‹ Histoire de saint Louis (volume 2)Chapitre 32 sur 126 · Moines de l'ùrdre de CIteaax · texte numérisé non relu

Moines de l'ùrdre de CIteaax

vingt evéques ou archevêques ; et encore après les

évêques et les archevêques, mangeait à côté de cette table la reine Blanche, sa mère, au bout du cloître, du c6tè où le roi ne mangeait pas. Et pour servir la reine, il y avait le comte de Bçulogne, qui depuis fut roi de Portugal % et le bon comte de Saint-Paul, et un Allemand de Tâge de dix-huit ans, que Ton disait iils de sainte Éiisabeth de Thiiringe ; à cause de quoi Ton disait que la reine Blanche le baisait au front par dévotion, parce ^ju'elle pensait que sa mère Ty avait maintes fois baisé.

Au bout du cloître^ d'autre part, étaient les cuisines, les bouteillerles, les paneteries et les dépenses; de ce cloître on servait devant le roi et devant la reine la viande, le vin et le pain. £t dans toutes les autres ailes et dans le préau du milieu, majD^eait une si grande ioison de chevaliers que je n'en sais pas le nombre; et bien des gens disent qu'ils n'avaient jamais vu autant de surcots ni d'autres vêtements de drap d'or à une fête qu'il ; en eut là; et ils disent qu'il y eut bien trois mille chevaliers.

1. Alfonse^ neveu de la reine Blanche; il avait épousé Ifatiaut

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ZXIL — Bataille dt MUAbottig, ea 134S.

Après cette fête, le roi mena le comte de Poitier»

à Poitiers pour reprendre ses fiefs* ; et quand le roi vint à Poitiers, il eût bien voulu être de retour à Paris ; car il trouva que le comte de la Marche^, qui avait mangé à sa table le jour de la Saint-Jean, avait assemblé autant de gens d'armes à Lusignan près Poitiers qu'il en put avoir. Le roi fut à Poi tiers près d'une quinzaine, que jamais il n'osa partir jusqu'à ce qu'il se fut accordé avec le comte de la Marche, et je ne sais comment. Plusieurs fois je vis le comte de la Marche venir de Lusignan' parler au roi à Poitiers; et toujours il amenait avec lui la reine d'Angleterre» sa fenmie, qui était mère du roi d'Angleterre ^ Et beaucoup de gens disaient que le roi et le comte de Poitiers avaient fait une mauvaise paix avec le comte de laMarche* Après que le roi fut revenu de Poitiers, il ne se passa pas après grand temps que le roi d'Angle-

1. C'est-à-dire, pour recevoir rhommage de ses vassaux, qui' reconnaissaient tenir de lui leurs fiefs.

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