‹ Histoire de Saint LouisChapitre 215 sur 261 · CXXII. LE VAISSEAU DU ROl" HEURTE CONTRE UN BANC DE SABLE · texte numérisé non relu

CXXII. LE VAISSEAU DU ROl" HEURTE CONTRE UN BANC DE SABLE

618. Le samedy, veimes l'ille de Cypre, et une montainiriie qui est en Cypre, que on appelé la montaigne de la Croiz. Celi samedi, leva une bruine de la terre, et descendi de la terre sur la mer; et pour ce cuidierent nostre marinier que nous fussiens plus loini; de l'ille de Cypre que nous n'estiens, pour ce que il veoient la montaigne par desus la bruine. Et pour ce firent nagier habandonnéement : dont il avint . ainsi, que nostre neis hurta * à une queue de sablon j qui estoit en la mer. Or avint ainsi, que se nous n'eus- ' siens trouvei ce pou de sablon là où nous hurtam> nous eussions hurtei à tout plein de roches qui estoient couvertes, là où nostre neis eust estei toute ! esmiée, et nous tuit perillié - et noié.

619. Maintenant que nostre neis ot hurtei, li cris leva en la nef si lirans, que chascuns crioit helas! et li marinier et li autre batoient lour paumes, pour ce que chascuns avoit poour de noier. Quant je oy ce, je me levai de mon lit, là où je gisoie, et alai un chastel avec les mariniers. Quant je ving là, frères Remons, qui estoit Templiers et maistres desus les mariniers, dist à un de ses valiez : « Giete ta plom-

1' ^cj- s 13 à 16 et g 39. I celte correclion m'a été iadiquéa

i. Je substitue perillié à péril ; I par M. Parii.

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