II
patrie lui commandèrent d'être; là surtout brillèrent dans tout leur éclat les admirables qualités dont l'avait doué la Providence. Il fut l'étonnement de ses ennemis mêmes, et ses missions resteront comme un monument de gloire impérissable. Saint-Just fut enfin une de ces puissances de la création que la nature enfante dans ses jours de prodigalité, et je ne saurais mieux terminer l'histoire de sa vie que par ces paroles d'un illustre historien : « La France ne se consolera jamais d'une telle espérance; il était grand d'une grandeur qui lui était propre, ne devait rien à la fortune, et seul il eût été assez fort pour faire trembler l'épée devant la loi (1) . »
(1) Michelet : Révolution française, t. VII, p. 250.