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LES DIALOGUES DE SULPICE JOgyÈfiE SUR LES MÉRITES
DE SAlKi /MARTIN.
Voyons aussi ce que devenaient les autres disciples et amis du grand saint. C'était environ huit ans après sa mort. Sulpice Sévère , son biographe , publia alors trois dialogues , le premier sur les vertus des moines d'Orient , les deux autres sur les vertus du bienheureux Martin.
« Je me trouvais, dit-il, avec notre ami Gallus, hoinmeque je chéris extrêmement , tant à cause du souvenir de Martin (car il était de ses disciples) qu'à cause de son mérite personnel. Tout il coup, parait devant nos yeux mon ami Posthumien , revenu pour nous de l'Orient, qui, depuis prèà de trois ans, le retenait éloigné de sa patrie. »
Dès le début dé la conversation, Posthumien qui connaissait à peine Gallus , dit cependant : c Assurément, Gallus ne sera
pas de trop dans notre compagnie ,< Jo le caniiai8>i«p(^, mm il ne saurait être ton intime sans être aussi mon ami w^ur tout étaDi,'i€omm6 il Test, de racole de Martifii» - > i m -ir./n/
Ainsi, le fMHtt de Martin ^tait un lien qUi réuBissùt dans une amitié commune ceux qui TaivaîenC connu;> - ' • <;> >
Ensuite, le voyageur raconte aux deux amisi les miracles j et les vertus dont il fttt témoin diez tes inoiiies ovieotaui!?. Ses récits terminés:* J*ai^ dit-il, satisfait votre curîoshéi. A toi. n>ainlemntiâulpice, de me payer ta <âetté. Parlè*-nous^ longuement* selon ta coutume, de -^ ton eitôr. Martin j 41 ij^ a longtemps que je brûle de t'entendre suf ce sujet.- •*?- Quoil répond Sulpice, le livre que j'^, oommeta sa^ , publié sur le cher Martin > et où j'expose sa^i^ etses ttikaolejs^ ee <tp sufBt-il pas? — Je le connais bien v reprend PoStlumiie». Gc' livre ne m*a jamais quitté; car si talefeaHiDaiBj)»^péiur^i«>Uv< en tirant le volume* de :dessoii& son rétament', -4' le. voietM Ce livre a été^ mon <îompagnon isur ^terre et sur mer ïca^ livre, dans toutes mes courses ^ a> été mon ami et mon consoiateuFi Mais tu ne sais pas peut-être jusqu'où il a pénétré- Non ..il n'y a presque point d'endroit sur la terre où Ton tie oonoaisse la matière de cette heiu^euse histoire: Paulin , cethoitône' qui te porte tant d'amitié, fut le premier qui rintroduisii £( llome. Toute la ville se l'arracha , et j'ai vu<là des libraires ravis de joie: ils n'avaient pas d'ouvrage qui leur procurai plus de profit : aucun ne s'enlevait plus promptement, nuoiui ne se vendait plus cher. Il avait devancé de beaucoup mes courses maritimes. Déjà, lorsque j'arrivai en Afrique, «n le lisait dans tout Carthage. Seul un prêtre de Girène ne rayait pas en sa possession; je le lui ai prêté, etill'a copié. Parleraije d'Alexandrie? Là, il est connu presque plus que do toimême. Il a travea'sé l'Egypte, la Mtrie, la Thébaïdc et tous les états de Memphrs. J'ai vu un vieillard le lire an fond du
àésept.. Je dis 'à'eesolitaire^^. J'étais lioavee toi» d'aim^^ , alorgjiihii'et «beaucoup de • frères •mêiîchafgèriéntv «l je te revoyais jamais vivant « èfa <éc ' -^ays' , de t'-engâgef » soppléer aiu.koiftnes^niet, dQ>ton<propre.avei]iy>tki aâ laissées dans ton livre des iniracles'du-biienbeiiréux)iYoyon8i:J6ine te demande pasidejine^ repéter <]e'io[ii6>>tu ;as)écritit! sons'ce lîapportv ton livce. nous, suffit ;: jRaeôntô-rûoas seulemeilt IssiGaits que ^ par CTtmtavije erois, :d*efiD«ye^ tes» leetèurs , tu ï lasi dâirs passé sons!siiënôè. Be^ooup ddjpersoldnesitt'éiHgupplBeiitaTec mol: -^n iËst(vrai!i^ , 'ré^ndSalpicequiiiieananqile jamais •FoceQ-* sionM4'Bi»iltei?Mki'6upéFioiPil&é difr'Soiil* ancien *maâtre^<ttt'*âmt, aiilr-estl^ivir^i que /toutesnoes merv^es i diverses* dis < tes récits opéPéeS'pàn dâiëpentes personnes'^ ^e (trouvent 'seins peiné ea lui) senliHaiNôbà-avo^gi reproduit ^ailleuri le reste de sa répcoiisiei'Postbunoàeii Tecelniiait UJusitiesse des réflexions de Sulpieey et' déclare que >tout^ eivlauant^iles anachorètes^ H les emiitësi il mettra» toujours 'MaTtin«horsî delignev'*: Non, dit-il, je: ne* croirai îannais qii'iLiyait moine:, ^u < évéque au lâonde qa* on ^puisse* I lui comparer LuL'Égyptef l'avpne^ la Syrie le recofunaiU ViÉlhibpien lesaiti, llludieil «o est instruit» le* Par Uie el)[]le>irPerâei >l*Q»i!*ap^ris^n Vàrméoioi me Tigncire pas, le Bosphote: lointain I?ai entendu. : C'est uoe vérité connue, méffiselaux iHiesiFortunées et^ur les! bords de TOeéan glaciaL AussisinalbéuDijh uotra pays ^ qui' a< possédé un si grand homme ,> : et n!Si i pas < iinéi^ité de le connaitreî Cette* a<ectisation ne. tombe>'!<ptNht cependant I sur; !Ies<gens^>du peuple. J'ai horreur «deré^yéler ce/ que j'aiientetidoiderniènementi Ah dire d'un; Jmalheureu!^ dont) jiignore lé npm^ tu 'aurais. inséré dans'toU livve plùsiefurs mensoD^i Ce* R^est pas là une parole* d%mme,'û'est une parole dé démon.' Ge- n^est pas Martin» qù^eibi butrage: ' <i'est Ia< foi de l'Ëvangile qu'elle attaquci Le Seigneur l'a déclaré;- lés œuvres! du g^re de
celtes que M»*tiû accomplît, ileivent'étre ChIm» {Mir'tMi^'lAi fidèles. Qui fie croil pas ijuc Martin ait fait '>ces ' œtivres ne croit pas iiQn.pkia^tte le Gfarist aîtdit ces ixafoleft: Mnfe ces hommes oiûUieoreux^ d^énérés; endormis; -rougièsiÊéf de neeMiBâHré >qu-il a faitce. qtt% ne ' peàvebt f^ éù^^^ mémesVet âimeni mieux iner ses mirades qiie comlésflelr'leur lâefaetfi. » '-: ' "Î-. ' '-.'■ ' •■••■ •'■•'■ -'!'»■! •
Ces pduroles de* Posthumien nous apprennent que* les ennemie du ^nd 'samt luisurviraieitt etcbercbaient hle déprécier même stprès t^mikU Maïs lefieupleôiii'sciri Mi la i^toire ici-bas, nniiîs l'univers entier était déjbf pour lui;'
Le voyageur 1n?ite ensuite de nouveau le bio^âipb^ à suppléer aux omissiotisde son livre:- Salpfce renvoie la chose' à Gallus. cGallus, dit-il, en sait plbs4ong que moi; disciple du saint» il nepeut ignorer les actions de son maitre , ei il aura biencettecomplâisanee pour le^nom de Martiù. »• GaUns s*axûus6 sur la Tttsticitéâeseni langage gaulois/c Toutefois , dit-iU si' vous m'accordez le titre de^ disitipie • de Martin ; accordez-moi aussi la permission de mépriser» à son exemple , les frivoles atours -du langage et les vains ornements^ de Téloquence. — Parle celte ou gaulois^, si tu veux; répond Posthumien. pourvu que tu parles do Martin. Quant à moi, j'en suis persuadé, fusses^tu muet» les paroles ne te manqueraient pas pour parler de Martin avec abondance : ainsi > autrefois^ le nom de Jean délia la langue deZacharie. > -
Après un moment de silence, Gallus commence ainsi: « Je dois surtont prendre garde, il me semble, de répéter ceux des miracles de Martin, que Sulpicea rapportés dans son livre. Je passe donc sous silence ses premières actions dans l'état militSiro. Je ne dirai rien non plus de ce qu'il a fait étant laïc et moine. Du reste, je raconterai également ce que j'ai appris des autres et ce que j'ai vu moi-même. » Gallus
dit? ^QMiiteU tuaique donnée m pauvre, et le gkibe de feu-, ï®*' ^eux ' miracles' opérés cihez Evâmias, la rencontre du cb^an%«l^ ,pl^ de soldats, Tenfant peesuBCité sur la route de »re8f la visite à Valentinien P' , le refutis donné au saint P*^^ -1 - épouse de Maxirake, rénergunaène guéri à Glaudioiiiadius, ■* "^^>a€be.a^e par ledémoB, le Uèrre déliné des chiens,
■^'^^ebis nouvellement tondue, le bouvier, le pré fleuri.
<> de la virginité , le soldat ermite redemandant sa femoie , "^^ ^ ^rge qui; refuse la visite du saint, les vierges Agnès.
:)ei et Marie, les apôtres Pierre et PauU les démons ^ -"^^^re et Jupiter, le synode de Nîmes, Néron et TAn-
iat; Parlant de ce aue le saint avait dit sur ces deux ifi»- ^ ^^^KKfs : ff II y a huit ans , ajoute Gatlus, que nous avons ^ ^'^^«idtt ces choses de sa bouche. »
^ narrateur avait -à peine fini ces mots, lorsqu'un valet «dans la oeliule, et annonce que le prêtre Refrigerius est ^y^ ~' TSporte.lt Nous hésitions i dît Sulpice, si nous devions con- ^^^'•^ ^BF à écouter Gallus» ou aller au-devant de cet homme si ^^^^'-^^é, qui venait nous rendre une visite ofScieuse. » Alors
"**-^-"^iSî« Quand môme l'arrivée de ce samt prêtre ne nous eût p^ * ^Ait'un devoir de laisser là nos récits , la nuit allait nous y ol>^^ ^er. tlLaii "puisique nous n'avons pu achever Texposé des ^IW^^ades-de I^rtin , contente»- vous pour aujourd'hui de ce (^i>^^ vous en avez entendu. Nous dirons le reste demain. » ^iV^ cette promesèe, on alla recevoir le nouveau venu.
IjC troisième dialogue commence ainsi : c II fait jour, 5 €allus;îl faut se lever-, c» tu le vois, Posthumien est ^r«ssë, et ce prêtre qui, hier est venu augmenter le nombre ^e ted auditeurs, attend avee impatience que tu paies ta dette, en racontant les détails de la vie de Martin , remis à ce jour, fl connaît sans doute tous les faits que tu as à rapporter ; car il a suivi Martin , dès sa première jeunesse; mais il lui sera
doux ei agréable d'entendre de nouveau ee qutt oonnaki d|éjà. Ea effet, je te l'avouerai, Galliis, j*ai souvent ouîmeanlar lesfmiraiieâ de.MaFtiarf ai mômeéeriti)ièatice«{^6irjc& sii^^ ; mais mou'admiratftoii^^e £ttt toujours irouT'eriBouv€iau:<ce qa'oû! mien ditk> Je suisbieu aise^ue Refrigeriusl^aoît weett
ces nouvelles en Orient, recevra ainsilaYérit^ 6eiiiHie>sigttée paÉT- plusieurs 'téffloiaSk'»--'' .'-i;-. .•../.»; j-, i .>'i:îm./.. -
;Suip[ice.f{>aarlait ainsi ^ et Gailus allait commeocer- son «réeiiv quand (out.i :coup !€Atre: impétQeusement.;une>itirpupe!ide' moinesw. G-étaient le prêtre^ ÉvagrîUSk. Àf&ç , S41malîauii&^ Agricobi; uttimem^nt afffte arnY6'l&pré4re)Etb^ii)av.cbér« deSdlpicei accompagné dm distcre Galtipi» ef dUiSQWi^cte ÂmatiB*. Snfia /le- prêtre AuréUu» , montr^iAouxi amt.^ idiL Sulpice, accourt tout essoufflé an longehefliMiiqtt'iLaiait C'était sans dottteice mène Aurélinsi qui , étant diaeref avait r«!ÇH de Sidpice b4ettre«qtte aous av0ns^rfapr(^te« Le^U^ de la scène était donc apparemnieoi la maison de œ damier ; à Primultao i près Toulouse, dont la demeure d'Aureliasétait unpeu éloignée. «Quel motif , dit Sulpice aux armants , vous fait accourir ici, si soudainement, de points si divers et si matin?— Nous avons appriahier , r^pondeolrâs^ que Gtallus avait raconté toute la joupuée les miracles de Martin i «et: que, la nuit survenant, il avait remis le reste àcejour* Nous bous sommes faâtés de fonner un nombreux auditoire afmfeomDae qiâ doit parler d'une si importante matière. » ■'.'•.•■
Sur ces entrefaites, on annonce qu'un grand :noad)r6 de séculiers sont à la^porte , n'osant pas entrer^ mais demandam la faveur d'être admis: « Nullement, ditAper : il ne convient pas que ces gens se mêlent à nous : car c'est- la curiosité plutôt que la religion qui les attire. x> Ge ne fut pas sans peine que Sulpice obtint l'introduction d'Eucherius, ex-vicaire de
rcn)^*0e«Nf^^e.€dsus;b«nMQM consiilftire; ie» «antres furont
: iÂj»rs<;»on'pt9ce GâitusiaitiDilieuide VaœisUUcé^ Loifigteiiips sa >noUe mdpstie lai ^t ; igarden lei sikooeu >Ëfafing' il tcom^^ naenoe jainsh'iC .youti vaps étesn réuBi8<peuri=m*entendre;^ hommesisaimH et éloqi}ent&< lÉatis^^ile croisi^ije parleraîid à des>oii€iUeS' reltgreuBesv plus «encorei qu^à< ddioFeïIes savantes. C'est avec la bonne foi d'un témoiovet^niHi avQcla faeoode ne' 00 orateur!, iquèvoiis désireiïitt'entiQBdre papier. Je'Dejrépëteraiipdiûtioetqiie j'ai dit hier ^ loeux qui iie<riMiil pasiiemendvr, . l'a^^^reodrofit. par-lesi écrits, de * sont de nouveauif'^MsIquè Pbsthumien atlend/pooriles» asùoneer k iHîrieatv^iftè queleitUMO de Martiè Pen)pêolie>âe se préféteit à lhOoeident.''Bt'diâbonl' j'ai«'bâte'de rapporter ce qte Hefri^ gôriûS'ifae'Sugijère'àïweiHè. »'î'îi"^' ■ '<•'•« .'•'.!">»! . ^^^^\•vy
< lO^est Khi^irede la imuette) der'Clunrtresi Eû8iiiie';'inenoent' œttés'des âeÉsfiplcs-d'lHiibJDiéiiiteiparJlesaihty pfnnrréj;>oiise dif Damtè Avitie» et poBf Sdipice Sévère^ <Pui^ c'est le -chien quel le^DOtoidëMafliQ' fait taire, et kvibite^nootiorneaiicoïKile dô! Toursi 9ourychacttii;'.der ces. &it8,' le',narrateur îcite «ses âHtDfitési/^') î- ''iî'' • '•■* •!' >i"H''} :»ji '■ i' . • .- "iji'-'j'i- :■..'
riU'iSé Tqus étiMMiea pas , dit^il , sije faisaïqouFdliui ceque jenlaii-point^fiit tûeryet si jei J0ki9;à':chaqu6 ix>ei!V6iila!:les iKUDs des «fémoiiits^ ei des perisennages. J'yisui&.oootnraintpâr TiflcnéAilitôde^ phiBieurs à iqui v ditt^on ^ quelques-'iuli de mes récits d'hier foiU secouer la tête. Qu'ils acceptent des témoias encore VivantisiiS^ils doutent de notreboBoefbivqu'ils croient ammoins ée que ces ! ténioins k«r diront: Mais,. inerédulies à cepuiot^'ije liaffirme / ifeneles ctoitont^paa-davaiitage. Or, je sbS$ surpris» qw'uu homnie ,iiotté dumbindre sentiment de relçidttî,"C0i»ente h se rendre si coupable, et "puisse croire le mensonge possible h qiiï parle de Martin. Loin de tout
serviteur de Dieu» un si triste soupçDU'! Geriesj Wàrtin tfa pas besoin d*étre défesdu par desmensovig^^'Gèjpl^âtot, 6 Christ, je te fSM&faroot de ma shieérité ; quf ti^a^eokpfêèhé et m'empêchera encore de rien dire, que jé'tl'àiè^ yù'ittot'^ inâiue, ou appris de tënoiios irrécussMe^s; ouj^ii^'flMiVMt encore entendu de h booehê d«8aiiftluii-nlêmè.'Sit»6if«^6tts adopté là forme de dialogue, ç'â été seulemafitpbùf )[>tliVéitfr par la variété Tendui du lecteur. Nous fa*en -dâfls^Diits pas moins avoir scrupuleusement coiiservé la vérité dtfl%tetMirb. Voilà ce que rincrédulité de quelques persôtfné^ ifd'â'bbtigfi , à mon regret, d*iDsérer ici en dehors de mon i^tfjet: M^is, revenons h notre compagnie. L'attention avec lï^iièlle -je tne vois écouté, me force à Tavouer : wi, Aper à môiltré une louable fermeté en repoussant les infidèles, ëtâ'jogé'arveè raison seuls dignes d*entenAre ceux qui étaient displiisês à croire. Et vraiment, je suis toot hors de nùli, et la dôillëur me rend insensé. Des chrétiens, ne pas eroire âut tnérttes '4e Martin, que les démons reconnaissaient ! »
En effet , Galhis raconte les effets étonnants de h vertu du saint sur les énergumèiies. Après avoir rapporté le miracle opéré en faveur du bour^ rsis^^é tous les ans par la grêle, et avoir dit que l'année même où mourut le saint le llésiil arvait reparu, il ajoute : « Tu te somieus , je croîs, prWrè Refrigerius, qu'il y a peu de temps nous avons eu h ce sujet tfn entretioji avec Romnhis . fils de ivt Auspîrius qui fut député au saint r.et homme honorable et religieux nous racontait b chose ci>mme si nous l'eussions ignorée. Des pertes oontinnes le faisaient tnMubler, conwie tu Tas vu toi-même, pour les i^H>lies •^ ^Tuir , et il déplorait avec une grande tristesse que Martin irei\t j>as été n^servé jusqu'à ce temps. »
Knsuiie , tîjillns dit le <)émi>n chassé de dessus les épaules dAviiit^u la pyramide du bourg d'Amboise renversa, la
.^^^l^^^rm(W^a d*up6 i4ol&foudroyée)il*héM
\%\ç,^):p9ntjG(H;(^ de>i|^pa$8en l|e ifletv(6;>le>sftuinon<pm par
^i^j^liff;e,ÇaA9q,«i Jes ipiefRCarieafVuesipAr.iièol'ittB aux} lÂoigts-
HS^>ff|ia^ Ujai)pvd&;9^è3^fie(a la^longue ihistoire dl^kioûiiMiiU-
^jfiliiacii^ei,. . temii^i paitjrapfMffitionide Vw^etGOBrin^
t^^OfiJ^ç^'iéréte 4'AndetbftBiia^ VieMéol eùsullete*po8Bédé
gf^V^sfi^^i^UâlfiYm'^V^ih saint, la prièhe'duiinanohâad égyp'^
Uç9|> If^.WfM^çfPd^tLyi^pivtiusrdélWrée'^ enfin-, U chit ses i^cits
poF) j|^ l^^sjon:à^/ i9oi&0! q^ : se. «hauffaib isa
IM^•J^^çp^èTjçdÇïS!ric^ excité pvdp^ » î •
,4]l^s,§^iiçQ,,vopnt,. v)eBir,,le BOirpf JLesjouradisiparu;
diJ^T^«iCpf4|)^n)ieAv J^ifi^k levenla ^mo^ Aussi' bien an soupç^,^3t,4ft.,? (le?,.fipdHwrs .8i..atteptîfs.:ûuand il s'Agit di> IM^r^^a,^^. i^idojs. .p9^!tf*att^
V^t^àu^,!^ j$(e3i iQérMesxnepetfmeti'de^ les renfefcmeridaos' a^p^B,.(lispp^I:8• Pft|rieî,t(HÛQur*.de ilui ceaiîuwvellesf à lîû* rifflV.jTMHy¥ï«y rfi*wn<^ ^(Çn>tt*av«f«ttt.!taj9kt'i4en contrées diverses, tant de Ueu^i,» i^;{>arte^id'|lp» etvde i^ niffa^u^. p^^ 4ç.r,^{^^^dfis.p9rmi,ilQs..peui)Jkd';ie nom etUa
pjipieH.ïQ4:é^igïié que ije.jpays d^iy^ élre=de>ion.icheniin^ qjji^Jfi praif tç[ ^m^ retai:d((neil'*mpécbe>pa& d'aller voir. Paur lift^^ l^iae pliM , Ipuéfdil/tput Viualters. Li^tlui^ je< t'en pfil^ , rl|$. . yol^me , cpii : renferpi^ no^ <eatriHieQ8 1 d'hier ; e<| d'auja|ir/d)'i^uit;,tu, J^ Xi^^tfiyA^ Ml lulraocMeiras; tout;ic'e&t par lui qup.ffpjlrp jyiyfie ^la^U'^ordi répandu d^nsi. l'Italie et dans toi4^^'^(lyrifî.jQi^ par lui.enof^rQ la^inte^villeide ftome c&or n^i^s^tiJçf n)éri^i:4u,; grand évêqii^. Pieux ladinirafteur des s^f^^ jQQipryailiie^ opér^e^ dans > Le: Christ , >il ne refusera ipas à notre pontife TJioanei^r tq^u;iL.7;eQd,à son ^^b^raaiot Félix] Si ^Jà (4 passer en Afriqui;, tu rediras à Gartbage ce «que lu as appris, ici. D^uis longtemps » npus asi^tu di^» elle connaît
le héros ; fats eu soFtoqa*elle le conqâisse (^avantagev; et que soa sftartyr CyipFieQ,:d9n&le sang f^a coèsacréeimdisoit pasle saul «objet» de. âonadiBiratidni Sivtdfigbntvers liaogbiiiolie'^tui entrestdaos le^lfedarAchaie^ apprendsià GoiiintUe,! appvèod^ à Athènes que Platon, dans T Académie, ne le surpassa ipasfsi sagesse, m Socrate^^. daasila prisoQ,ièn courage. Deonaftise sans doute est la Grèce d*avoir entendu .la«pirédièatioii'ide V^p^^rei; J39^ise^^^l1ie.$Q^t.. point «délaissées dtt»C[iiri8t>tes G^ul^ à qijii il a doopéiM^rtiQ. Juorsque itù' seras: larfivéïèn Egypte,, cette, cK^Q^ée $jiiièriii;.d9.#ombr« et de&iinifiSQlesiiâe ses.;sai9t$ neM^l^vr^ {^.dédaigner d'apipnsndPdf^U'en Martia seuli'£urppfi.i:ivaUseaii(eçeUeet ayeo^touteViàsie^. îhi.. » ..«Jj^nfiq, quanijl» pour gagner de là.J^rusalim^tu'aur;as Jivré aux.vent^ ta vqile vQy^geu3e.,/charga*'tQiKduMiie$8agie€iutt te coa^e. fnsk ^ûvleur., Si jamais tu^iè«ard6s au .rivage <deiUiUiiâtFe Ptol^oiaus, rçcherch^ avecsolIicitMâe. le li^oSLest^eoseveli notre cher Ppn)paniu$„e,t.ne dédaigne pas. de; iviSler: ses ossemeQt3 exilés. Yerse là beaucoup de larmes échappées àtoo affection ei à ops propres entrailles: Puis, toutinutile^pie sojt cet office, jonche: le sol de fleurs purpiuines et â*herbes au doux parfum. Tu lui diras cependant, mais sans âpreté, sans amertume , du ton de la compassion, non de l'air -du reproche, que s*il eût voulu t^écouter toi^mênie autrefois ou moi-même toujours, et efttiimité Martin plutôt que oeluif dont je no veux pas dire le nom, jamais il n'eât étéstctuoUeiutMfc séparé de moi, et n^aurait pas aujourd'hui pour le couvrir la poussière d*un pays inconnu, après avoir, comme un pirate naufragé, souffert la mort au milieu de là mèr, heureux encore de trouver un tombeau sur ce lointain rivage. Qulls voient leur ouvrage tous ceux qui ont voulu de son éloignement prendre occasion de me nuire; qu'ils voient leur gloire et maintenant au moins cessent de s'acharner conta' moi ; les voilà vengés. »
Ces. plmnt6&/ que Stdpioe profëraûl; net des lamies dans* la voèc^i firent meéteff de& pleurs auxiyèux' de* toiis<les<«ssi^'* taiil3>,itetMl!pDi ^.retira ,pleiui,< à lafc^vd-admili^aticiii'pour Marti<i{i,ietdi9nd0ûleur excité)^ par las igëmJésemèHte de ^n biogi:^pb^<,s<l fi:^ >• .i> -ihi! ;..-.••/ ; -i...h o.,'iA'\ ..i.-. ^ .i;'..;.^ .
> Ainsi IBe souTBoir du ^rand saint se* méiail àtou^ les^s^timentjSiderSiilipice 'Sévère. " ••' •"" ' • • '
- «Nmisiiàtow entendu deux fois dans tfes dîàloglre^ riottittier sniut Paulin» de Me^ '11^ nois a dufesi lâtesé deià tétîKiigrttfgfes' nto^éJjutvoqHefe de soÉc'adnofJtatfon'^uf Martin "ôt pobi^'souf eeuwif, réUibKâsemeirt de to^ie* tuénaàtiqtiè'diïn^'les'GâliIég: L'amitié qui- AnissUit' Sulpkîé et PauUtt se féèteulfeft' dife^ â h' charité toujottrâ-'Vivatatô de leur {uattredé^it. Ué' moine de If^côte-d© Martin; noHWnéVicWyr rieur sërs^ait eritte eUx ôeiméfiskgér.» « i'uifvpaitneïït pecowflu èillur ; dltPatiKh datas sa- tPôisiètae lépître à Sétère , ■ la resseiuMafteë dès Irf^hètireMsdni$?'Maniri'el'(Ilalfv*(ie ce niêttïèf'CT^ DOtts savqns 'avoir 'suiti de près 'tefe tiraees' he'ÉlM WUiité maikrëiii Victor, enfitot delà ^îaixv A déchiré que de l'ilh M avait iété le» fil» spirituel et de-l-atitre te compSgrtôn 'db
i»Ckarus,'iinortcoinmeion'l''a VU, ttn peu avant sfelintUfàilih,^ avaitv-'dûHs-les! dernâersi lettips de^ Isa' tie, 'accOrtipagnë'atèé Vicfori'Salpiœ ïqtii BetënaK i PrinWiIiac.'G^est' fâ^jult-iaràit quitté cette. terre. Paulin fit son épitlaphe en vers et rerivoyâà son' amii Elle: élaat ainsi conçue:* • ' 'li-^
Ci gît un {^êtjre, Clair, c'est-à-dire illustf'Cf de nom et ç|iî méritp ; ' iadis compagnon ^es travaux de Martin, aujourd'hui associé ù ^.'•^'satfei/h^fense. - ' "• "' '^ ' " ' ' " '' '"■''* '' ^\ - 0' Saî^ ^ embrassé' d la fois deui ivètes' înisépârables'î ' " " '
PreutU-uous, unis comme nous sommés, partage-nous le même
amour.
C'est ainsi que Dieu nous appela, c'est ainsi que Martin nous
aima.
TmvaiUe ainsi pour nous deux d'une égale tendresse avec Martin , Pour que vos prières réunies triomphent de nos crimes, ijue je partage le sort de votre dier Sulpice et sois un jour en
sûreté sous vos ailes.
Le nom de Martio inspirait donc les premiers essais, parmi nous, de la poésie chrétienne. Déjà il nous avait, par la plume de Sulpice , doté d'une admirable page d'histoire chrétienne. Bientôt Tarchitecture viendra élever à ce nom des monuments immortels , si Ton eût pu répondre de la malice des hommes. Tous les beaux arts retrempés dans le christianisme lui consacreront tour à tour des chefs-d'œuvre. Assistons en attendant à Thommage que lui rend la peinture guidée par l'amitié.
Sulpice avait fait bâtir ime église. Sur la muraille du baptistère il fit peindre le portrait de saint Martin en face de celui de Paulin encore vivant. Il en instruisit ce dernier dans une lettre où il lui demandait des vers destinés à être inscrits au même heu. Paulin lui répond: «Que Martin qui, par une parfaite imitation du Christ, a porté limage de Thomme céleste, soit représenté dans le heu où Thomme se régénère , c'est justice. De cette sorte , ceux qui dépouillent dans le bain sacré la vétusté de 1 image terrestre , ont devant les yeux les traits d'une âme céleste digne d'être leur modèle. Mais , qu'ai-je h faire là, moi qui n'ai ni Tinuocence des enfants, ni la sagesse des hommes , moi , que ma méchanceté exclut du rang des âmes pures , et ma fîiiblesse de celui des parfaits ? Quollo aUiano^ pcul-il y avoir entre la hunière et les ténèbres , entre les loups et les agne^iux, entre les colombes et les serpents » entre Martin et moi? Une pensée me console de Ter-
»^V^ ^^^::^«imise par ta charité. Tu n'as fait au bienheureux
i^^^^ outrage , tu as plutôt contribué à sa gloire. Peinte à
c6^ ^^^xwièr figure de misérable, sa face auguste n'en brille qu'a-
^cC' /^\x:ts d'éclat , par sou rapprochement avec les ténèbres ;
cji^ ' ^^^^^^iûe.dàtiS les 'splendeurs des sjtints^ il jtHiit d'un- éclat
-ç*^ /^cajEer. Et. à vrai dire, si je ne savais que ton excessif
^tt^^Mr pour moi t'a seul donné l'idée de cette peinture , je
a ^^-cuserais de malice et de perfidie , pour avoir ainsi placé ,
vlSrihvîs de cette sainte figure, les traits de ma bassesse
obscurcis par la nuit de mes pensées. En eflfet , chacun aprèis
avoir regardé le visage de Martin , me méprisera et rira de
moi en me comparant à ce grand saint. »
Dans la même lettre Paulin envoie à ^on ami des vers dont voici le sens : »
Vous tous qui lavez à la fois vo$ âmeâ et vos m^mbre^i dang ce
bain , Considérez les voies qui vous sont proposées pour bien faire. Voici Martin , régie de la vie parfaite ; Quant à Paulin , il peut vous apprendre k "mcrilér votre gardon . Pécheurs , regardez celui-ci ; justes , eolui-là. . Que Vun serve d'exemple aux saints , Tautre aux coupables.
Dans répitre suivante , qui est là' treizièfmè , Paulin ndUs apprend que Sévère visitait fréquemment la ville dé Tôuî^s pour y honorer saint Martin.
Dans la quatorzième , il lui dit : c On te j^tône eomriié un homme en qui Martin revit tout entier, en qui Claîf reflcfril.» Enfin , dans un de ses poèmes , il parle ainsi : «La puisante Carthage a son martyr Cyprien qui , avec les flots de sa parole et de son sang , a fécondé les sables de l'aride Lybie. La terre d'Occident n'a pas brillé d'un moindre éclat. Le Latium a son Ambroise , l'Espagne son Vincent. La Gaule a reçu Martin et l'Aquitaine Dolphin.»
Le graud saiat rée^Hupensa de si éloquents bommages.
C'était en 431 1 Sulpice Sévère était nuurt depuis plusieurs nouées. Sou illustre ami sentant lui-même sa fin prochaine , célébra les saints mystères dans son lit» puis tout à coup , d'une Yoa claire » demanda où étaient ses frères. Pensant qu'il demandait ses frères » les évé(|ues alors présents , un de ceux qui entourent sa couche funèbre lui répond: «Tes frères , les voici. » Mais lui : < Ceux » dit-il , que yappdle maintenant mes frères , ce sont Janvier et Martin (pu m'oat parlé tout à Theure» et m'ont dil qulls viendrâeit à Tiifôtaat me trouver. » De ces deux perscmnages , ajoute rhistoriea Uranius qui assistait à cette scène , Jsmvier , évéque et martyr , fait la gloire de l'église de Naples ; pour Martin , c'est cet homme si éminemment apostolique dont la vie est Ine par tout le monde et qui fut évéque des Gaules. »
Un dernier mot sur cette Vie dont parle Uranius. La Vie de Saint- Ambroise , écrite par son secrétaire Paulin , et adressée à saini Augustin, cottineDce par ces lignes : cTtt veux » vénérable père Augustin , qne « conme le bieiAearetix Athanase • évéque* el Jérôme, prêtre, ont mis en écrit les vies des saints Paul et Amoine, ermites , coomie encore Sévère» serviteur de Dieu , a prélé soft sljrie brillant à ceDe de BfartÉi, n^rable évéque de Téglise de Tours , de nêa»» anst, mm |\»p4»e dans hmui stjAe ceëe du bieshenaK Anbfoise , dvit^ <1^ r<^j[lise de Mil». ^
Ainsi, ^Mèit Athanase* :»ntJéitee,Sal^ Sévère» firiii ;»oiil W MbHieui^ de l ha^pagn^hk^ L'otmage' de ce Aimiiar a autant ;sH\i de Mdtte an h'^nriaêi i de TOc-