Le 5 avra
sîons le courant; et ils dirent qu'ils n'oseraient
parce que les galères du soudan, qui étaient entré nous et Damiette, nous occiraient. mariniets avaient fait de grands feux pour recueillir les malades dans leurs galères^ et les malades s'étaient approchés de la rive du fleuve. Tandis que je prius les mariniers de partir, les Sarrasins entrèrent dans le camp^ et*je vis à la clarté du feu qu'ils * tuaient les malades sur la rive. Pendant que mes^ mariniers levaient leur ancre, les mariniers qui devaient emmener les malades, coupèrent les cordes de leurs ancres et de leurs galères, et avancèrent sur nos petits vaisseaux et nous entourèrent les uns d'un côté, leç autres d'un autre, en «orte que peu s'en fallut qu'ils ne nous coulassent à fond. Quand nous fûmes échappés de ce péril, et que nous allions en aval du fleuve, le roi, qui avait la maladie de Tarmée et la dyssenterie très-fort, se > serait bien sauvé dans les galères s'il eût voulu ; mais il dit que, s'il plaisait à Dieu, il ne laisserait pas son peuple ^ Le soir, il se pâma par plusieurs fois, et à cause de la forte dyssenterie qu'if avait, il lui fallut couper le fond de ses chausses toutes les fois qu'il descendait pour aller à la garde-robe» On nous criait à nous qui na\iguions sur le fleuve, que nous attendissions le roi; et quand nous ne le