iréi?. Tur.. Glor. Conf., cap
€ En Martin, disaient-ils, habitait celui qui, jadis avait rappelé Lazare du tombeau.
€ 0 vénérable société , dit une leçon de notre ancienne liturgie * , ô indissoluble charité des citoyens célestes ! 0 admirable magnificence du Christ, qui procure à ses saints, séparés corporellement , mais unis déjà par une mutuelle charité, la joie de s'entretenir ensemble dans une vision spirituelle! Un soldat émérite, couronné dans les cieux, adresse la parole à celui qui demeure encore posté sur le champ de bataille de cette vie trompeuse, mais qui doit partager un jour avec lui l'héritage de la gloire céleste. Voyageur arrivé au terme, il voit son futur compagnon fatigué de la marche à travers le désert : il Tencourage et le console par une douce parole. 11 lui demande humblement la faveur de sa bénédiction, lui qui a reçu depuis longtemps la bénédiction divine : celui qui a été élevé à la gloire céleste ne dédaipe pas d'honorer un homme retenu encore par les liens de la vie mortelle. C'est qu'éclairé par la lumière divine, il voyait en lui un prédestiné que le Verbe de Dieu devait aussi couronner. »
Ne trouvant pas assez honorable le lieu où reposait le corps de notre apôtre , Martin l'en fit enlever, et saint Catien fut enseveli auprès de saint Lidoire, dans la basilique qui portait le nom de celui-ci. Cette translation , ajoutent nos anciens livres liturgiques , se fit avec un suprême respect , une grande affluence de peuple, et un nombre considérable de miracles. Le saint ferma la châsse où il avait placé les ossements sacrés, en l'attachant avec sa ceinture, et y imprimant son sceau qui subsistait encore onze sièclea après. Depuis lors , il allait souvent visiter ces saintes reliques , et