LES CHANTRES ET LES BEDEAUX
Les chantres et les bedeaux sont les aides nécessaires du curé.
Leur emploi est fort honorable, et ce n'est que par privilège que, n'étant pas clercs, ils en remplissent les fonctions.
Le premier chantre salarié de Saint-Luc s'appelait Clément Gosselin. C'était eh même temps un forgeron.
Il est probable que M. Bélair lui apprit lui-même le chant de l'église, et qu'il chanta quelques semaines pour rien. Mais, en 1803, la fabrique lui paya 24-0 francs de salaire, évidemment pour 1802 et 1803, et on lui acheta trois livres de chant, qui furent payés 4-3 livres 4- sous.
On peut croire qu'il chantait bien; car, en 1804, son salaire fut porté à 150 francs par an.
Il est probable que Gosselin chanta jusqu'à 1814, où fut engagé Louis Paquet dit Lavallée. (1)
Ce dernier fut engagé, le 17 juillet 1814, à raison de 300 francs par an, èi compter du 1er janvier précédent, pour tous les offices d'obligation et de dévotion. Il devait se faire remplacer, lorsqu'il serait malade ou absent, ou perdre autant de jours d'offices.
Lavallée, dit notre père, qui l'a longtemps assisté au chœur, avait une forte voix et chantait juste, et fut chantre fort longtemps.
Il était assisté aussi de son fils Cazelais.
Depuis l'origine de la paroisse jusqu'à Mgr Fabre, comme encore à Québec, il était permis de chanter en langue vulgaire à la grand'messe; à l'offertoire et à la Communion.
(1) On le voit aux archives de la cure.