‹ Histoire de saint Louis (volume 2)Chapitre 35 sur 126 · XXIV. — Saint Louis tombe malade et se croise en t · texte numérisé non relu

XXIV. — Saint Louis tombe malade et se croise en t

Après ces choses dessus dites, il advint, ainsi que Dieu le voulut, qu'une grande maladie prit le '

roi à Paris, dont il fut à telle extrémité, ainsi qu'on

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le disait, que Tune des dames qui le gardait lui voulait tirer le drap sur le visage, et disait qull était mort. Et une autre dame, qui était de l'autre côté du lit, ne le souilrii pas; mais elle disait qu'il avait encore Tâme au corps. Comme il entendait le débat de ces deux dames, Notre-Seigneur ojiéFa en lui et lui envoya tantôt 1& santé; car avant il était muet, et ne pouvait parler. Il requit qu'on lui donnât la croix, et ainsi ût-on. Alors la reine sa mère ouït dire que la parole lui était revenue, et elle en montra aussi grande joie qu'elle • put. £t quand elle sut qu'il était croisé, ainsi que lui-même le contait, elle montra au^ai grand deuil que si elle Te ût vu mort.

Après qu'il fut croisé, se croisèrent Robert comte d'ArtoiSy Alfonse comte de Poitiers, Cliarles comte â'AjDjou, qui depuis fut roi de Sicile, tous trois frères du roi ; et se croisa aussi Hugues duc de Bourgogne, Guillaume comte de i'iandre, frère du comte , Gui de Flandre mort en dernier S le bon Hugues comte de Saint-PauJ, monseigneur Gaucher son neveu, qui se comporta très-bien outre-mer et eût, beaucoup valu s'il eût vécu. Yfîirent aussi le comte de la iMarclie et monseigneur Hugues le Brun son fils; lé comte de Sarrebruck, monseigneur Gobert

1. Gui ^ SAmfrieite mourat leTiuan 1305. On peul voir pins loin (cbap. cm) ce q;iii oblige à tradttinl te mat HonmUmem par m dernim

d'Apremont son frère, en compagnie desquels moi Jean, iieigneur de Joinrille, je passai la mer dans un vaisseau que nous louâmes, parce que nous étions eousins; et nous psisslmes ontre-mer avec

vingt chevaliers, dont il était lui dixième et moi dixiëule^

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