IV. MOÏSE MOREAU
Moïse Moreau, fils de Raphaël Moreau et de Marguerite Tremblay, naquit, à Saint-Luc, le 1er janvier 1817, et y fiit baptisé, le lendemain.
Il épousa, à Saint-Luc, le 13 octobre 1840, en présence de son frère prêtre, Sophie Girouard, fille de son beau-frère Pierre •Girouard.
Ils vécurent comme cultivateurs, à Saint-Luc et à Saint- Alexandre, et élevèrent un fils. Moïse, et quatre filles : Philomène, mariée à J.-Bte Éthier, et demeurant à Webster, Mass. ; Edesse, mariée à Pierre Rainville, et demeurant à Sainte- Anne de Stukely ; Victoire, religieuse de la Providence, de Montréal, sous le nom de sœur Luc ; et Ovide, mariée à Joseph Rheault, •de Saint-Grégoire de Nicolet.
Moïse a épousé, à Webster, Mass., Délie Delphine Ledoux,
M. Henki Moreau,
Arrière petit-fils de Jean Moreau, chef delà
plus jeune branche de la famille
Moreau de Saint-Luc,
dont il a plusieurs enfants. Il a su gagner restime et raflfection de ses concitoyens, et s'est fait une belle position commerciale.
Moïse Moreau, père, a épousé Délie Marie Éthier, en secondes noces, et en a élevé deux fils, Raphaël et Joseph, et plusieurs filles.
Il mourut à Saint-Alexandre, à l'automne de 1900, et son corps y fut inhumé.
§ V. JÉREMIE MOREAU
Jérémie Moreau, notre père, fils de Raphaël Moreau et de Marguerite Tremblay, naquit, à .Saii;it-J/i;c, le 8 mars 1821, et y fut baptisé par M. Demers.
Il fit sa première communion à 9 ans, des mains de M. Crevier, et fut confirmé par Mgr Gaulin.
À Tâge de 22 ans, il épousa, à Saint-Luc, Éléonore MoUeur, notre mère, alors âgée de 21 ans.
Elle était née, le 16 avril 1822, à Saint-Luc, fille de J.-Bte MoUeur et de Soulanges Frégeau, du Cap-Saint-Ignace, et petite-fille de J.-Bte Molleur dit l'Allemand, Tun des premiers colons de Saint-Luc.
J.-Bte Molleur, notre bisaïeul maternel, était surnommé U Allemand y ou parce que, selon une tradition de famille, il venait d'Allemagne, ou parce qu'il avait du sang allemand.
Ses descendants, comme les Allemands en général, avaient tous le teint clair, et notre mère était réputée belle femme.
Ce Jean Molleur dit l'Allemand eut successivement trois femmes et plusieurs enfants, entre autres Pierre-Paul, François et Joseph, ancêtres de M. et de feu Mme Louis Molleur, de Saint-Jean, Jean-Baptiste, notre aïeul maternel, passant pour n'avoir que douze ans moins que sa mère, Alexandre, aïeul de M. Jacques Émery Molleur, ex-maire de Saint-Jean, et enfin Alexis et Pascal.
Notre bisaïeul, J.-Bte Molleur, mourut muni des sacrements
dit Tacte de sa sépulture, et fut inhumé, à TÂcadie, le 17 juillet
Notre aïeul maternel mourut en 1841, et fut de même que son épouse, notre aïeule, inhumé dans le caveau de Téglise paroissiale.
Notre mère mourut, le 1er juin 1867, après onze mois d'une maladie du foie, et fut inhumée, le 3, au cimetière paroissial.
Notre père vit encore et coule une heureuse vieillesse, bien que chargé de 80 ans, et demeure avec notre frère Emile, à qui il s'est donné. .
Il est encore le représentant de la branche cadette de la famille Moreau, de Saint-Luc.
Jérémie Moreau et Eléonore Molleur ont élevé neuf enfants, cinq fils. Hercule, Servule, J.-Baptiste, Stanislas et Emile, et quatre filles : Mélina (aHas Malvina), mariée à M. Joseph Duquette, mère d'une grosse famille, et demeurant à Haverhill, Mass. ; Théosobie, mariée, en présence de son frère prêtre, à M. Joseph Perreault, de Chambly, à qui elle a laissé deux fils ; Antoinette, aussi mariée devant son frère, à M. Lucien Biscornet, à qui elle a aussi laissé deux enfants, un fils et une fille ; et Pétronille, morte encore bien jeune.
Hercule a épousé Sophie Péladeau, dont il n'eut pas d'enfant, puis Délie Rose de Lima Toupin, à l'Acadie, en 1874, dont il a eu six enfants, vivant avec leur mère, à Chicago, où il mourut et fut inhumé en 1890.
Servule a pris un diplôme de première classe à l'école militaire de Québec, en 1865, puis, en 1866, est parti pour l'ouest des États-Unis, d'où il n'est pas encore revenu.
Il est marié à une Norw^égienne et vit à Elkhorn, état de Montana.
J.-Baptiste s'est marié, à Saint-Luc, en 1869, à Délie Marie Latour, dont il a élevé deux fils, Hormisdas et J.-Baptiste, et Maria, tous mariés et vivant avec leurs parents à Chicago.
Stanislas-Albert, né le 6 mars 1854, à Saint-Luc, fut baptisé le lendemain, à Saint-Jean, par Mgr Charles LaRocque, qui n'était encore que curé de Saint-Jean, et fut confirmé à Saint- Luc par Mgr Bourget.
Mme Heshi Moreau, {Née Êmilkiiiie Thibodeau.)
Il fit ses études classiques, philosophiques et théologiques chez les messieurs de Saint-Sulpice, à Montréal.
Ordonné prêtre, le 23 décembre 1882, par Mgr Fabre, dans la chapelle du Grand Séminaire de Montréal, où il reçut tous les ordres, il fut vicaire à Saint-Polycarpe, Saint-Étienne de Beauharnois et Mile-End, puis trois ans auxiliaire des Sulpiciens, à Téglise de Saint-Jacques de Montréal, vicaire à Sainte- Geneviève de Berthier, dont il écrivit Thistoire, et, de 1889 à 1896, curé de Sainte- Agathe-des-Monts, où il établit les Filles de la Sagesse et ouvrit un nouveau cimetière.
De Sainte-Agathe il passa à la cure de Sainte-Anne, dans la cité d'Ottawa, d'où il fut rappelé au diocèse de Montréal, en
Après avoir été desservant de Saint- Henri-des-Tanneries, il devint, le 4 mars 1898, curé de Saint-Jacques-le-Mineur, et y demeure encore.
Emile, né en octobre 1859, s'est marié, à Laprairie, en présence de son frère prêtre, le 8 mars 1886, à Délie Emma Perrier, fille de M. Octave Perrier et de dame Denise Lemieux, de Laprairie.
Ils vivent comme cultivateurs, à la Petite-Acadie de Saint- Luc.
Ils ont eu huit enfants et en ont encore sept : Honorius, né en 1887, Laura, Omer, Charles-Émile-Hygin, né le 10 janvier 1 892, Louise, Lucrèce, et Aurore qui commence à marcher.