Page 289.) — In Apol. pro Semin. Angl
53. (Page 290.) — « Quam profitebantur fidem, eam ob Papa; metum, ob
« censuum, redituum, episcopatuum, et id genus, amorem tuerentur. Propterea « visum est Domino novos homines suscitare, sine re, sine sede, sine episcopa- « tibus, sine abbatiis, viles in oculis sseculi : nil timentes nisi Deum, nil sperantes « nisi a Deo ; qui mortem pro Christo lucrum putant ; occidi possent, vinci « non possent. »
54. (Page 292.) — « Artem,qua id corpus tam pulchre,tam apte, tam excellen- « ter coagmentatum est, divinam prorsus, non humanam fuisse ; et ejus archi- « tectum Ignatium, non tam peritia labore parta, quam luce e cœlo impertita « illud coagmentasse. »
55. (Page 292.) — Cf. Instii. Litt. apost. Qusecumque, 16 Juil. 1576,
pag. 59-
56. (Page 292.) — Cf. Instit. Litt. apostol. Quanto fructuosius, 1 fév. 1583,
pag. 85.
57. (Page 292.) — « Et quoniam neque tranquillitati, neque firmitati hujus- « modi ordinum prospectum esse poterit, nisi eorum instituta firmiter incon- « cussa serventur iisdemque modis féliciter progrediantur et crescant, quibus a « fundatoribus, Domino inspirante, atque hac sancta Sede approbante, primum
« fundati sunt ... considérantes insuper, quod in regula-
« ris disciplinas ac spiritualis perfectionis non exiguum detrimentum, totiusque « ordinis perturbationem maximam atque perniciem vergeret, si ea, quse a fun- « datoribus sancte statuta sunt, atque ab universo ipso Ordine saepius in illius « generalibus congregationibus recepta et approbata, et quod praecipuum est,ab « hac sancta sede sancita et confirmata sunt, non solum muta'ri sed quocumque « praetextu impugnari ac labefactari contingat. » Cf. Instit. Litt. apost. Ecclesiae catholicae, 28 Jun. 1591, pag. 116.
58. (Page 293.) — « Quod ut a Nobis efficiatur,ipsius instituta,tanquam fun- « damenta ejus praesidii, quod catholicae religioni impendunt, immota atque « inconcussa, aliorum etiam Romanorum Pontificum exemplo, debemus aposto- « lica auctoritate tueri. » Cf. Instit. Litt. apost. Ascendente Domino, 25 mai, 1584, pag. 88.
59. (Page 293). — «Per quorum litteras confirmantur Institutum,Constitutiones, ac statuta, et décréta, etc., itaut propterea dubitari non possit de validitate dictarum Constitutionum,debeantque censeri Papales. » Decis., 477,n° 6, pag. 4, Retent. Cf. Instit. Litt. apost. ^Equum reputamus,i7 jan. 1565, pag. 36.
60. (Page 294.) — Cf. Instit. Litt. apost. Ecclesiae catholicae, 28 juin. 1591, pag. 1 16. •
61. (Page 298). — « In vestitus ratione tria observentur ; primum, ut hone- « stus ille sit ; alterum ut ad usum loci, in quo vivitur, accommodatus ; tertium, « ut professioni paupertatis nonrepugnet. » Cf. Instit. Consiit., P. v, ci. 11, § 15, pag. 85.
62. (Page 298.) — «Loquorde Religionibus antiquis,nam si alius Religionis « modus circa hujusmodi obligationem admittatur, certe vix nomen Religionis « meretur, quippe quae maximo Religionis splendore caret. » Lib. 10 De jus t. et jure,quest. 5, art. 3.
63. (Page 299.) — Quoniam occupationes, quae ad animarum auxilium assu- « muntur, magni momenti sunt, ac nostri Instituti propriae et valde fréquentes,
« cumque alioqui nostra habitatio tam sit in hoc, vel illo loco incerta, non uten- « tur nostri choro ad Horas canonicas, vel Missas, et alia officia decantanda ; « quando quidem illis, quos ad ea audienda devotio moverit, abunde suppe- « tet, unde sibi ipsis satisfaciant. Per nostros autem, ea tractari convenit, quse « nostrae vocationis ad Dei gloriam magis sunt propria. » Cf. Instit., P. vi, cap. ni, § 4, pag. 88.
64. (Page 300.) — « Nos considérantes Religionem prsedictam uberrimos « fructus, ad Dei laudem et sanctae catholicas fidei propagationem, per univer- « sum orbem dédisse, meritoque in suis piis institutis confovendam esse, motu « propriû et certa Nostra scientia. Sociis prsedictis, ut horas canonicse, singuli « et privatim, juxta usum Romanœ Ecclesise, non autem communiter, seu in « choro, recitare teneantur, quo acrius studiis, lectionibus et prasdicationibus « intendere possint. » Cf. Instit., litt. apostol. Ex sedis apostolicœ, 28 fév. 1573
pag- 52-
65. (Page 300.) — Cf. Instii. Litt. apost. Etsi ex debito, 13 avr. 156 1, pag. 29.
66. (Page 300.) — Cf. Instit. Lett.apost. Innumerabiles fructus, 29 avr. 1568, pa§-. 4°-
67. (Page 301.) — Cf. Instit. litt. apost. Salvatoris Domini. 30 octob. 1576, pag. 61.
68. (Page 301.; — « Nos igitur certo scientes, totum sanctae hujus et nun- « quam satis laudatre Religionis stabilimentum et profectum in viridi Instituti « ipsius et decretorum, super hoc in generalibus Congregationibus, ejusdem
« Societatis editorum observantia consistere » Cf. Instit. litt. apost. Quam-
tum religio, 4 sept. 1606, pag. 131.
69. (Page 301.) — « Quod Reipublicœ Christianae bono fiât, abjectis huma- « narum curarum opumque impedimentis, proficiscere, ad eam sacrse militiœ « Societatem,catholici nominis defensione, et hrereticorum excidiis clarissimam.» Archives du Gesù.
70. (Page 304.) — Le P. Sylvestre Landini entra prêtre dans la Compagnie, en 1547. Pendant son noviciat, il compromit quelque peu sa santé, par ses excessives pénitences, et ne se prêta que difficilement aux soins que l'obéissance lui imposait. Pour l'éprouver et faire disparaître les singularités de son caractère, saint Ignace l'envoya seul chez lui, sans pourtant le renvoyer de la Compagnie. Sur sa route, Landini réfléchit, comprit sa faute et résolut de corriger ses travers de caractère. Il voyagea en apôtre, prêchant, enseignant la doctrine chrétienne, combattant les hérétiques à Lucques, à Massa avec le plus grand succès.et sans vouloir accepter d'argent,en reconnaissance de ses services. Informé du résultat de son zèle, Ignace lui écrivit qu'il l'avait toujours considéré comme novice de la Compagnie, et l'autorisa à faire ses vœux. Landini baisa avec larmes cette lettre du Saint, et célébra plusieurs messes.en action de grâce, pour la faveur qui lui était accordée. Sa vie était des plus mortifiées, et à Sarzana, sa patrie, il ne voulue loger qu'à l'hôpital. Plusieurs villes, plusieurs diocèses de la Haute-Italie furent évangélisés,par cet apôtre infatigable, et entièrement transformés. A Foligno, Camporeggiano, Ferrare, Florence, Modène, les fruits de son zèle furent plus particulièrement signalés. Un Bref du Souverain- Pontife l'envoya dans la Corse, qui.depuis 70 ans, n'avait pas eu d'évêque et où
l'hérésie et la dissolution des mœurs avaient infesté même le clergé. Landini parcourut les campagnes, tandis que son compagnon, le P. Emmanuel Gomio, s'occupait des villes. Des prêtres, ne voulant point rompre avec leur vie de désordres, et, prévoyant.par les succès du P.Landini,la nécessité pour eux de rentrer prochainement dans une voie plus régulière, dénoncèrent l'apôtre de la Corse au Souverain-Pontife. Ignace fut averti et envoya en Corse,déguisé en laïque, le P. Sébastien Roméo, sur la parfaite intégrité duquel il pouvait compter. Celui-ci observa tout, interrogea et apporta, de vive voix et par écrit, les témoignages les plus flatteurs et les plus authentiques de la conduite à la fois zélée et prudente du P. Landini. Ignace fut ému jusqu'aux larmes,en lisant les attestations élogieuses données, sur le P. Landini, par les personnages les plus honorables de l'île. Le P. Landini mourut, après deux ans de séjour en Corse, le 3 mars 1554.Cf.ZTw/. Soc. P. 1, lib. vn-x, xiii, xiv, passini ; Nadasi, Ann. die. mem., 3 mars ; Bartoli, Uomini e fatti, lib. 1, c. xxv, xxvi ; lib. m, c. vi, vu. ; Drews, Fast. Soc. /es., pag. 84. ; Patrign., tom. m, 3 mars, pag. 8.
Le vénérable Jean Cardim appartenait à une famille de saints. De ses trois oncles paternels, deux moururent dans la Compagnie en odeur de bénédiction, et le troisième, martyr de la charité, au service des pestiférés. Des dix enfants de son père et de sa mère, neuf se consacrèrent à Dieu par la profession religieuse ; mais Jean, l'aîné, les surpassa tous par l'éclat de sa vertu ; et, si cette cause n'eût pas été arrêtée, comme tant d'autres, par les malheurs de la Compagnie, le Portugal l'aurait vu élevé sur les autels. D'une complexion délicate, il n'obtint d'être admis dans la Compagnie qu'après avoir fait ses études et reçu le sacerdoce. Comme saint Louis de Gonzague et saint Stanislas, il fut formellement invité par la Mère de Dieu à entrer dans la Compagnie de Jésus. Ses jours de congé et les temps libres que lui laissaient les devoirs de l'enseignement, il les consacrait à faire le catéchisme aux pauvres et aux ignorants, à visiter les hôpitaux et les prisons,et à parcourir les villages autour de Braga,pour instruire et convertir les pauvres et les délaissés. On aurait peine à croire jusqu'où allait l'amour et la vénération de ces pauvres gens pour le P. Cardim. Le plus souvent, quand il traversait les rues de la ville, une foule nombreuse ne tardait pas à l'environner et à le suivre, avec une si naïve importunilé qu'il lui fallait s'arrêter bientôt, pour parler en plein air, devant cet auditoire improvisé, des choses du ciel. Beaucoup de personnages distingués se rendaient, chaque jour, à l'église pour le contempler,célébrant le saint Sacrifice ou prosterné en action de grâce au pied de l'autel ; et plusieurs témoins attestèrent l'avoir vu alors, en extase, élevé de terre et privé de l'usage de ses sens. Il mourut, au collège de Braga, le 18 février 161 5, après quatre années seulement de vie religieuse. Cf. Hist. Soc, P.v, lib. xxv, n° 25.; Patrign., tom. 1, 18 février, pag. 25. ; Alegambe, De vita et moribus P. Joannis Cardim. Romae 1645.
71. (Page 304.) — Dans des instructions données, au nom de saint Ignace, par le P. Polanco au P. Fernandez, recteur du collège de Coïmbre, nous lisons au sujet de la pratique des austérités : « Pour les mortifications, j'observe que « Notre Père désire et estime bien plus les mortifications de l'honneur et de « l'estime de soi-même, que celles qui affligent la chair, comme les jeûnes, les « disciplines et les cilices. Quant à ces derniers, non seulement il n'y excite « point ses religieux, mais il les modère, au contraire, en ceux qui n'éprouvent
Histoire de S. Ignace de Loyola. 27
« point des combats pénibles et dangereux de la chair, spécialement si c'est « durant la carrière des études. Pour les étudiants, tant qu'ils font des progrès « convenables dans les sciences et dans les vertus, sans aucune faute notable, « son sentiment est qu'il faut les laisser à leurs études ; et il croit que le temps « qui précède ou suit les études convient mieux pour les austérités corporelles. » Cf. Carias de san Ignacio, ccxxxn. Saint Ignace, écrivant lui-même à saint François de Borgia, ne lui donnait point d'autres conseils: «Relativement aux jeûnes « et aux abstinences, j'estime qu'il est mieux, pour la gloire de Notre-Seigneur, « de conserver et de fortifier l'estomac et les forces naturelles, que de les affai- « blir. Car, lorsqu'on est disposé et fermement déterminé à mourir plutôt que de « commettre,de propos délibérera moindre offense contre la Majesté divine, et « que d'ailleurs l'on n'est attaqué d'aucune tentation particulière de la part du « démon, du monde et de la chair, la mortification extérieure n'est plus aussi « nécessaire.... Je vous conseille donc de manger de tout ce qui est permis, et « aussi souvent que vous en sentez le besoin, sans aucun scandale du prochain. « Car nous devons d'autant plus aimer le corps et lui vouloir d'autant plus de « bien, qu'il obéit davantage à l'âme et la sert ;et l'âme, à son tour, trouve dans « cette obéissance et cette aide du corps plus de force et d'énergie, pour servir « et glorifier notre Créateur et notre Maître. » Cf. Cartis de san Ignacio, cxlvii.
72. (Page 305.) — « Nihil quod pium sanctumque non sit,in dicta Societate, « ejusque laudabilibus institutis reperiri. » Cf. Instit. litt. apost. Exposcit debitum, 21 juil. 1550, pag. 20.
73. (Page 305.) — « Corporis castigatio immoderata esse non débet, nec « indiscreta, in vigiliis et abstinentiis, et aliis pœnitentiis externis, ac laboribus, « quae et nocumentum afferre, et magna bona impedire soient. » Cf. Instit. Constit., P. m, c. 2, § 5, pag. 44.
74. (Page 305.) — « Qui cum aliquibus conversatur, convenientissimum est, « ut se eis in conversatione conformet ; secundum illud Apostoli, primœ ad Co- « rinthios, nono : omnibus omnia factus sum. Et ideo convenientissimum fuit, « ut Christus in cibo, et potu communiter se, sicut alii, haberet. » Suinm. 3 p., q. 40, n° 3.
75. (Page 306.) — « Dupliciter homines attrahuntur ad bonam vitam ; qui- « dam enim per speciem sanctitatis, alii per viam familiaritatis. Dominus autem « et Joannes diviserunt sibi duas vias. Joannes, immo Dominus per Joannem, « elegit sibi viam austeritatis ; pro se, elegit viam lenitatis. » In cap. II Matth.
76. (Page 306.) — « Eodem modoerga me affecti esse videmini. Nam et ex « me pendetis, et alii ex aliis, mutuo nexu cohérentes : et omnes ex Deo, de « quo et in quem omnia. » Orat., 12.
77. (Page 306.) — Saint Jean Chrysostome, parlant d'un saint moine de son temps, trace d'avance, en quelques lignes, le vrai portrait de saint François Xavier : « Et quod est mirabilius, exteriori quidem cultu, nihil a œteris differre « videbatur ; non enim agrestibus, vel incomptis erat moribus, non comse negli- « gentia, non amictus utilitate nobilis ; sed erat communi habitu, voce, aspectu « et creteris omnibus. Quibus ex rébus factum est, ut facilius plurimos intraretia « sua includeret, cum haberet intrinsecus incredibilem latentem sapientiam. » Lib. m, Vita monast.