Brev. S. Mart., 45'sept
Pi'incipal adversaire. Defensor , auquel nous faisons allusion, ^^ fiit pas, sur le siège d'Angers, le prédécesseur immédiat ^e saint Maurilius. On dit qu'entre eux il y avait eu deux
^véques, Apothème et Prosper.
Voici une autre consécration d'évêque faite par notre
saiflt V
Corentin était né au pays de Cornouailles d'honnêtes pa- ^nts qui, croit-on, avaient émigré dans TArmorique avant l'expédition de Maxime. A l'époque où lious en sommes, le TOi Grallon était supplié par les seigneurs et tout le peuple de procurer l'érection d'un évêché à Quimper-Odetz pour le comté de Cornouailles. Le roi le leur promit. Il chassait un jour dans cette contrée: conduit par une providence particulière , il découvre la solitude où vit saint Corentin : édifié des ^scours et de la pauvreté de ce solitaire , il reconnaît en lui i^otciine quil cherchait pour être le pasteur de ses sujets. Corentin est donc mandé au palais, puis envoyé k Tours, ^^ï*s saint Martin , archevêque de cette ville , dit la légende , P^ur ^tre sacré par lui. Grallon lui donne pour compagnons ^^nolé et Tugdin , les voulant faire bénir abbés des deux ^^^stères qu'il se propose d'édifier. Ils furent tous trois ^^<^i^usement reçus du saint archevêque qui , selon le désir ^.Pï^îmé par les lettres du roi, consacra saint Corentin. Pour ^ ^^ux autres personnages , il ne voulut pas d'abord les ^^i"^, car, disait-il, c'était désormais à Corentin de bénir les *^^^ de son diocèse. Cependant, sur de nouvelles instances, ^ ^ consentit. Les saints Bretons ayant ainsi heureusement ^^^^îné leur légation s'en retournèrent. Les deux abbés dont ^^ ^*sigit ici sont saint Guenolé, premier abbé de Landeve- ^^^^, et Tudy, fondateur de l'abbaye de Loctudy. Le corps ^^ saint Corentin se conservait jadis à Marmoutier.