Louis, Quebec February 26th,, 1768. By the Lt., Governor's command J. Goldpap, secretary.”
Les garçons de Joseph-Liouis Gillet :de Suzanne Gamelin:Châteauvieux étaient :— Augustin, Thomas, Simon, Louis et Je:::ph qui épousèrent des Canadiennes, et Antoine marié à une Abénakise. L'un de ces derniers, nommé Augustin, eut un fils, Louis, qui est l'oncle de M. Henri Vassal.de Monviel, agent actuel des Sauvages à Saint-François. Louis s’occupa de l'origine desa famille anglaise et c'est de lui que M. l'abbé Maurault tenait la première partie de la généalogie détaillée qu'il a mise.au jour dans son Æ7is/oire des Abénakis.
Cin1, fils de Joseph-Louis Gill: Augustin, Thomas, Simon, Louis et Jcseph (jumeaux) étaient cultivateurs. Un autre fils, Antoine, paraît avoir été aussicultivateur, car il possédait la terre voisine du presbytère actuel de Pierreville appartenant plus tard à la Fabrique qui y concèda des lots à bâtir.
Les enfants de Joseph-Louis Gill parlaient l’abénakis et le français ; on les mettait au rang des Sauvages, avec lesquels ils se tenaient souvent ; ils recevaient comme ceux-ci ‘ l’équippement ” ou don annuel du gouvernement. Dans la génération qui siivit (cells du père du juge Gih) les Gill.étant tous cultivateurs, cessèrent de recevoir ces dons et de.se mêler aux Sauvages.
Les fils de Joseph-Louis prirent en conc”ssion des terres, soit voisine ou avoisinantes l’une de l’autre le long de la rivière St. Francais, depuis le village canadien de Pierreville en remontant jusqu’à ur sulle plus ou moins du pied de /a grand côte ou côle à Joséph, du nom de Joseph Gill dont la terre était voisine. Cette côte, très élevée, abandonnée comme voie publique depuis environ neuf ans (disons 1879) avait été”jusqu’à récemment le seul chemin pour remonter la rivière St.
François en voiture. ‘Ces terres tiennent en front à Ja rivière Sainr- François, où elles forment un beau platin s'étendant depuis le village de Pierreville jusqu'au pied de la grande côte, que je viens de men- ‘tionner. Ce platin a été évidemment formé par un ancien ‘éboulis dont il conserve la forme-elliptique, Excellent sol. Beau paysage.
D'autres Gill, cousins des fils de Joseph-Louis, s’établirent près ‘des
ditscousins. Cette suite non interrompue de ‘propriétés est désignée
“sousile nom-populaire de “Village des Gill”. Plusieurs de-ces propa-
riétés commencent à passer, pour mariages, etc, à des noms nouveaux.
Michel, petit-fils de Samuel Gill, était surnommé ‘ Michel Langoumois ”—on ne sait plus pourquoi.
1769, 12 juillet. Inventaire et partage des biens de la communauté entre feu Antoine Gamelin-Chateauvieux et Angélique Hertel sa femme, et les enfants Joseph-Louis Gill; celui-ci signe “ Gill” et non pas ‘“ Gille,” Toseph-Louis reçoit, du chef de sa femme, Suzanne Gamelin-Chateauvieux, une part de terre assez considérable dans la succession de son beau-père le dit Antoine Gamelin-Châteauvieux. (Robin, notaire).
“ Te soussigné François Verville Couturier, marguiller en charge de la Fabrique de St. François . .. concède le deuxième banc du côté de l'Evangile en commençant vers le chœur dans le rang du milieu à Joseph-Marie Veroneau, ap “ès lavoir crié par trois dimanches consécutifs à la porte de l’église comme au plus offrant et dernier enchérisseur... 85 livres que Veroneau a payé sur le champ. Devra payer 3 francs anuuellement, à défaut de quoi, après trois mois de délai, après l'échéance, le banc lui sera retiré sans plus de formalité ; daié 13 juiliet 17/1. Le Père Germain Jésuite est ‘‘ curé du lieu.”
1771, * Septembre, Montréal. Devant le colonel Prevost st deux arbîtres: des Gill abandonnent le morceau de terre qui est à l'enclos du village, en considération de quoi les Sauvages leur donnent un morceau de terre équivalent, à leur choix ; les Gill avaient enlevé les cl. tures autour du village pour enclore.et pâturer leurs animaux; on leur reconnait le droit d’avoir agi ainsi. ‘ A l'égard du foin les prétentions des Gill ne peuvent avoir lieu, vu que, en concédant aux Sauvages leur terrain le seigneur de St. François s’est réservé le droit à tous les foins qui croîtront sur les terres des Sauvages, ce quiflaisse bien aux Sauvages le droit de prendre du foin pour leurs propres ani. maux sans avoir le droit d’en vendre, etc.” Les Sauvages, par jalousie, voulaient empêcher les Gill de tirer partie des terres de la Réserve, encore aujourd’hui en partie incultes.
1772 18 août, baptême de Joseph-Thomas, fils de Joseph Louis Gill et de Suzanne Gamelin-Châteauvieux, par le Père Germain, Jésuite, Parrain: son oncle Joseph (Piche) Gill ; marraine : Dorothée Anaas (Annance P)
Il épousa, 1805, Catherine Bazin fille de Pierre Bazin, écuyer, et de Marie-Anne Hus-Latraverse, et mourut en 1852 à 8o ans moins 3 mois ; sa femme, plus jeune, mourut en juillet 186$, dépassant 80 ans.
Lorsque les Bastonnais envahirent le Bas-Canada, l’automne de 1975, les Albénakis corabattirent contre eux à Saint-Jean, sous les ordres
nou- 1gou-
nauté el sa t non anne ins la rieux.
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t deux est à onnent enlevé maux ; es préx Saudroit à irlaisse es ani.
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SAINT-FRANÇOIS-DU-LAC tit
des frères Lorimier. Ils descendirent ensuite à Québec et servirent avec honneur durant le siège de cette ville.
Les Bastonnais étaient occupés au siège de Québec; Montréal et les Trois-Rivières étaient en leur pouvoir. Le capitaine Joseph Traversy, de St-François envoya au commandant des Trois-Rivières des certificats obtenus de diverses personnes, attestant que, d’après les
bruits courants, le sieur Crevier-Deschenaux avait dit qu'il voulait
marcher jusqu'aux genoux dans le sang des Bastonnais. Crevier fut appelé aux Trois-Rivières, où il s’expliqua avec le commandant (rer mars 1776) et obtint la comparution de Traversy, mais celui-ci était à la chasse, sa femme envoya un nemmé Joseph Hallard pour le représenter, L'affaire en resta là, sauf que Crevier dut signer une obligation de mille louis sterling comme garant des »nduite.
Le notaire Badeaux écrit dans son journal, à la date du 31 mai 1776: ‘* Le sieur Belisle, interprète des sauvages de St-François, vient d'arriver aux Trois-Rivières. Il était parti, il y a deux jours, pour porter les ordres de M. le général Carleton. Etant arrivé à St-François, il a été averti qu’on le voulait prendre. Les Sauvages lui dirent : Ne crains point, nous te défenderons si l’on vient pour te prendre. Mais ayant su, pendant qu'il était au village, que trois cents Bastonnais l’environnaient, il prit une baguette à sa main et, faisant semblant de badiner, il passa au travers des ennemis sans qu’ils le reconnussent ; étant passé, il prit le bois ‘ * est venu ressortir à la Baie, et de là ici.”
Petite chronique.-1777"-1810.
Durant le tiers de siècle qui va s'écouler de 1777 à 1810,nous ne rencontrerons en rapport avec la paroisse de St-François que de menus faits, qu'il ést bon, toutefois de conserver pour la curiosité des lecteurs, et qui serviront peut-être un jour à des études plus sérieuses, car rien n’est inutile dans le domaine de l’histoire écrite, vu que la mémoire des hommes est incapable de conserver la chaîne des événements qui intéressent ou leurs familles ou les localités qu’ils habitent.
Le dernier prêtre parlant l’abénakis et résidant à St-François se nommait Charles Germain, jésuite. Il mourut le 5 août 1779, et fut remplacé par le frère Jean-Chrysostôme.
Théophile Dugast, né à Montréal le 4 juillet 1743 (Tanguay, III, 510) était nevou de M. J. B. Dugas curé de St-François, qui l’envoya en Europe où il fut ordonné prêtre dans l’ordre des Récollezs ; puis il revint en Canada (1773) et prit le nom de frère Jean-Chrysostôme.
Missionnaire à St-Michel d'Yamaska en 1775, curé de St-François en
1779 tout en continuant de desservir St-Michel, il finit par se retirer dans cette dernière paroisse en 1784, et il y décéda, le 14 octobre
1804 (voir le volume sur le Père Crespel, publié à Québec en 1884 page XII.)
En 1778 et 1779, les autorités militaires s'oecupèrent de fortifier la vallée de la rivière St:François, On contruisit quelques ouvrages, notamment une redoute, pas très‘loin du willage ‘des Abénakis. La correspondance qui parle de ces travaux est au ministère de l’agriculture, section des archives. M, Brymner, chef de ce bureau, a amassé des trésors de renseignements que nos écrivains peuvent étudier sans peine. M. Marmette, assistant, est aussi un employé précieux dans cette branche. Je les consulte toujours avec profit.
Suzanne Blondeau, veuve et douairière de Joseph Hertel, était propriétaire de ia moitié du-fief de Pierreville en 178r, lorsqu'=lle prêta le sermént de foi et hommage.
Le docteur Pierre de Sales Laterrière mentionne dans ses mémoires qu’il avait pour ami, à St-Françoiïs, la famille Deberges. Il faut lire Debartzch. Josette-Marie-Claire Delorme, héritière de Marie-J sette Jutras-Desrosiers, possédait, en 1781, le fief de Lussaudière ; elle était mariée à Dominique Débartzch, aussi appelé De Lorme-De Bartzch ; tous deux demeuraient sur le chenal Tardif, vis-à-vis le pont actuel des moulins de Pierreville, près de l’ancienne maison de pierre de feu M. Lemaître. En 1798, Louis Proux acquit-le fief de madame Debartzch, devenue veuve.
Citons Laterrière: * Mes amis de la ‘baie du Febvre s'était bien trouvés de mà manière de traiter les malades, la renommée s’en éta-
blit à St-Françoiïs et à Maska, et j'y était appelé sans cesse. J'y fis la : connaissance intime des personnes les plus considérables, comme M. e curé Lenoïr, M. d’Estimauville agent des Sauvages, M. Gamelin interprète, Madame Deberges, M. de St-François, etc. J'y gagnai beaucoup d'argent et tout ce dont j'avais besoin pour ma maison de confiance dans cette paroisse ; et où j'arrêtais toujours, que j'y eusse affaire ou non, c'était chez M. d'Estimauville ; c'était là que les gens venaient me chercher et me ramener.” M, d'Estimauville a demeuré sur le chenal Tardif, où réside maintenant le docteur Lemaître, qui m'a bien aidé à éclaircir l’histoire de St-François.
Laterrière, entreprenant un voyage aux États-Unis, s'exprime dé la manière suivante : ‘ Le 7 septembre 1786, je partais de Saint-François avec deux Sauvages, par la rivière et le lac Mara ou Magock. L'un des Sauvages se nommait César que M. d'Estimauville m'avait procuré. La rivière Saint-François est très poissonneuse, surtout dans la baie où elle se verse, en éturgeons, en anguilles, etc. Les rives sont plates et
les prairies y sont belles et riches. Le sol est très productif jusqu’au village des Sauvages, où des indigènes de la nation des Abénakis ont une centaine de maisons, avec uneéglise fondée par les Jésuites et
er la rages, “Ta grioulmassé tudier écieux
, était e prêta
émoires aut lire -Josette alle était 3artach ; ctuel des feu M.
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tait bien s'en éta-
Gamelin gagnai aison de j'y eusse les gens demeuré aître, qui
me dé la -François L'un des
plates et jusqu’au
soutenue, depuis l'extinction de cette société, par l'évêque et le clergé catholique du Canada. Les environs de ce village sont pleins d'îles appartenant à ces Sauvages et entièrement cultivées par eux; ils y sèment du blé-d’Inde, des citrouilles et des fèves. A juger de cette population par la douceur de sa langue, par sa police et par ses Conseils, on croirait que ces enfants de la nature, sont des descendants dégénérés d’une nation qui a fleuri dans son temps. J'ignore s'ils avaient quelque croyance ou religion avant d'être chrétiens catholiques mais je suis certain de ceci, c'est qu’ils sont religieux et qu'ils chantent supérieurement les hymnes d'église en leur langue, qui sonne à l'oreille d'une manié e fort musicale, au point d’étonner tout étranger. Ils sont doux, très hospitaliers. Vous jureriez, en entendant leurs femmes causer entre elles, et surtout narrer, que la chose qu'elles racontent se passe à l'instant mêrne, tant l'expression est naturelle, Je les ai souvent traitées dans leurs maladies, et j'ai même suivi, l'été, leurs docteresses dans les bojs. Ils m'ont toujours paru francs, de bonne foi, et pour ce qui est de la connaissance des plantes, dont toute leur médecine est formée, bien supérieu's aux Européens. Cette connaissance leur suffsait anciennement pour le soulagement de leurs maladies ; n'ayant pas autant de besoin que nous, la somme de leurs maux était en proportion fort moindre, Quant à la chirurgie opératrice, ils n’y entendent rien.
“Le 8 septembre, nous fûmes coucher à la Redoute, bâtie par l'ordre du général Haldimand à environ trois lieues du village sauvage de Saint-François, et où il y avait un moulin à scier, car les écores sont hauts et bien boisés de pins blancs. La terre est jaune et légère. En bien des endroits, sur la rive ou grève, on voyait des mines de fer. Mêmes aspects, pendant quatre ou cinq jours, sauf des P/atins et des pointes basses, qui étaient de terres d’alluvion, et tous couverts de bois francs de haute futaie. Tous les soirs, notre Sauvage cabanaït et tendait des pièges ; il était sûr de prendre du gibier. En marche, s’il entendait des perdrix, il mettait son canot à terre et allait les tuer ; aussi en avions-nous à tous les repas.”
1787 30 mai. Par devant Faribault, notaire à Berthier, partage des droits seigneuriaux entre Jean-Marie Verono demeurant à St-François, et François Guil (Gill) aussi de St-François. Verono était veuf de Marguerite LaBonté et avait des enfants issus d'elle. La mère de Marguerite était Marguerite Dupéron—laquelle avait transmis à sa fille aux enfants de celle-ci—une moitié dans le tiers d'un sixième dans la seigneurie de St-François. Jean-Marie Verono possédait donc cette rente—et de plus il avait acquis les droits de Jeanne Dupéron femme du nommé Chevallier dans cette sixième partie. François Gill était marié à Marianne LaBonté aussi héritière pour moit‘é dans la troisième
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partie d’un sixième de la seigneurie, Au partage de ce jour (30 mai 1787) François Gill reçoit : la rente de Régis Lauzière pour sa terre: 5 francs, 6 sous et 3 chapons ; celle de Joseph Desmarets pour sa terre et prairies: 8 fr, 2 sous—en tout 13 fr. 8 sous et 3 chapons.
Verono reçoit : La rente de la terre de Dupéron..….. 5 $ f. 4 chap. à 46: Joseph Desmarets .…. 6" 32 Le même pour la castorerie.........….. 10 MUR dot de connue... € do Dugué et autres .......... dosésnss agées ve QUES PR
Jacques et Frs Joyelle: 2 concessions. 12 ‘“ 6 4
Le deux partageants s'engageant chacun par moitié de bailler tous les ans à Michel Laforest, leur beau-père, sa vie durante, le tiers de... et à Marguerite Dupéron leur belle-mère le... fa'sant un total de 8f. 19.5, et 274 chapons. De plus, comme François Gill ci-dessus possède la moitié de la terre des Dupéron avec un autre morceau dont ils ne connaissent pas la quantité et qui fait parti du lot du dit Jean-Marie Vérono, ilest convenu que Gill lui payera à l’avenir et à ses héritiers 3:livres 25. 8 deniers par ou et z chapons. L'acte est fait à Berthier. Témoins : Antoine Joliette et Charles Corfivaux. Tous signent, sauf Corrivaux.
Le juge Gill me dit, d’après les écritures qu’il a vues à St-François, que beaucoup d'habitants savaient siyyner avant l’époque de la cession du Canada à l'Angleterre, mais ensuite les signatures deviennent rares.
L'église des Sauvages, dont la construction parait avoir été commencée: vers 1765, n'était pas encore achevée en 1790, bien que le gouvernement eut contribué par une bonne part à son rétablissement.
(Maurault 566).