‹ Histoire de saint Martin, évêque de ToursChapitre 113 sur 155 · Mezeray,. iHist. Fr., p · texte numérisé non relu

Mezeray,. iHist. Fr., p

^*^^s d'or qui furent acceptées par le gardien du tombeau. ^^^^ quand on se mit en devoir de remmener , le coursier A^^eura immobile. Le roi pensa qu'il n'était pas assez payé. ^^ somme fut doublée et Tanimal se laissa conduire. On rapporte qu'alors le prince dit gaiement: «Saint Martin est d'un bon secours , mais il se fait bien payer. >

jCIovis reçut à Tours , de l'empereur Anastase, des lettres qui lui conféraient le consulat. A cette occasion , il se revêtit, ^ans la basilique , de la robe de pourpre et de la chlamyde , et plaça sur sa tête un diadême^ Ensuite il monta à cheval, et parcourut, au milieu de tout le peuple , l'espace qui s'étendait entre la porte de la basilique et l'église de la cité , répandant , de sa propre main , l'or et l'argent avec une extrême libéralité. Cet fut à partir de ce jour qu'il reçut les noms de Consul et d'Auguste.

Après la mort de Clovis , sa veuve , la sainte reine Clotilde * se rendit à Tours. Là , dit l'historien, servant la basilique de saint Martin , elle mena une vie toute de modestie et de charité. Elle mourut dans ce refuge, pleine de jours et de bonnes œuvres , au temps de l'évêque Injuriosus.

Peu après , une autre reine , sainte Radegonde , se retira aussi au même lieu. C'était en 544 , lorsque fuyant la cour du roi Clotaire, son mari, elle se rendait en Poitou'. Elle demeura quelque temps à la basilique et fit bâtir auprès un célèbre monastère. S'attachant, comme sainte Clotilde, avec grande humilité , au service de saint Martin , elle lui fit présent de ses meubles et de ses joyaux les plus précieux. De Tours , elle descendit le cours de la Loire et arriva au

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