Robert l**, qui était armé chevalier depuis
du couteau le bon comte Jean de Soissons. Pour
garder la table, il y avait monseigneur Imbert de Beaujeu, qui depuis fut connétable de France, et monseigneur Enguerrand de Coircy et n^rnisei- ' gneur Archambaud de Bourbon. Derrière ces trois baronSjt il y avait bien trente de leurs chevaliers en cottes de drap de soie, pour les garder; et derrière ces chevaliers, il y avait une grande quantité de sergents, vêtus aux armés du comte de Poitiers appliquées sur taffetas*. Le roi avait vêtu une cotte de satin bleu, et un surcot et un mantéau^ de satin vermeil fourré d'hermines, et sur la téte un chapeau de coton qui lui seyait mal, parce qu'il était alors jeune homme. Le roi donna cette fête dans les halles de Saumur, et on disait que le grand roi Henri d'Angleterre* les avait faites pour donner ses grandes fêtes. Ces lialles sont faites à la guise des cloîtres des moines blancs^; mais je croîs qu'à beaucoup près îl n'en est aucun de si grand. Et je vous dirai pourquoi cela me semble ; car à la paroi du clottre où mangeait le roi, qui était environné de chevaliers etde sergents qui tenaient grand espace, mangeaient à une table