Const., part. IV, Proœm, litt A ; ibid., p
2. Const., part. IV, c. 5, § 2, et 3 : Rat. studior., Reg. Prov. 17, et 18; Instit. Soc, t. I, p. 385 ; t. II, p. 173.
« L'éducation occupe une grande place dans notre vie, quand il nous est permis de suivre nos constitutions sur ce point.
« Vers l'âge de vingt liuit ou trente ans, ie religieux est envoyé en théologie. Cette étude, avec celle de l'Écriture- Sainte, du droit canonique, de l'histoire ecclésiastique et des langues orientales, occupe quatre années, six môme pour ceux qui montreraient des dispositions remarquables. Le sacerdoce n'est conféré qu'à la fin des études théologiques, rarement avant trente-deux ou trente-six ans.
« Après chaque année de ce long cours d'études, un examen sévère est subi; nul ne passe au cours de l'année suivante qu'après un jugement favorable porté par les examinateurs sur l'année qui a précédé. '
« Toutes les études finies, ceux qui jusque-là ont réussi dans les examens annuels, subissent un examen général sur l'universalité des sciences philosophiques, physiques et théologiques. Avoir obtenu trois sulTrages favorables sur quatre, dans ce dernier examen, est une des conditions nécessaires pour être admis à la profession i.
« Tel est l'ordre des études pour les jeunes religieux de la Compagnie de Jésus.
« On le voit, il est conforme au but que le saint fondateur s'est proposé. Pour la plus grande gloire de Dieu et le plus grand bien des âmes, un long apprentissage prépare les ouvriers évangéliques à toutes les positions, à tous les ministères sacrés. Saint Ignace veut, autant que possible, des hommes solidement instruits, des hommes qui ne s'é-