‹ Histoire de Saint Paulin de NoleChapitre 155 sur 186 · CHAPITRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIÈME

Noie, nous verrons que les conseils de Delphinus et d'Amanclus ont porté leurs fruits. Pour le moment, nous ne voulions que donner une première vue des pures et belles amitiés qui ont été pour cette âme altérée d'affection, dans sa vie dépouillée et pénitente, une joie suprême et un secours sans prix. N'y aurait-il donc, à de telles contemplations, aucune douceur? El les générations humaines ne sauraientelles jamais prêter l'oreille qu'au bruit des passions désordonnées dont les entretiennent éternellement les romanciers et les poètes? Si dans l'histoire on vient à rencontrer, chose trop rare, cet autre sentiment, moins orageux, non moins profond; plus doux, plus pur, plus suave, l'amitié; et l'amitié transfigurée, portée par la charité à des hauteurs toutes divines : ne faut-il pas s'y arrêter un moment , comme le voyageur, fatigué d'une longue course sur un:; terre aride, sous un ciel brûlant, s'assied et se repose, à l'ombre, au bord d'un bois, près d'une source fraîche et limpide?

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