A M. L'ABBÉ F. LAGRANGE
Mon cher ami,
Vous racontez, en terminant votre Histoire de saint Paulin de Noie, et d'après un témoignage contemporain, une célèbre apparition du saint à son ami Tévêque de Naples , et vous ajoutez :
« Paulin, au milieu d'une pure et sereine lumière, avec un visage radieux , exhalant un parfum exquis , tenant un rayon de miel à la main, et invitant au ciel par de douces paroles, voilà bien la vraie image de ce saint, et comme il faut le contempler. Ainsi l'ont vu les contemporains; ainsi la postérité le vénère. C'est cette apparition que nous aurions voulu fixer dans ce livre. »
Oui, c'est bien là le saint que j'ai toujours aimé, et dont j'ai demandé si souvent qu'on fît la vie : combien donc je vous remercie d'avoir tenté cette œuvre, malgré les difficultés qu'elle présentait; et combien je vous félicite d'y avoir si bien réussi!