II. JULIEN MOREAU
Né, à Saint-Luc, le 1er janvier 1811, Julien Moreau, fils de Raphaël Moreau et de Marguerite Tremblay, fiit baptisé le lendemain.
A sa naissance, il pesait 18 livres.
Il épousa, à Saint-Athanase, en 1838, Anastasie Laroche, qui mourut à Webster, Mass., en 1872, et dont il eut trois fils : Hippol3rte, marié à Délie Salomé Beauregard, et vivant à Webster, Mass. ; Moïse, marié à Délie Marie Ledoux, et vivant aussi aux États-Unis ; et Joseph, mort jeune ; et trois filles : Sophie, mariée à Pierre Alix, de Saint-Césaire ; Virginie, ma-
Mue Emile Moreal', (Nfc Emma Pcrrier)
riée à Georges Perreault, à qui elle a laissé deux filles, Mme Gratton, de Montréal, et Herminie, sœur de la Congrégation de Notre-Dame, sous le nom de sœur Saint-Méthode ; et Medérise, mariée à Isaïe Charbonneau, de Sainte-Thérèse de Blainville.
Julien Moreau mourut à Johnson ville, E.-U., vers 1894, après avoir longtemps vécu à Saint- Alexandre d*Iberville.
§ III. Hypolite Moreau
Hypolite Moreau, fils de Raphaël Moreau et de Marguerite Tremblay, naquit à Saint-Luc et y fiit baptisé, le 8 mars 1815.
Il y fit sa première communion et y fiit confirmé.
Il commença à étudier le latin avec M. Crevier, comme nous l'avons déjà dit, et termina ses études atn collège de Saint-Hyacinthe, où il prit la soutane en septembre 1836.
Ordonné prêtre par Mgr Bourget, le 16 mars 1839, il apprit ensuite Talgonquin, au Lac-des-deux-Montagnes, et fit les missions de rOutaouais jusqu'à Témiscamingue et Abbittibi.
Il fiit ensuite curé des Cèdres, de 1844 à 1848, puis de Saint- Eustache, de 1848 à 1853, oii il fiit appelé à Tévêché.
Il devint chanoine titulaire du chapitre de la cathédrale de Montréal, le 18 mai 1854, fit longtemps Toffice d'archidiacre, accompagna Mgr Bourget dans ses visites pastorales pendant une vingtaine d'années, et mourut à l' Hôtel-Dieu de Montréal, le 30 juillet 1880, à l'âge de 65 ans, vicaire général de Montréal depuis 1873.
Son corps a été déposé dans les voûtes de la cathédrale, le 3 août. Son portrait à l'huile est à notre presbytère.
Il avait aussi reçu des lettres de grand vicaire de nos Seigneurs de Québec, Ottawa, Trois-Rivières et Sherbrooke.
Sa mère avait une grande dilection et un grand respect pour lui, à cause de la dignité de son caractère et de ses aimables qualités. Dans la vivacité de sa foi, elle avait su inspirer les mêmes sentiments à tous ses autres enfants, qui l'avaient en grande vénération.
Il était bel homme et prêchait bien.
Mgr Bourget, son évêque, a dit de lui, dans ses mémoires sur le chapitre de sa cathédrale. « Soit comme archidiacre, soit comme grand vicaire, M. Moreau se montra habile, prudent et sage. Sous ce rapport, il a rendu de réels services à son évêque. »
Messire Hypolite Moreau a fait instruire plusieurs jeunes gens, surtout de sa parenté et la plupart d'entre eux sont devenus prêtres. Il a aussi favorisé la vocation de plusieurs de ses nièces devenues religieuses en différentes communautés.
Par son testament holographe enregistré au greffe de Montréal, en 1880, il a laissé tous ses biens à la corporation archiépiscopale catholique romaine de Montréal, qui doit en employer tous les revenus à toujours, sauf quelques rares exceptions, à faire faire des études classiques ou universitaires à de bons jeunes gens pauvres, choisis en premier lieu parmi les membres de sa famille^ qui n'en seraient pas indignes.
« Il a passé en faisant le bien. »