An IX, t. 111, p
4. Il y a Somme par erreur dans le Magasin encyclopédique et dans le Moniteur du il fructidor. Joseph Ducros était né à Marianne, hameau du Dauphiné.
prodige, bien honorable pour la maison à laquelle il doit ses étonnants progrès. Un particulier a demandé à voir le jeune Ducros, et lui a assuré une pension de 1200 livres. ».
Les succès de Tan X dépassèrent tonte mesure. Vingt-cinq nominations, tant prix qu'accessits, échurent à notre collège au seul concours général, et il fut publié partout que la maison de Sainte-Barbe avait retrouvé ses anciennes habitudes^
Le morcellement du Prytanée avait donné naissance à quatre sections ou collèges, dont un seul resta à Paris, les autres ayant été transportés àCompiègne, Fontainebleau et Saint-Cyr.- Le collège de Paris fut laissé sous la direction de M. Champagne. Il occupa toujours Tancien local de Louis-le-Grand ; mais l'ordre des études y éprouva tout d'abord des changements qui en rendirent la fréquenlatioii moins commode pour les nouveaux barbistes. L'esprit des jeunes citoyens du Prytanée, devenus l'objet des gâteries du Premier Consul, changea aussi. Ils commencèrent à regarder du haut de leur grandeur leurs camarades de la rue de Reims; ils les appelèrent é^rô^^j. Bientôt s'accon)plirent des modifications plus radicales. Une loi fut votée en 1 802 pour remplacer lés Écoles centrales des départements par des- lycées, qui devaient être établis sur le pied des anciens collèges. Si les Écoles de Paris furent épargnées provisoirement, ce fut à cause des nombreuses réclamations qui s'élevèrent en leur faveur; mais le gouvernement travailla à les ruiner daps l'opinion en affichant sa préférence
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pour la section du Prytanée. Enfm cet établissement prit, en 1 803, le nom de Ijcee de Paris\ et devint mie sorte de noviciat où Pon fit passer des enfants attirés de toutes les parties de la République pour les envoyer ensuite porter des habitudes uniformes dans les autres lycées. Depuis lors, M. *de Lanneau n'y envoya plus d'élèves. Ce que sa maison perdit à cette rupture fut compensé par la fréquentation simultanée de toutes les Écoles centrales, de sorte que Sainte-Barbe eut des représentants et aux cours du Panthéon, et à ceux de la rue Saint- Antoine, et à ceux dés Quatre -Nations. Ces derniers venaient d'être transportés dans les bâtiments du Plessis, le palais des Quatre-Nations étant devenu celui de l'Institut.
C'est en Tan X que M. de Lanneau prit résolument pour son collège le nom de Sainte-Barbe; il y joignit le Mrçd^ eco/e secondaire^ en vertu de la loi du 1 1 floréal (1^'mai 1802), qui avait constitué les lycées. Cette loi, la première qui limita la liberté d'enseignement, reconnut et classa au second rang dans l'ordre hiérarchique, et sous la surveillance des préfets, tous les établissements communaux ou particuliers assez im-< portants pour qu'on y enseignât le français, le latin et les éléments des sciences exactes. Les principes des sciences expérimentales, la morale, la logique, la rhétorique (on affecta de remettre en honneur ces deiix dernières dénominations), enfin toutes les parties supérieures de l'instruction classique furent l'attribut exclusif des lycées. A. cela près, les écoles secondaires
. 1 . A partir du i "" vendémiaire an XII (24 septembre 1 803), par arrêté du gouvernement de la République en date du 20 praiiial an XI (10 juin 1803).
étaient recommandées à la protection et aux encourageo^enls du gouvernement; Celui-ci devait les récoiiipenser quand elles le mériteraient, soit en leur accordant gratuitement le local, soit en conférant des bourses d^ns les lycées à ceux de leurs élèves qui se distingueraient le plus, soit enfin en décernant des gratifications à leurs directeurs.
Tout cela n'était encore qu'un acheminement à une autre législation, car la marche à reculons devenait si accélérée que ce qui se faisait un jour ne convenait déjà plus quelque temps après. Partout l'arbitraire débordait de façon à déconcerter ceux même qui avaient la m^in au gouvernement; et pour les particuliers tant soit peu en évidence, toute démarche pouvait devenir Compromettante, si elle n'était pas calculée en vue de plaire au chef de l'État. De là, des difficultés qui allaient naître pour le directeur de Sainte-Barbe, car le calcul n'avait jamais eu de place dans sa conduite, ni la flatterie dans son langage, . Un malheureux enfant, à qui la guillotine avait enlevé son père et sa mère avant qu'il les eût pu connaître, fut adopté par la République, et placé en Tan IX au Prylanée de Paris *. C'était le fils de Camille Desmoulins et de Lucile Duplessis. Il ne lui restait que sa grand'mère maternelle, donf il était la consol^ttion et la vie. Lorsque l'on forma les lycées des départements avec des boursiers envoyés du Prytanée, le jeune Horace Desmoulins fut désigné pour le lycée de Bordeaux. C'était donner le coup de la mort à Mftie Duplessis : elle porta au ministère ses supplications et ses