Greg. Tur.) BUt., L 2i c
oreilles du roi; il gt, sur-le-champ , mettre à mort le soldat. « Et où sera , dit-il ensuite , Tespérance de la victoire , si Ton offense le bienheureux Martin ? » Après un tel exemple . le reste de Tarraée se garda bien d'enfreindre la défense du roi.
Pour lui , il envoya des ambassadeurs à la basilique du bienheureux i « Allez , leur dit-il , et peut-être rapporterezvous du sviînt édifice quelque présage de victoire. » Leur ayant ensuite remis des présents pour le saint lieu : «Seigneur , dit-il encore , si tu veux venir à mon aide , si tu as résolu de livrer erjtre mes mains cette nation incrédule et toujours ton ennemi e, daigne , dans ta bonté, le révéler k mes envoyés au momoat où ils entreront dans la basilique de saint Martin, et fais-moi connaître que tu seras favorable à ton serviteur. »
Le s gens du roi se hâtèrent d'exécuter son ordre. Au moment où ils entraient dans la sainte basilique , le primicier entoimait cette antienne: a Tu m'as, Seigneur, ceint de force pour la guerre, tu as mis sous mes pieds ceux qui s'élevait înt contre moi ; tu as fait tourner le dos à mes ennemis devaj at moi et tu as anéanti ceux qui me haïssaient. » Entendant ce chant, les messagers rendirent grâces au Seigneur, et, après avoir fait des vœux au bienheureux confesseur, retournèrent pleins de joie porter cette nouvelle au roi.
P eu de jours après , Clovis remportait la célèbre victoire de ^''ouglé. Les ariens prirent la fuite , Clovis tua leur roi de sa p ropre main , et échappa lui-même , comme par miracle , au (langer le plus évident. A la suite de cet événement , il fit 5jon entrée à Tours, et offrit de grands présents à la sainte basilique. Au nombre de ces dons était le cheval qu'il montait pe.ndant la bataille. Le roi ^ voulut le racheter au prix de cent