Âct. SS., 5 sept
Saint Riotisme de Rennes, Ârisius de Nantes, et Désiderius, successeur d* Arisius , furent aussi , dit-on , sacrés par notre pontife.
Vers ce temps-là , un autre disciple du saint fut élevé non à la dignité épiscopale, mais à la gloire du ciel. Nous avons vu le moine Maxime de Ghinon accompagner son illustre maître dans un pèlerinage à Rome. De retour de ce voyage , Maxime avait achevé de bâtir son monastère et élevé une église pour ses religieux. Le saint évéque de Tours était venu la dédier avec les cérémonies requises.
Enfin , après les longues années de son travail ici-bas , le solitaire pressentit la mort qui devait le saisir dans trois jours ; il envoie vers le pontife pour lui en donner avis. En recevant ce triste message : « Allons , dit en pleurant Martin , ensevelir notre frère Maxime. > Cependant , Maxime couvre de cendres son corps amaigri et se revêt d'un cilice; puis , les mains et les yeux élevés au ciel , rendant des actions de grâces à Dieu, il remet son esprit au Créateur. Son corps fut honorablement enseveli par saint Martin dans la basilique de la B. Marie de TAssomption, renfermée dans le monastère même et qui prit dès-lors le nom de saint Maixme. Cette sépulture de saint Maixme par saint Martin est un fait qui se trouvait jadis confirmé par la tradition du clergé et du peuple. Martm, disait-on, avait enseveli le prêtre Maxime, selon l'usage des bienheureux Pères, et l'avait placé en priant dans un sépulcre de pierre. * Les malades furent souvent guéris à ce tombeau. Toutefois , des auteurs placent le trépa& de ce saint au miUeu du v* siècle *.
Son monastère fut dans la suite converti en église collé —