Thibaut II, de 1102 à
6t lui dit ainsi : « Sire, je vous prie, pour l'amour
de Dieu , que vous me donniez du vôtre, avec quoi je puisse marier mes deux ûlles que vous voyez ici. » Artaud, qui allait derrière , lui, dit au pauvre chevalier : « Sire chevalier, vous n'agissez pas en homme courtois de demander à Monseigneur, car il a tant donné qu'il n'a plus que donner » Le large comte se .tourna vers Artaud, et lui dit : < Sire vilain, vous ne dites pas vrai de ce que vous dites que je n'ai plus que donner; si, je vqus ai vousmême. £t tenez-le, sire chevalier,, car je vous le donne, et de plus je vous le garantirai. » Le chevalier ne fut pas ébahi, mais le prit par la chape, et lui dit qu'il ne le laissenût pas jusques à tant qu'il aurait fiifancé avec lui. Et avant qu'il lui échappât, Artaud avait financé avec lui de cinq cents livres.
Le second frère du comte Henri eut nom Thi^ haut, et fut comte de Blois; le troisième frère eut nom Étienne, et fut comte de Sancerre. Et ces deux * frères tinrent du comte Henri tous leurs héritages et leurs deux comtés et leurs dépendances S et ils les tinrent après des héritiers du comte Henri qui tinrent le comté de Champagne, jusqu'à ce que le roi Thiljaut les vendit au roi de France, ainsi qu'il, «st dit ci-devant.
1. C'est-à-dire, les tinrent en âef, comme vassaiu du comte de Champagne.
uiyiiizéd by