‹ Histoire de Sainte-Barbe (volume 2)Chapitre 31 sur 108 · Tome II, p · texte numérisé non relu

Tome II, p

n'y avoit point fait de visite, les revenus s'en étoient allés en réparations courantes, sans devis, sans quit-.tances par devant notaires, et en appointements tels que le principal et le procureur avoient bien voulu se les donner. Ils étoient les seuls créanciers du collège, et créanciers d'une rente de plus de mille francs au denier vingt. Je la mis au denier cinquante : c'éloit le taux de ce temps-là ; Dieu sait comme ils crièrent. J'y établis huit boursiers; et pour rendre cet établissement solide, je fis des statuts tant de discipline quç d'économie. Ils ont servi à policer d'autres collèges, et le nouvel historien de la ville de Paris* a cru devoir les insérer dans son ouvrage, pour apprendre au lecteur rélat moderne de ce collège.

« Le procureur et le principal, fâchés de n'être plus les maîtres autant que, mal à propos, ils Tavoient été jusque là, firent d'abord difficulté de se soumettre. Leur résistance ne fut pas longue : pour peu qu'elle eût duré, je les aurois destitués, comme ayant mal administré le bien de cette maison depuis plus de vingt ans qu'ils en étoient officiers. M. de Mailly avoit de la répugnance à leur faire grâce : heureusement pour eux une affaire plus importante le détourna de celle-là*. »

La constitution de l'abbé Legendre n'eut pas plus de Tertu que les autres qui l'avaient précédée. Après avoir été observée quelque temps, elle tomb^ eo désuétude. Ainsi qu'on l'a indiqué précédemment» il vint en dernier lieu un principal qui accapara tous les offices de la maison.

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