A.VANT-PROPOS XV
Nos sources ont été, avant tout, les Œuvres de saint Paulin lui-même, ses lettres, ses poésies, que nous avons dû citer et analyser avec soin; puis les témoignages que l'antiquité nous a laissés sur ce grand saint; enfin les travaux modernes qui lui ont été consacrés.
Les premières éditions de saint Paulin, celles de Badius (Paris, 1316), de Gravius (Cologne, 1560) et d'André Schottus (Cologne, 1618) étaient fort incomplètes. Celle du jésuite Héribert Rosweyde, enrichie de ses notes et de celles de Fronton Leduc (Anvers, 1622), constituait déjà un progrès notable. Cependant un savant travail d'un autre jésuite, le P. Chifflet, intitulé : Paulinus illuslratus ( Dijon , 1662) , démontra les graves inexactitudes et les nombreuses lacunes de cette édition : certaines lettres de saint Paulin .avaient été coupées en deux , ou bien deux lettres avaient été réunies en une seule; notamment l'admirable lettre à Pammachius, sur la mort de sa femme, avait été confondue avec la lettre à Alethius, évêque de Cahors. Le P. Chifflet avait de plus mis la main sur des textes inédits : la précieuse lettre de saint Paulin à saint Eucher, qu'il appelle avec raison « une perle* ». Enfin,
1 Brevem quidem illam, sed gemiaarum instar in exiguâ mole pretio maximam. [Prxf.]