‹ Histoire de saint Martin, évêque de ToursChapitre 129 sur 155 · Archiv. S. Mart. Sabar · texte numérisé non relu

Archiv. S. Mart. Sabar

2. Monac. Sangal., deGest. Carol. Magii, 1. 4. — Alch. ep. 1 et 15, ad Carol. Magn.

Alcuin n'a enseigné publiquement en France que dans récole de Saint-Martin de Tours ; car les leçons qu'il donnait à l'empereur dans son palais étaient seulement pour ce prince ou tout au plus pour quelques autres personnes de sa cour- On peut donc regarder notre école de Tours comme la mère de la célèbre université de Paris , dont , certainement , les premiers maîtres se sont formés aux pieds de ce savant homme si fameux à cette époque.

Plusieurs autres personnages , illustres par leur doctrine ou leur sainteté , y enseignèrent après Alcuin , et vint un temps où elle fut comme un foyer radieux auquel toutes les universités de France empruntaient leurs lumières. La réputation de cette école s'étendit même si loin * qu'elle y attira des princes étrangers, des rois y envoyèrent leurs fils pour qu'ils y fussent instruits dans les lettres. Ainsi , il avait plu à Dieu de rendre le tombeau d'un saint illétré l'asile des lettres et le refuge de la science.

Nos rois et nos reines ont toujours regardé saint Martin comme leur patron principal. Aussi , presque tous se sont fait un honneur de visiter plusieurs fois son tombeau. Dans leurs plus pressants dangers ils ont reconnu , par leur propre expérience , combien son intercession est puissante auprès de Dieu. Leurs historiens, ceux de Charlemagne en particulier, nous apprennent qu'ils ne commençaient point de guerre avant de venir auprès de ses reliques lui demander sa protection et y prendre son étendard ».

On appelait ainsi un grand voile où était peinte l'image du saint et qui servait à couvrir son tombeau. De là vient que

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