Maan, Eccl Tur., p. 19 et
J-* austérité; puis les prêtres , couverts de ces longs manteaux, dont llusage leur était particulier; ensuite, les vieillards chrétiens , les néophytes et les vierges sacrées. Cette distinction toutefois ne nous paraît pas favorisée de tout point par le texte original. Nous n'y voyons, pour nous, désignées que deux sortes de personnes , les moines et les vierges sacrées formant un seul ordre , Tordre monastique , la gloire spéciale de Martin.
Entre la mort de saint Martin et la réception de son corps à Tours , il se passa au moins trois jours ; car Taltercation entre les Pîctaves et les Turones avait été longue. Ce qui le prouve encore, c'est cette multitude présente h ses obsèques. C'est pourquoi nous disons que le saint mourut le 8 de novembre qui, cette année, était un dimanche. Quant au onzième jour, d'abord appelé celui de la Réception, ensuite celui de la Déposition ou sépulture , et enfin celui de la mort ou du Passage de saint Martin , il fut célébré à Tours , peutêtre parce que la réception et déposition de son corps est la gloire, la solennité et le triomphe de sa mort. Telle est l'opinion, plausible. à nos yeux, dîe l'historien des évéques de Tours*.
On croit que le corps saint fut mis en dépôt dans une petite chapelle, située au lieu où était l'ancien chnetière public des chrétiens. Ce monument a été dans la suite remplacé par un autre, actuellement veuf de toute espèce de culte, et qui porte le nom de Petit-Saint-Martin. La* première chapelle avait été , dit-on , érigée par le saint lui-même. C'aurait été aussi, pour se conformer à ses désirs, qu'on l'inhumait dan^ le cimetière des chrétiens. Cette sépulture dut avoir Uem U dimanche, selon l'usta^e constant de la primitive ^|;Iise.