Pliilippe, dit Hurepel, frère de Louis VUI
cun n'aurait avec lui que deux chevaliers. Et ils firent cela pour yoir si le comte de Bretagne pourrait vaincre la reine, qui était femme étrangère, ainsi que vous Tavez ouï. £t beaucoup de gens disent que le comte eût vaincu la reine et le roi, si dans ce besoin le roi n'eût eu Taide de Dieu, qui Jamais ne lui faillit. L'aide que Dieu lui donna fut telle, que le comte Tiiibaut de Champagne, qui depuis fut roi de Navarre, vint servir le roi avec trois cents chevaliers; et à cause de Taide que le comte donna au roi, il fallut que le comte de Bretagne se rendit à la merci du roi : d'où il laissa au roi, en faisant la paix, lé comté d'Am'ou, ainri qu'on le dit, et 1^ comté du Perche.
XVII. — Croisade de Richard Cœur-de-Lion- Droits d*Alir, reine de Chypre, sur la Cliampagne.
Parce qu'il importe de rappeler certaines choses que vous entendrez ci-après, il me faut laisser un peu ma matière. Nous dirons donc que le bon comte Henri le Large eut de là comtesse Marie, qui tat sœur du roi de France^ et sœur du roi Richard d'Angleterre^ deux fils, dont l'aîné eut nom Henri,