DUl. X, n.S
d'autre témoin que le Ciel. Toujours est-il que la vérité ses paroles à Sulpice reste démoutrée par les faits a^i ao# sont connttSv Avant d'être évéque, il â r^du deux vm^ à .. vie : et depuis , un seul.
Ainsi parle GaUus^ il a été témoin de ce dernier événe ment- Martin , on ne sait pour quel motif, se rendait ^avec s( disciples à la ville des Gamotes, aujourd'hui Chartres. Gomn ils passaient près d'un bourg très-peuplé, voilà qu'ui foule hnmense s'avance à leur rencontre ; elle était toute, coa posée de gentils ; car personne dans ce bourg ne «onnaisss encore le Christ Mais, au bruit de l'arrivée d'un si grai homme , l'empressement avait été général , et la muititui accourue pour le voir couvrait au loin toute la campagi environnante. Martin sentait qu'il y avait là quelque chose faire : éclairé par l'esprit, il frémit dans tout son être; pui d'une voix qui n'a plus rien de mortel, il prêche aux gent la parole de Dieu , exprimant à plusieurs reprises sa doule de voir une si grande foule de gens ignorer le nom de not Seigneur et Sauveur. Tout à coup, du sein de cette incroyat multitude qui entoure la pieuse troupe sort une femme , do le fils est depuis peu décédé : elle s'avance devant le bie heureux , et , les mains tendues, lui présente le corps inanir de cet enfant. « Nous savons , dit-elle , que tu es l'ami Dieu , rends-moi mon fils , mon unique enfant, s^ La foule joint à elle , et appuie par des cris les prières de cette mè éplorée. Voyant que , pour le salut de tant de gens dans Vi tente , il peut , comme il le disait dans la suite , à ses disciple obtenir du Ciel un miracle , Martin prend dans ses mains cadavre. Ensuite , à la vue de tous , il fléchit les genoux, f prière achevée , il se relève, et rend à sa mère le petit enfa ressuscité. Alors , toute la multitude, pousse un .çri vç
ie eiel;et confesse le Selgaeur Christ. Bientôt tous les asaistmts iri^nnent par troupes se jeter aux genoux du bienheureux « lui demandant atec foi de les faire chrétiens.Sans plus attendre, milieu même de la campagne où ils se trouvent « il leur à chacun les mains, et les fait tons catéchumènes, pouvait bien, disait-il , en se tournant vers ses disciples , des catéchumènes dans la campagne oà les martyrs erdinairemait consacrés. Le saint faisait allusion 2i. \^ usage des anciens d'exécuter les condamnés hors de l*^xmceinte des villes, usage qui avait été appliqué aux chrétien s persécutés.
« Tu as vaincu, Gallus, s'écrie, après ce récit, un des per*
sonnages du Dialogue. Oui , tu as vaincu les ermites et les
sii&^chorètes, nul d'entre eux n'a jamais, comme notre Martin,
commandé à la mort. On peut, certes, bien le comparer aux
3pdtres et aux prophètes. La puissance de sa foi» ses œuvres
merveilleuses sont là pour attester qu'il leur est en tout sem*
blable. Mais, de grâce, continue tes récits, Gallus. Notre
^PHt brûle de connaître les moindres détails de sa via et
jusqu'à ses actions. quotidiennes ; car ce qu'il y a de moindre
^hez lui remporte, tout le monde en convient, sur ce qu'il
y ^ de plus grand chez les autres.
« Ainsi, dit à son tour le poète, la mort d'un seul enfant ^^ Uaitre une multitude à la vie. Pour un qui revient sur ^ terre , en voilà mille qui entrent dans le cieL »
Ce fut le troisième mort que notre saint ressuscita. Son ^"^iï^ Maître et modèle en a , d'après les Évangiles , ressuscité *^ tt^^me nombre.
Jivant une tradition , le fait précédent aurait eu lieu à
^*^ôme, ville située sur la rive droite du Loir, entre Tours
^ Clhartres. C'est, dit un auteur moderne, une tradition
^^ïï^tante et très-fondée que saint Martin, alljgat à Chartres,
paaia par Teiidôme, prAcha sur la pfateff o& eat aolourftliiii l'église paroissiale» consacrée sous son invocation» qu'il y opéra plusieurs miracles » et y fit des catéchumènes. Vendôme s'appelait alors Vindùcinum. H y avait là un château, bâti sur une montagne assez escarpée pour être d'un aocès difficile, et assez hante pour donner vue sur le pays, k plus de dix lieues à la ronde. Cette montagne dominait le bourg. Le bas YendAmds avait reça l'évangile dès le second siècle » par l'cNTgane de saint Julien, évèque du Mans. Le saint évétpié de Tours confia le soin d'instruire ses nouveaux cathécur mènes à des ecclésiastiques qu'il leur laissa , et au nombre . desquels fiit , selon la tradition , saint Yicture » fion fiUeul.
. Quoi qu'il en soit , il y eut. dans la suite, à Chartres, une église élevée à Dieu , en mémoire de la résurrection de l'enfant. On la nomma Ecelesia Saneti Martini vitam dantii, éf^&ae de laint Blartin donnant la vie » nom que le peuple a changé en celui de Saint-Martin-le-Yiandié.
Le fait suivant smnble se rapporter au même voyage. La chose s'est passée dans la cité de Chartres ^
Un père de famille avait une fille âgée de douze ans , muette de naissance : il vient la présenter à Martin , priant le saint de délier, par ses mérites , la langue enchaînée de cette enfant. Celui-ci renvoie rhonneur aux évêquesYalentinien et Yictrice qui, alors, se trouvaient à ses côtés; car, as*» sure*t-il, une si grande œuvre est au-dessus de ses forces, ee& deux évoques, au contraire, étant bien plus saints, il n'est rien pour eux d'impossible. A leur tour, ces prâats joignent leurs prières amies à celles de ce père affligé ; d'une voix suppliante» ils conjurent Martin d'accorder le bienfait