‹ Histoire de Saint LégerChapitre 20 sur 179 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

triage qui se fait des peuples au septième siècle? En quelques jours ils se précipitent tous ensemble sur l'Occident, et en quelques années presque tous disparaissent. Deux peuples seulement laissent un nom durable au sol qui les recoit, et vivent une longue vie surla terre; à eux seuls aujourd'hui encore le monde appartient presque en entier : à l'un, la mer et ses explorations immenses; à l'autre, la terre et le commerce des idées; à tous deux, la plus large part à la civilisation et à l'évangélisation des nations. Or, l'histoire doit noter un fait grave, les Francs et les Anglo-Saxons passèrent sans transition de l'idolàtrie à la foi catholique, et furent élevés par un clergé admirable de sainteté et d'intégrité. L'Île des Saints est l'œuvre des moines, la France chrétienne est l'oeuvre des évêques et des moines.

Une seule dissidence fait ombre sur le tableau de la Bretagne catholique; la race bretonne s'opiniátre dans un schisme puéril que son antagonisme avec les Anglo- Saxons transforme en préjugé national. Peut-être cette tache *originelle n'est-elle pas sans quelque lointaine affinité avec les dernières aberrations d'Albion. Toujours est-il étrange qu'après le jet de lumière qui vient d'éclater au cinquième et au sixième siècle sur ces îles lointaines, et qui y révélait tant de supériorité, de fécondité et d'espérance, il se trouve que la première horde barbare jetée par le flot, submerge cette terre privilégiée, lui enlève son nom, sa langue, sa physionomie, et place à jamais le Breton au-dessous de l'Angle et du Saxon. |

Seule donc de toutes les races occidentales, celle des Francs n'a jamais ni failli dans son orthodoxie , ni pàli

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