‹ Histoire de saint Martin, évêque de ToursChapitre 105 sur 155 · Gr^.Tt!r.,flist.Vlî;c.i · texte numérisé non relu

Gr^.Tt!r.,flist.Vlî;c.i

^^ïuérailles de ce père des moines. Ils furent chargés de prier "i^u jour et nuit sur le tombeau du grand saint. Comme Vu- ^5^ ne permettait pas alors de dédier aucun temple sous une autre invocation que celle d'un martyr, Brice consacra cette église sous le vocable de saint Etienne , premier martyr.

*-î^ place de cette seconde sépulture occupait à peu près le

inuleu du terrain qui séparait le tombeau de saint Catien et

cdui de saint Lidoire. C'était un bois dans lequel se reti-

tav^ut, dit-on, dès cette époque, des anachorètes, disciples

à^ saint Martin lui-même. Il était à propos, en effet, qu'un

Si grand homme fût enseveli dans un lieu obscur, loin de ses

prédécesseurs et hors kry^-vft^/W^^*^ ^^^ ^^'^ circonstance une heureuse diâfiosîuon de ta Providence divine. Le nom et la sainteté de Martin ne ^evaient-ils pas bientôt rendre ce tombeau fameux ? Les miracles du thaumaturge , le^mm li» monde ôfflier,')'JiIÀet)eë'>dèé p\éfriiP^^WAè' tous les pays n'allaient-ils pas le rendre illustre? Cette pierre sépulcrale ne devait-elle pas être la consolation des afOigés ,

^^i?^S feïïi?)f?%!i^^if;ÇssWFfi« iteK«afffie

des rois. et des neunles. de, l'Occident ^etw de (lîOrientî^^

dait un Heu a part. ni.-

'^^uèA " .«»...

Ce Lazare est lui-même regardé comme uu di^iple de

saint Martin, de n)éme que saint Héros , évéque d'Arles • avett^ . lequel il était étroitement uni. Le fondement de cette opinio est qu'il serait difficile de comprendre comment Lazare a p attaquer Brice , sinon parce que ^ moine du grand monastè et témoin oculaire de sa conduite envers saint Martin, croyait avoir assez vu en lui de défauts pour le croire indigo -. de Tépiscopat. D'ailleurs il y a bien de l'apparence que l'aar^ tié de Lazare et de saint Héros s'était formée au monastè^-

Quoi qu'il en soit, Brice sortit vainqueur de cette premi__ ^ épreuve. Le pape Zozime . dans sa quatrième épitre à ^ évoques d'Afrique , atteste que Brice , évéque de h cit^ Tours, fut accusé faussement par Lazare. Le même pou rapporte , dans son épitre sixième , que ce dernier fut damné au concile de Turin pour avoir, par de fausses im tations, attaqué la vie d'un innocent, l'évêque Brice. Aii Brice fut renvoyé avec honneur dans son église , et Zozii::^ ^ l'appelle dès lors « notre saint collègue. »

Ce n'était plus déjà ce môme Brictio que nous avons vu attaché aux frivolités mondaines, si présomptueux, si empo*^ té. Suivant les traces de saint Martin , il se retirait souvefl7r au monastère pour y pleurer en secret les dérèglements de sa vie passée. De nos jours on voit encore, au milieu des ruines de l'antique abbaye, la grotte sombre où il fit pénitence; elle était jadis au-dessous de la cellule appelée le Repos de saint Martin, aujourd'hui détruite, et se trouvait renfermée dans l'église : elle est actuellement isolée dans un jardin , sur le bord d'un chemin public qui passe entre elle et le coteau. On y avait, dans le dernier siècle, érigé un autel, et l'on y célébrait les saints mystères le jour de la fête de saint Brice. Ainsi Brice accomplissait lui-même cette expiation de ses fautes que le saint lui avait prédite, et à laquelle la malice des kommes devait un jour mettre le sceau.

L'ordre des temp^ amène ici le dénouement d*une histoire immencée aussi du vivant de saint Martin , dénouement au*lel le nom de Brice se trouve encore mêlé.

Galbert \ qui avait succédé au saint dans la fonction de recteur du monastère , avait reçu comme de ses mains , dit

légende , les sept cousins de Tévéque et les avait établis 1118 la vie commune avec les autres frères. Il les aimait d*un aour singulier , les visitait et leur donnait des encourageeots spirituels. Le bienheureux Martin, depuis sa mort, ur apparaissait aussi très-souvent pour les fortifier et les msoler de son absence. Ils vécurent vingt-cinq ans après

mort de leur bienheureux cousin ; ils en avaient passé $îze sous sa conduite. Ils vécurent vingt trois ans du tmps de Galbert , premier abbé après le bienheureux Marp , et deux ans sous Aichard , second abbé.

Voici ce qui arriva du temps d* Aichard.

La fête du passage du bienheureux Martin tomba un imedi; le lendemain , jour de dimanche, après les matines olennelles, au milieu de la nuit, le bienheureux Martin pparut aux sept frères: « Demain, leur dit-il, de grand latin, appelez ici, près de vous, Tabbé Aichard; quand il era venu, exposez-lui chacun la suite de votre vie et de vos étions , en confessant vos péchés. Dites-lui de ma part qu'il élèbre une messe en l'honneur de la sainte Trinité , où il era mémoire de moi et des saints dont les reliques sont repermées dans cet autel consacré par moi. Qu'il prépare et offre les hosties pour chacun de vous. Quand elles seront consacrées , vous communierez tous. Après avoir reçu le viatique du corps et du sang de Jésus-Christ, et la messe finie, vous voua prosternerez pour prier, et abrs vous entrerea daoa la

voie de toute chair , ^empts des doulears de la vÈoHûbmme vous avez été étrangers k ki comiptkxi de k dtàii. Ainsi tons serez reçus par Les anges et conduis par' moi' ati tfel, iÀi mus vous présenterons au tribunal du £hrist. i^ > * > • •

Tout s'exécuta selon les ordres du bienheuifeu!!L: Malrttil« Après avoir reçu la communion de Pabbé Aichard, loi làesse lioie, ils se mirent à genoux. Dans ce moment, «pioique^samÀ et valides , ils entrèrent dans la voie de toute cbairy'eKiMpts dos douleurs de la mort comme ils avaient^ été étrs^igerà k k (Corruption de la chair. •'

Aussitôt toute la cellule où ils se trouvaient MtenÈflSe d*une grande senteur comme si on y eAt rassemblé de^ sànas de parfums. Aichard et les frères vinrent les relever^ ils ne les croyaient point morts, mais seulement endormis; -car leurs visages étaient vermeils comme la rose et leur' cbalr brillait de la blancheur de la neige. L'abbé les fit dbnc plmier diacun sur leurs sièges comme ils avaient coutume d^étre dans leur cellule. Ils étaient dans une position qui permettait à tonl le monde de les voir ; on ne laissa entre eux et les arrivants qn^une barrière pour les défendre contre Tempressement de la foule. Les portes demeurèrent ouvertes et tous ceux qui venaient pouvaient contempler le visage des saints, qu'on eAt pris pour des hommes endormis. Durant sept jours que leurs corps furent encore sur h terre , ceite odeur si suave ne cessa de se répandre. T-a multitude de ceux qui venaient les voir fiit aussi grande que le lieu put en contenh* et que les chemins puri'nt on porter. Tous les fiévreux qui s'y rendaient s*en reioumaient soula^. Los lépreux, les sourds, les mnets 01 les boiteux étaient guéris en grand nombre. On apportait |0« )naUde$ sur ik$ Ui$ et des ^hats. et la seule odenr de lY (virlmu los jiuorissaîi.

CoiviKlam. lo s>\HiènH* joui aprîs le«r trépas, Tabbc

ÀNfhafdî pmmhkjmk^^^^M-^i'i^o^^ leurs, ionérailies,

^uHéiile bienhwmif Hitimy<avaol9e|ârgê«t legeiiplM^rto avoir tenu con$eihni)suleâifin8Émdlffentibtfiil\iiâ93i)lësi<i6Dmnm il»iéU8bfAi4sim\lem odli^iinôine^j presse il^autei -tMsâcré 9»}h bieiAaurattx MbMin. OrutilsdnipasBàileut is jour d'-âvânt liMrid^ilii^l^YcnDbfieiiile londi»tiaiii*de la féteoù^Poniiélëhre •l«(jfM^g#i>di^>s^n(tMiftitt/6ll fiivôntiienseTeliS'k treizième y^HV d<>^^4)A)^ldj9»daidécfiDibre«ii« sArla terrée 'ajoute

leur légende, ils montrent par des prodigteiëtAesmipâcles 4l^'f!Jll}-*YiwntjfAC^r0<'dpn^liSiiChnstiiW r.i .n-^'r jciu^../ ^i.i(^98Jh8|$l,t^l^<» il».doiieei«t<c;iriiekise»thfl^(iitoei^^^

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faite religieuse, conçut et enfanta. Gel évépement, 30ifley^ lai colère de tput le peuple de. To^r$ qui; rejetoit |e.qiiflÇj,jç}ir l'éyêquje, ,Toi|t Iç monde, voulut le^ lapides, ^La ,|:(fliat4;^ salut, disaiçut ces gens ^ a lopg^eipps cacb^.ta l^ixw^f,.Wja|s Dieu nç veut.pa^ peroiettrç que noyjs noua souillians id^xw? tage en baiçfmt tes. m^ip? indignq^,3p V.évê<ïuei, deiScui.pAté... repoussait ayçc fflcça l!aceusatip.n. « Apportez-moi, :r#pfîWi<.iff dit-il. Lorsqu'on Jvi, eut présenté, repfant^gé seulçipeçï^.^ trente jours ; ..« Je Vadiui;ef lui dit-il^ par Jésus:Ghiî|Ç|t,fi!lSi|4j^. Dieu toyt-puissqntf de dire 4eyanVtput,.Ie!n)ond^,§ijÇ'es|,p94quil'(^i donné la naissance.. —^^'opi, réppfld i'içnfent , tu .^i!qê pas mpn père;- «Le peuple, engageait Vpvéquç à,lui |djBflWB|iwa qui était son père. « Çeju'çst p^jtnon jaffairç,, .dit Jje,ppnlife,i Je me suis occupé de ce qui me regarde , si, ypH? voulez, i^a savoir dayaritage , interrogfiz-Jp vpus^piçpaep.;» , • . ..: ., .:,

Alor^^, leS; assi^tautscrièren.t. que;. tout; cfilfi ^ta^t, TiÇjfjEit d*arti.fice§ mag^pies?. Biçptpt jl3..3-weu^nt .(aus .ea^ip})liç contre l|ui et Tçutraînent .çn disant i 5?îoq,:tu n'aliu^fraa.pas plus longteu^ps du nom de pasteur ppur nous comnaander^^p Voulant encore satisfaire le peuple , Brice mit des cbarjbons ardents dans un pan de sa iTpbe ^t les serr,ant contre. $a poitrine, s'avança suivi de la foule jusqu'au tpmljeau d^^.sajpt Martin. Lh , il laisse tomber Jes chîjrbous et pipntre spn^yêter ment sans aucune trace dp» brûlure. «De môme , dit-il^ am mon vêtement est ,. comme vous le voyesç , demeuré intact ^ atteintes de ce feu, de même aussi mon corps est pur de tout attouchement et de tout commerce charnel. » Mais le peuple refuse de le croire et proteste contrq ses affirmations, L^ calomnie triompha ; Brice fut entraîné et chassé de la ville. .

Ainsi s'accomplissait , ajoute l'historien, cette parple du saint : « Sache que tu souffriras beaucoup de contrariétés dans l'épiscopat.» .

•■tï*esr'^a'éHbUt;BrtèecTinskë/le '^^ s6 ^anrié pour

èv^citiè! tiii *liotliïtié Jiiétinîëri: Quant' âii pàsteu'i^lêgitimè , il

p^-Êrit ^iidtiry ?enflïé'iftipi'ès'dïï'pipe a flomé; éH'èiiiin i^feant,

il *ïi*euraï( 'et' gémissait tôtit Iraml ^U'aï tné'rlté teftiralteiàétit,

di«arî«iil;'j^rtë"qué j'di ]()échécbntrè le saint idô Dieu et Tai

sarfï^eÈff'apîJelé fotf et' insensé. J'ai vu'séstiiîrtclés et n'ai

* Wti'àf^Sès^lJarôîés:. » Lorsqu'il fut sdrtl", lès citoyètisde

' dînent à leur nouvel évoque : « Cdttrs'apfôfe hiî , et fais

'^éVôWi'Caf'; 'ii tii ne le poursuis, tu encourras notre

à 'tous: 'i) 'Jiistinien sortit donc de Tours. Afrive à

<3^S1 ; Vllfë dîtafié , il fut frappé par le jugement de Dfeu

^^ rtf^^owiil sur tfette terre étrangère. Apprenant sa mort et

râbt'dans' leur malice' ^ les Turones éiablîsséilt a sa ' -'Atmètilîus. ' ■

ï pendant révêqtiô Brlce , ari^iv^ a Rome , raconia ce qii'il

'^ e!tt' ^ souffrir hu pàplè qui était alors Léon P*^; éur-

îe tSrand." Dùràtitscfii' séjour auprès du siège 'a^bstc -

;'Bfice célébra souvent la messe solennelle. Il pleilra

•flsiîls ce liéfl toutes les fautes qu'il avait commises éonîtré

^ .. . ^^^- vAi)oyt 'dé sept' ans, il quitté Rômè, et muni dé l'aûloriié .j ^/ lE*stiyè,^Sé disposé à rentrer. dans la ville de Touh. Bientôt ^"* ti^iéitit le ' tiiurg nommé alors Làudiaciim , àujoùrid'liui 'îôtris ,'à six ïhiliè de la cité. Il s'y arrête. Danàle même ^VÀrùiéritîUs est' saisi par là fièvre, et rend resprit au 'de là nuit. L'événement est aussitôt révélé daiis une ^ "^'^^^^i * â révèijue Bricè. c Levez- vous prômptèmenl, dit-il

côinpa^ons^ Hâtôns-noùs de partir pour arriver à ' et ensévéîîr nôtre frère le pontife dé Tours. » Ils se ètf marche, et, àù moulent où ils entraient dans la rutie porte, le conVoî funèbre d'Armentiiis en sortait € autre. Armcntius enterré , Tévéque Brice remonta

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sur son siégu , et vécut encore heureusmicnt pendant sept ans. II mourut dans la quarante-septième année de son épiscopat, et fut inhumé dans la basilique qil'il avait {ait bâtir sur les reliques de saint Martin.

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