‹ Histoire de saint Martin, évêque de ToursChapitre 141 sur 155 · LES ROIS CHARLES-LE-BEL, CHARLES VU ET LOUIS XI · texte numérisé non relu

LES ROIS CHARLES-LE-BEL, CHARLES VU ET LOUIS XI

DÉVOTS A SAIKT-MARTIN.

Le commencement de ce xrv* siècle fait époque dans l'histoire qui nous occupe.

Il n'y avait eu jusqu'alors aucune distraction des reliques du saint thaumaturge, et de cette sorte elles n'étaient jamais montrées au peuple. Or, dit la légende *, le sérénissime roi de France , Charles surnommé le Bel, frère du feu roi Tillustrissime Philippe dit le Long, la troisième année de sou couronnement, eut la pensée de séparer le chef sacré du reste du corps pour le transférer dans un vase d'or préparé pour cet usage.

Il était mu en cela d'abord par sa propre dévotion

1. firev. S. Mari., i déc. , in fest. Tranlat. Capitis S. Mart.

pour le bienheureux Martin, ensuite il voulait honorer celui qui a toujours été le patron spécial des rois de France.

Le clergé de l'église ne pouvait procéder à cette opération sans la permission du souverain pontife, son supérieur immédiat. Des officiers royaux sont donc aussitôt envoyés au souverain pontife pour lui faire connaître que le pieux désir du roi est, s'il v consent, de transférer le chef de l'illustre confesseur Martin.

Le pape qui alors était Jean XXII , ordoniia que le chef sacré serait montré au peuple dans Téglise, deux fois l'année, savoir le premier jour de déceudîre , auquel sa translation devait avoir lieu , et h la fête de la translation du corps du même bienheureux Martin. Pour comble de grâces, le saint père accorda trois ans et trois quarantaines dindulgences à ceux qtli , Vraiment repehtanl^ et confessés , assistaient personnellement à ladite translaiiofi et ?i ticux qui, les autres années, visiteraient dévotement le même jour la basilique. Quant k ceux qui , dans la suite , la visiteraient à la fête de la translation du saint corps , il leur en accorda un an et quarante jours.

Aussitôt le retour des envoyés qui rapportaient la bulle du pontife romain, le roi se rendit k la ville de Martlnopole'; accompagné do toule sa cour. Il y fut reçu avec 1^ hoinitîurs convenables par le clergé de saint Martin.

Parmi les personnes de sa suit«, oîi remarquait te» princes Charles de Valois, comte d'Anjou, seigneur de Clêrniont, de la branche de Bourbon et alors chancelier de France; Philippe, comte du Maine; Robert, comte d'Artois, Al^phonse d'Espagne. La reine Jeanne y était aussi, de naéme qu'une foule d'autres nobles personnages qu'il serait trop kmg de QOMifier tous. Oti y voit aussi tiomliré d'évé(|ties ,

aKK aKn» ocu de Tienne, de Carcassonne » d'Arras , du SItts . de WMide et Bahert, évéque de Chartres. Ce fntlui ;^ Ml cjarp» de h crrâuonie.

V#«aiA il àf^iô» da |«îiiœ et admirant la foi de la reine , ^a& it mimit st imBussîi pour bénir , exalter . prodamar i; DiOL ùL limtiaztarL odifessetir. On décida qœ la eéréismoit Murxài lirai jbol «cakades de décembre. C'était l'an

\\unc }{ jnur. k- nu. Ifs princes, les piâats ét^nent tëMnÀitt» à lis^ MK ^ kts pesple anit été csdns. Le rimipi ttttsai: ^Mmr ù^ parvî> sacres df «faits admirables :«r/:iwmwiir i» 9^^ ^ ^ nîeriKiireia fÊsaSs. Btetôt les Mm-nMis >.:î|)y«^wMac de b partie postérânR- Ai tmbean. I^^isttiiiii à'^ Eure rooverture, mais <'ata ^an. DV xiM* m Mf^àtui si nouveau les étonne , 1» ^iine. IVmte- (Mi.. N«H9iiiifiaiA dans le bienheureux confessev.fe s'appro^ àwiKll fai partie antérieure. Les forces et le ^ftngt leur t^utument. ils réussissent enfin à ouvrir le tombeai.

l^ prêtres y entrent . Us y trouvent une cifee é'vgent ,

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