‹ Histoire de Saint LouisChapitre 193 sur 261 · Et si tost comme li emperieres, qui estoit issus · texte numérisé non relu

Et si tost comme li emperieres, qui estoit issus

i. Cette baUille de Gaza fut I 2. C'est-à-dire 4 cau$e ée sc^ UTTée en i3*i 1 tfen«.

DEFAITE DE BAKHa^CAN. 225

aus chaiis pour combalre au soiuianc que il veoit aus yex, oy le cri de sa gent, il retourna en son hosl pour secourre jour femmes et lourenfans; et li soudans leur courut sus, il et sa gent : dont il avint si bien, que de vint-cinq mille que il estoient, il ne lour demoura home ne femme, que tuit ne fussent mort et livrei à l'espée.

530. Avant que li emperieres de Perse alast devant la Chamelle, il amena le conte Gautier devant Jaffe; et le pendirent par les bras à unes fourches', et li dirent que il ne le despenderoient point jusques à tant que il averoient le chastel de JaiTe. Tandis que il pendoit par les bras, il escria à ceus dou chastel que pour mal que il li feissent, que il ne rendissent la ville, et que se il la rendoient, il meismes les occiroit.

537. Quant li emperieres vit ce, il envoya le conte Gautier en Babiloinne et en fi«t présent au soudanc, et dou maistre de l'Ospital, et de plusours prisonniers que il avoil pris. Cil qui menèrent le conte en Babiloinne estoient bien trois cens, et ne furent pas occis quant li emperieres fu mors devant la Chamelle. Et cist Coremin assemblèrent à nous le vendredi que il nous vindrent assaillir à pié*. Lour banieres estoient

1. El non des fourcha, parce que fourches, dans le sens de gibet, ne s'employait qu'au pluriel. \'oy.

unes lettres (g 66), el unes roches (une chaîne de rochers, g 473).

8. Joii.ville a raconté plus naut cette bataille (g 363 à 376) sans parler de l'intervention des Corasmins ; ■^(8 ce qui lève tout« équivoque,

JoiNViLLt. Hkt. de saut Louis.

c'est la double circonstance (rappelée ici comme au g 279) d'un combat livré un vendredi, et dans lequel les chrétiens étaient à pied.

Les Corasmins étaient une tribu de Turcs qui, après avoir traversé la Perse, d'où ils furent chassés par les Tarlares, av.iient pénétré en Syrie. (Voy. gg të\, 486 et 5-28.)

vermeilles et estoient endantées juesques vers les laûces; et sur lour lances avoient testes faites de cheveus qui sembloient testes de dyables.

538. Plusour des marcheans de Babiloine crioient après le soudanc que il lour feist droit dou conte Gautier, des grans doumaiges que il lour avoit faiz ; et li soudans lour abandonna que il s'alassent vengier de li. Et il l'ale-rent occirre en la prison et martyrier : dont nous devons croire que il est es ciex ou nombre des martirs.

539. Li soudans de Damas pristsa gent qui estoient à Cadres, et entra en Egypte. Li amiral se vindrent combatre à li. La bataille dou soudanc desconfisl les amirausàcuiil assembla, et l'autre bataille des arniraus d'Egypte desconfist l'ariere bataille don soudanc de Damas. Ainsi * s'en vint li soudans de Damas arrière à Cadres, navrez en la teste et en la main. Et avant que il se partist de Cadres, envolèrent li amiral d'Egypte lour messaiges et firent paiz à li, et nous faillirent de toutes nos couvenances ; et fumes de lors en avant que nous n'eiimes ne trêves ne paiz ne à cens de Damas ne à cens de Babiloine. Et sachiez que quant nous estiens le plus de gens à armes, nous n'estiens nulle foia plus de quatorze cens.

t. Je fubiliUie ainsi à aussù

bl) MAITRE DE SAINT-LAZARE. 2Î7

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