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Page 266.) — Voici le vote de saint Ignace en entier

<i IHS. Me ipsum excludendo, do suffragium meum in Domino nostro, ut sit

« Prselatus, illi, qui habebit plura suffragia, ut sit. Dedi indeterminate, boni con- « sulendo : si tamen Societati aliud videbitur, aut melius esse judicaverit, et ad « majorem gloriam Dei Domini nostri ; paratus sum illum designare. Actum « Romse, V Aprilis MDXLI. Inigo.» Cf. Acta Sanctorum, Jul.,tom. vu, page 488, n° 355-

28. (Page 267.) — Le confesseur de saint Tgnace est appelé tantôt Théodose et tantôt Théophile. Ribadeneira, dans une des trois vies de saint Ignace qu'il a composées, ne le nomme pas ; il l'appelle Théophile dans les deux autres; mais, dans la seconde édition de sa vie écrite en latin, il l'appelle du nom qu'on lui donne dans les procès de Béatification, du nom de Théodose.

29. (Page 268.) — La profession solennelle des Pères eut lieu, le 22 avril 1541, jour de la fête des saints Soter et Caius, papes et martyrs. Trois jours auparavant, saint Ignace avait fini par accepter le gouvernement de toute la Compagnie. C'est ce qui explique pourquoi Ribadeneira dit que le Saint commença à exercer la charge de Général, le 22 avril, tandis qu'Orlandini a préféré la date du 19. Le saint Fondateur fit sa profession en ces termes : « Ego sub- « scriptus promitto omnipotenti Deo, et summo Pontifici ejus in terris Vicario, « coram ejus Virgine Matre, et tota cœlesti curia, ac in prsesentia Societatis, « perpetuam paupertatem, castitatem et obedientiam, juxta formam vivendi in « Bulla Societatis Domini nostri Jesu, et in ejus constitutionibus declaratis seu « declarandis contentam. Insuper, promitto specialem obedientiam summo Pon- « tifici circa missiones in Bulla contentas. Rursus, promitto me curaturum ut « pueri erudiantur in rudimentis fidei, juxta eamdem Bullam et constitutiones. « Actum Romae, die Veneris, vigesima secunda die Aprilis MDXLI, in sedibus « S. Pauli extra muros. Ignatius de Loyola. )> Cf. Acta Sanctorum, Jul., tom. vu, page 490, n° 366, 367.

30. (Page 268.) — Voici la formule que lurent les cinq autres Pères, avant de recevoir*la communion des mains de saint Ignace : « Ego N. promitto omni- « potenti Deo, coram ejus Virgine Matre, et tota cœlesti curia, ac in prœsentia « Societatis, et tibi, Révérende Pater, locum Dei tenenti, perpetuam castitatem <L et obedientiam, juxta formam vivendi in Bulla Societatis Domini Jesu, et in « ejus constitutionibus declaratis seu declarandis contentam. Insuper, promitto « specialem obedientiam Summo Pontifici circa Missiones in Bulla contentas. « Rursus, promitto me obediturum circa eruditionem puerorum in rudimentis « fidei juxta eamdem Bullam. » Le 9 juillet 1541, le P. Le Fèvre faisait sa profession à Ratisbonne et se servait d'une autre formule identique pour le fond, mais quelque peu différente pour la forme. Cf. Bouix, Mémorial du B. Pierre Le Fèvre, page 28. La formule, définitivement adoptée pour tous, ne diffère de la formule ci-dessus que par quelques mots explicatifs, ajoutés au premier texte.

31. (Page 269.) — Le P. Jean-Baptiste Viola entra dans la Compagnie vers l'année 1539, époque où les Pères Elpide Ugoletti et Paul Achille, originaires de Parme comme lui, furent admis et envoyés par saint Ignace, à Paris. Il fit ses vœux de profès, le 6 septembre 1550, dans l'église de Saint-Germain, entre les mains de l'Abbé. Il naquit en 1525 et mourut en 1589. A Paris, il devint préfet du collège des Lombards et fut chargé par saint Ignace, de diriger les jeunes religieux qui habitaient le collège, confondus avec d'autrçs.

étudiants qui ne faisaient pas partie de la Compagnie. Ils étaient au nombre de 14, pour la plupart belges ou français. Parmi eux, se trouvaient Jean Pelletier, plus tard premier recteur du Collège Romain et fondateur des collèges de Toulouse et de Rodez, et le P. Éverard Mercurian, du Luxembourg, qui fut élu Général de la Compagnie, à la mort de saint François de Borgia. Envoyé à Billom par le P. Laynez pour fonder le collège, il fut bientôt appelé à Rome, à cause de sa mauvaise santé. Il confia la poursuite de sa mission au P. Boillet, venu de Bordeaux pour le remplacer. Peu après son arrivée à Rome, saint Ignace le nomma commissaire de la Province d'Italie. Le P. Viola fut un des quatre profès qui soutinrent dans la première congrégation générale, les idées du P. Nicolas Bobadilla contre la perpétuité de la charge de Général. Il quitta Rome pour se rendre à Ravenne, revint pour prendre part aux délibérations de la Congrégation et retourna ensuite à Billom pour hâter la construction du collège. Cf. Oliv. Manare, De reb. Soc. comment., cap. 1, § 39 ; vu, § 6, 8, 14, 30 ; Hist. Soc, P. 1, lib. 11, n° 78 ; v, n° 42 , vin, n° 41 ; x, n° 107 ; xn, n° 20 ; xm, n° 17 ; P. 11, lib. 1, n° 74, 87 ; 11, n° 54 ; m, n° 65.

32. (Page 269.) — Codure se réunit aux compagnons de saint Ignace, après le départ de ce dernier pour l'Espagne. Il suivit les Exercices spirituels, sous la direction du P. Le Fèvre, avec tant de ferveur, qu'il demeura trois jours entiers, durant la première semaine, sans prendre aucune nourriture. Après avoir consacré à Venise quelques mois à soigner les malades dans les hôpitaux, il fut envoyé à Padoue avec Jacques Hozès, et eut ainsi que lui la gloire de souffrir la prison pour Jésus-Christ. Saint Ignace le prit, à Rome, pour son auxiliaire dans le soin de donner les Exercices, celui de tous les ministères auquel il attachait le plus de prix. Parmi les âmes que le P. Codure conduisit à une haute perfection, nous signalerons une insigne bienfaitrice de la Compagnie, Marguerite d'Autriche, fille de l'empereur Charles-Quint. Le P. Codure mourut le 29 août 1541. Cf. Hist. Soc, P. 1, lib. 1, n° 101, lib. 11, n° 74; lib. m, n°8i ; Tanner, Apost. imit., page 29 ; Drews, East. Soc, page 240 ; Alcazar, Chronico Hist., tom. 1, page lxxxiv ; Patrign., tom. m, 29 août, page 235.

33. (Page 270.) — « Quo vero ad reliqua, quae in controversiam vocata « erant, sic statuimus : Nomen Societatis Jesu, quo laudabilis hic Ordo, nas- « cens, a Sede Apostolica nominatus est et hactenus insignitus, perpetuis futuris « temporibusretinendum esse. » — Cf. Instit. Litterœ apostoîic Ed. Florentine, page 116. — Ignace était certain que l'auguste nom de Jésus ne serait jamais enlevé à la Compagnie : Si Von ne veut pas, dit-il un jour, que nous nous appelions la Compagnie de Jésus, nous deviendrons la Congrégation de Jésus, la Religion de Jésus, V Ordre de Jésus; mais je crois que le nom de Jésus ne nous sera jamais enlevé: « Si no se dijesse Compania de Jésus, se podria « dezir Congregacion de Jésus, o Religion de Jésus, o Orden de Jésus : mas el « nombre de Jésus no creo que se quitara : dando a entender claramente, que el « nombre de Jésus avia sido dado del mismo Jésus.» C'était indiquer que Jésus lui-même avait donné son saint Nom à Ignace et à ses enfants. Cf. Acta Sanclorum, Jul., tom. vu, page 484, n° 334, 335. Quatre-vingt-un ans auparavant, le Nom de Jésus avait été donné à une Société fondée par Guillaume de Torreta, comme on le voit par une lettre de Pie II, écrite à Charles VII, roi de France, en 1459.

Sixte-Quint avait imposé au P. Claude Aquaviva de rédiger un décret qui enlevait à la Compagnie le nom de Jésus. Aquaviva obéit, et le décret fatal était entre les mains du Pontife. L'oubli peut-être ou plutôt une force invincible empêcha sa publication, et Sixte-Quint mourut, sans avoir réalisé son dessein. Cf. Hist. Soc, P. v, lib. x, n° 35.

34. (Page 272.) — Quœ sine dubio Societas, cum Christo Ecclesia sit, qui litulum illum sibi arrogant, ht videant, an, hccteticorum more, pênes se Ecclesiam existere mentiantur. Cf. Cano, De loc. iheol., lib. iv, c. 2.

35. (Page 272.) — Au début, les Pères de la Compagnie reçurent divers noms. On les appela Inigistas, du nom espagnol de leur fondateur Inigo ; Prêtres réformés, Théatins, Apôtres ; mais bientôt le nom de Jésuites prévalut et leur est resté. Cf. Orland., Hist. Soc, liv. xv, n° 10 ; liv. m, n°4o ; liv. 1, n° 122 ; Ribad., Vida, lib. c. 7.

36. (Page 273.) — Cf. Cartas de san Ignacio, tom. vi, Append., page 415.

37. (Page 276.) — Cf. Cartas de san Ignacio, tom. 11, Append. 11, pag. 476.

38. (Page 278.) — Cf. Relect. in cap. Ita quorumdam. De Judseis. recognita et impressa. Romae, 1580. Acta Sanctoru?n, Jul., tom, vu, pag. 473,^276, 277.

39. (Page 279.) — Cf. Hist. Soc, P. lib. xiv, n° 74. — « Saint Ignace, dit « le P. Gonçalvès, avait souvent des visions au saint sacrifice de la messe, surtout « au temps où il s'occupait de rédiger les Constitutions.il prenait note, tous les « jours, de tout ce qui se passait dans son âme. Un jour, il me montra un cahier, (( assez considérable et m'en lut de nombreux passages. C'étaient en grande « partie des visions confirmant certains points des Constitutions : visions de « Dieu le Père, des trois Personnes de la sainte Trinité, de la bienheureuse « Marie, tantôt dans l'attitude de la prière pour lui obtenir les lumières néces- « saires,tantôt approuvant ce qu'il avait écrit. Je remarquai deux points surtout « sur lesquels il ne prit une détermination qu'après avoir offert, pendant quarante « jours de suite, le saint Sacrifice de la messe et versé d'abondantes larmes. Il « s'agissait de décider, si les églises de la Société seraient pourvues de rentes. « J'aurais désiré lire toutes les notes concernant les Constitutions, et je le priai « de me les prêter pour quelques instants, mais il ne le voulut pas.» Cf. Acta Sanctorum, Jul., tom. vu, pag. 665, n° 100, pag. 502, n° 430. — Appendice v, au tom. 11.

40. (Page 280.) — Assistant un jour à la messe du saint Fondateur, le P. Lanoy aperçut, au-dessus de sa tête, après le mémento, une grande flamme. Dans la première surprise, il crut à un danger pour saint Ignace, et il s'élança pour aller éteindre le feu; mais reconnaissant que le Saint était en extase et inondé de larmes, il retourna à sa place. Cf. Acta Sanctorum, Jul., tom. vu, pag. 538, n° 617.

41. (Page 281.) — « Parmi les fruits de bénédiction que je dois, en cette « vie, à la bonté divine, et qui se renouvellent tous les jours, le plus grand à mes « yeux est l'approbation et la confirmation de notre Institut par le Souverain- « Pontife. Je rends à Dieu d'infinies actions de grâces de ce qu'il a daigné con- « sacrer et perpétuer à jamais, par l'entremise de son vicaire sur la terre, la règle « de religion qu'il avait révélée lui-même à son serviteur notre Père Ignace. » Cochin, le 15 janv. 1544. Cf. Pages, Lettres de saint François Xavier, tom. 1, liv. 11, lett. 5.

42. (Page 282.) — « Visum nobis est in Domino has declarationes et anno- « tationes esse adjiciendas : quœ cura non minoris sint auctoritatis quam reli- « quae constitutiones, magis descendendo ad particularia, eos qui reliquis « prsesunt, de rébus quibusdam possint edocere, quas brevitas et universalitas « aliarum minus dilucidas reddebant.» Cf. Instit.Constit.cum Déclarât. prcemium; § 1, pag. 20. — Cf. Decis. 245, n° 1 1.

43. (Page 283.) — « Finis hujus Societatis est, non solum saluti et perfectioni « propriarum animarum, cura divina gratia, vacare ; sed cum eadem, impense in « salutem et perfectionem proximorum incumbere. » Cf. Institut. Exam. gen., ci, § 2, pag. 1.

44. (Page 284.) — « Quin potius exoptando majus et universalius bonum « Societatis, quae tota ad majorem Dei gloriam, ac universale bonum, et « utilitatem animarum instituta est. » Cf. Instit. Part., m, c. 1, § 9, pag, 2.

45. (Page 284.) — <( Cujus prrecipuus finis catholicas est religionisdefensio ac « propagatio, animarumque in christiana vita et doctrina profectus ; gratiœ « quoque ejus vocationis est proprium, diversa orbis terrarum loca, ex Romani « Pontificis seu Prrepositi Generalis ejusdem Societatis directione, peragrare, vi- « tamque in quavis mundi parte agere, ubi salvandarum sua opéra animarum « copiosior proventus ad Uei gloriam speretur. » Cf. Instit. Litt. apost. consttt. Greg., xiii, Ascendente Domino, § 3, pag. 88.

46. (Page 284.) — Abneget semetipsum et tollat crucem suavi. Matth., xvi, 24. « Souffrons, j'y consens, que d'autres Ordres religieux nous surpassent en jeûnes, « en veilles et autres austérités du corps, que chacun d'eux pratique saintement, « selon l'esprit de sa règle ; mais, pour ce qui regarde la perfection de l'obéis- « sance, le renoncement entier à la volonté et au jugement propre, je désire « ardemment, mes très chers frères, que tous ceux qui servent le Seigneur notre « Dieu dans cette Compagnie ne le cèdent à qui que ce soit, et que cette vertu « devienne comme la marque qui distingue les vrais et légitimes enfants de la « Compagnie de ceux qui ne le sont pas, en sorte qu'ils ne considèrent pas la « personne même à laquelle ils obéissent, mais qu'ils voient en elle Jésus-Christ Notre-Seigneur, en considération duquel ils obéissent. » Cf. Cartas dé san Ignacio, ccciv. C'est pour maintenir,dans toute sa pureté, ce caractère propre de sa Compagnie que saint Ignace refusa, malgré les instances de Paul iv,de se réunir avec les Théatins. Cf. Oliv. Manare. De reb.Soc. comment., cap. vm, § 9. Il opposa le même refus aux Barnabites et aux Somasques. Cf. Cartas de san Ignacio. C, ci ; cclxxxvii, dcxxii ; Acta sanctorum.Jul. tom.vn, pag. 459, n° 207-231.

47. (Page 285.) — « Suas ac proximorum animas ad finem ultimum consequendum, ad quem creatre fuerunt juvare. » Cf. Instit. Constit., P. iv, Prsem., pag. 47-

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