Greg.^Tur., loc. cit
pour le festin d'usage. On eut beau alors chercher le vieillard qui avait aidé à Tenlévement du cercueil, il fut impossible de trouver, ni lui, ni personne qui Teût vu sortir de la basilique. < Je crois , dit Thistorien , que c'était un ange , puisqu'après avoir assuré qu'il avait vu le bienheureux Martin « il disparut lui-même à tous les yeux. »
Depuis ce temps , on fit le quatrième de juillet , dans toute l'église catholique , une célèbre mémoire de cette translation et de cette dédicace ; on joignit cette fête k celle de l'or* dination du saint qui se solennisait déjà dans son diocèse. Le missel gothique nous apprend que ce jour-là on célébrait trois messes qui avaient chacune leur préface propre.
L'historien du vi* siècle parle en ces termes de cette fête* : « La solennité de cette basilique renferme trois grands souvenirs , la dédicace du temple, la translation du corps saint et l'ordination du bienheureux à l'épiscopat. On observera cette fête le quatrième d'avant les calendes de juillet. Quant à sa déposition , elle est le troisième avant les ides de novembre. Celui qui les célébrera fidèlement méritera dans le siècle présent et le futur la protection du bienheureux pontife. »
Presque tous les martyrologes se sont conformés en cela à l'usage de notre église. Le martyrologe romain , au 4 juillet, marque' ainsi cette fête: «A Tours, translation de saint Martin , évéque et confesseur, et dédicace de sa basilique , au même jour où il avait été, quelques années auparavant, ordonné évéque. »
L'usage des premiers siècles ne permettait pas de garder les reliques des saints dans les lieux où il n'y avait pas un nombre suffisant de clercs pour s'acquitter continuellement des divins offices. Les moines qui avaient desservi la première