‹ Histoire de saint Martin, évêque de ToursChapitre 28 sur 155 · Sulp. Sev., Dial. 2, n. I · texte numérisé non relu

Sulp. Sev., Dial. 2, n. I

rv® siècle ne nous semble pas sans intérêt , elle a fourni dlllustres sujets à la Gaule monastique fondée par saint Martin. Nous empruntons cet aperçu à un écrivain moderne*.

Le lY"* siècle est un grand siècle dans Thistoire de notre littérature. Par un singulier contraste, les lettres profanes , prêtes à s*éclipser devant les sciences ecclésiastiques , brillent d'un éclat qu'elles n'avaient point encore jeté depuis leur décadence , s'il faut en juger par la comparaison des monuments de cette époque et de celle qui l'avait précédée. La classe lettrée de Trêves , résidence impériale , ne le cédait en rien à celle d' Athènes. En 321 , Constantin avait rendu une ordonnance qui exemptait de toute charge publique les rhéteurs et les professeurs , et en faisait comme des personnes à part dans l'État. Symmaque nous parle d'une école gauloise du palais. C'était comme un cours de conférences littéraires qui se tenaienWdans le palais impérial , sous les yeux de l'empereur. Mais les grands Ultérateurs de l'époque se trouvaient dans les écoles des villes. Là , une jeunesse brillante et nombreuse se pressait aux leçons d'hommes à la fois érudits et éloquents , qui tous se délassaient des fatigues de la chaire par les travaux du cabinet , et maniaient la plume aussi bien que la parole. Ursulus , célèbre professeur de grammaire à Trêves, recevait au nouvel an des présents de l'empereur luimême. A la vérité , tous les professeurs renommés , quel que fut leur genre, participaient à cette munificence impériale. Un des professeurs d'éloquence du iv* siècle , qui eut le plus de réputation , fut Delphide , dont le nom reparaîtra dans cette histoire , à une époque fâcheuse. Sa prose et ses vers firent briller son génie dans toutes les Gaules. Les profes-

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