‹ Histoire de saint Martin, évêque de ToursChapitre 110 sur 155 · Greg. Tur., Hist., 1. 3, c · texte numérisé non relu

Greg. Tur., Hist., 1. 3, c

bjisilique de saint Mdrtia furent établis dans la nouvelle ^ Au coimnencement , on en compta jusqu'à trois cents qui , se succédant sans interruption les uns aux autres , chantaient jour et nuit les louanges de Dieu. L'ordre qu'ils observaient dans le chant (tes psaumes et dans la célébration des saints mystères fut trouvé si beau et si digne , que bientôt on le \it s'introduire dans les plus célèbres églises de France. Ces moines vivaient en commun sous un abbé , à peu près comme les premiers disciples de saint Martin avaient vécu âous sa conduite. Cette règle , dont Sulpice Sévère a marqué les points capitaux , fiit , dit-on , en vigueur dans les principales abbayes de France jusqu'au ix* siècle. On cite entr'aiitres celles d'Aisnoy , à Lyon , de Tfle Barbe et de'Savigny , aux environs de la même \Tlle ; elles sont appelées , dans les plus anciens titres , les Églises de saint Martin.

A la même époque, les peuples étrangers commencèrent à élever des temples au nom du grand saint Martin. Vers le milieu du v*" siècle , alors que les Romains possédaient encore la Bretagne, on voyait près de Cantorbérj^ une église remarquable dédiée à saint Martin; on peut la considérer comme la mère de toutes les églises d'Angleterre ; car , ce fut là que, dans la suite, saint Augustin, apôtre de cette contrée, commença les fonctions de son apostolat. Avant Tannée 500 , il y avait à Rome une fort belle église sous le vocable de notre saint. En 529 , saint Benoît, dans sa solitude du mont Cassin , élevait , à la place d'un autel d'Apollon , une chapelle en l'honneur du saint évêque dfe Tours.

L D«f« des Tmil de S. M.

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