XVI AVANT -PROPOS
le savant jésuite discutait avec érudition et sagacité plusieurs faits de la vie du saint.
Ce travail démontrait la nécessité d'une édition nouvelle : elle fut donnée par un érudit français, J.-B. Lebrun, de Rouen, en deux volumes (Paris, 1685). Le premier volume contenait les œuvres de saint Paulin; le second, une vie du saint, en latin, par Lebrun lui-même, plus les savantes notes de l'édition de 1622, et enfin tous les témoignages de l'antiquité, du moyen âge et des temps modernes sur saint Paulin. C'est celte édition, la meilleure certainement qui existe, que nous citons constamment.
Mais en même temps qu'un critique français publiait ce beau travail, un érudit italien s'annonçait au monde savant par une découverte importante. En fouillant dans les manuscrits de la bibliothèque Ambroisienne, à Milan, un jeune homme, qui devait être Muralori, mettait la main sur un manuscrit qui contenait quatre poèmes inédits de saint Paulin. Il n'y avait pas à en douter. On possédait dix poèmes de ce saint sur saint Félix, appelés Natalia ou Natalitia, parce qu'ils étaient composés chaque année par saint Paulin pour les fêtes du saint; plus des fragments de quatre autres, cités par un auteur du IX® siècle, Dungal. Or ces fragments se re-