‹ Histoire de Saint Ignace de LoyolaChapitre 12 sur 31 · Coust., part. IV, § 2; Instit. Soc, t. I, p · texte numérisé non relu

Coust., part. IV, § 2; Instit. Soc, t. I, p

en même temps vertueux et savants, boni simul et eruditi pauci inveniuntur. Aussi la pensée des premiers fondateurs de la Compagnie fut-elle d'admettre dans son sein des jeunes gens qu'on s'appliquât à bien former, et qui, par leurs qualités, donnassent l'espérance de voir se réaliser un jour en eux cette double condition de la science et de la vertu à la fois nécessaires pour travailler avec fruit au salut des âmes.

« Ce sont encore les propres paroles de saint Ignace ; elles renferment le sens, le but et la raison de nos études*.

« Le cours doit en être régulièrement et fidèlement suivi , quand l'âge, le défaut d'aptitude ou de santé, quand les nécessités du saint ministère ou le malheur des temps n'y apportent pas d'obstacle invincible.

« Les deux années qui suivent celles du noviciat sont données d'abord à la rhétorique et à la littérature; trois ans à la philosophie et aux sciences physiques et mathématiques, quelquefois davantage ^.

« Vient ensuite ce que nous nommons la régence, ou l'enseignement desclasses dans un collège. On fait en sorte que le jeune professeur, commençant par une classe de grammaire, monte successivement, et parcoure tous les degrés du professorat l'un après l'autre. Cinq ou six ans se passent ainsi dans le cours de régence. Il y a là utilité grande pour soi et dévouement pour les autres ; en apprenant beaucoup, on remplit tous les devoirs d'un zèle assidu auprès de la jeunesse qui en est si digne, et dans les fonctions qui peutêtre en demandent le plus.

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