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2. Lettres adressées le 30 mai 1815 au ministre de l'Intérieur et au prince architrésorier de T Empire, alors grand-maître de rUniversité. •
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de leups^FomeDades à Vaugirard, ils s'échappèrent tous eiifiem})le pour aller travailler aux fortificalions qu'on élablissait en avant des barrières^ sur la ligne du midi. .. Grande consternation parmi ces jeunes gens, lorsque a'^vanouit le simulacre du second Empire. La façon dont rétranger profita de sa \ictoire ne fut pas de nature à les consoler. Ils furent peut-être ceux qui dirent avec le plus de douleur la France gardée par les bajfonnettes étrangères. Inaccessibles aux sophismes de J 'intérêt, et n'imaginant pas qu'il y eût des compensations à la bonté, ils se regardèrent comme les enfants d'une patrie déshonorée. Les princes qui avaient souscrit à tant d'humiliations en restèrent responsables à leurs yeux; ils vouèrent au gouvernement de laBfistauration une inimitié que contribuèrent à entretenir les encouragements de la presse libérale, et les e^cès du parti réactionnaire, et le spectacle public des plus honteuses défections. Alors s'ouvrit une série d*années mémorables dans l'histoire de l'instruction publique, années où l'on vit tout à la fois les études fleurir par l'effet d'une rare émulation, et la discipline essuyer des échecs continuels de la part de l'esprit de jfévolte. Parmi les lycées transformés en collèges rpyaux, il en est peu qui n'eurent leur insurrection, fit cela dans toute l'étendue de la France. A Paris, ces désordres eurent surtout de l'éclat à Louis-le-Grand et à Sainte-Barbe. Ils valurent à ces établissements la réputation d'être des foyers de libéralisme et de bonapartisme, réputation moins dangereuse à soutenir pour le collège royal qui était sous la tutelle de l'État, que pour l'institution qui était la propriété d'un homme déjà mal noté.
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Les alarmes, commencèrent pour Sainte-Barbe aussitôt que fut arboré de nouveau le drapeau blanc. La liste d*uDe collecte patriotique, que les élèves mathématiciens avaient faite entre eux dans le mois de juin, fut trouvée au ministère de Tlntérieur. On sut qu'un professeur de la maison, M. Saint-Omer, avait étéTinstîgateur de la souscription. Ce fut assez pour que la police envoyât faire des menaces à M. de Lanneau; On le contraignit de congédier sur-le-champ M. Saint- Omer, homme de talent), irréprochable à tous le& ^ards, qui n'avait agi auprès de ses élèves que pour leur 6ter de la tête leur projet de s'engager dans l'artillerie.
L'Université, rétablie pendant les Cent-jours, fut attaquée, au conunencement de la seconde Restauration, avec encore plus de violence que pendant la première. Le gouvernement toutefois n'osa pas re* mettre en vigueur l'ordonnance du 1 7 février 181 5. Afin d éloigner le moment d'une décision épineuse, il prit un moyen terme, qui consista à abolir la dignité de grand-maitre. On institua à la place un conseil de cinq membres, dont Royer-Collard fut le présidente C'est à ce conseil, appelé la Commission de t instruction publique^ que Sainte-Barbe eut à rendre compte du premier tumulte dont elle fut affligée dans les derniers jours de 1 84 5. Dans cette circonstance pénible, M. de Lanneau n'eut qu'à se féliciter de son association arec son gendre. Elle fut cause qu'ils reçurent tous les deux des remerctments pour la manière dont ils s'étaient employés au rétablissement de Tordre*.
f . Ordonnance da 15 août 1815, 2. Voyez ci-après, chap. XI.
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Mais un malheur domestique, en favorisant Texplosion de la malveillance^ rendit bientôt plus difficile à ob« tenir la justice de la Commission* M. Mouzard mourut dans le vingt et unième mois de sa possession \
M. de Lanneau^ dont ce douloureux événement renversait tous les calculs, se trouva dans un mortel embarras. Son fils aine, sur lequel il comptait pour remplacer M. Mouzard, n'était pas encore d'âge à prendre le gouvernement de la maison « Au lieu -de vingt-cinq ans qu'il fallait avoir^ le jeune homme n'en avait que vingt, et son apprentissage de la profession, interrompu par cinq ans de service militaire, n'était pas encore terminé. Le père se vit ainsi dans la né* cessité de reprendre d'une manière apparente la di* rection de Sainte-Barbe. Fort des services dont il avait reçu réloge officiel, et résolu à faire des efforts sur«humains de prudence afin de surmonter les difficultés devant lesquelles il s'était effacé en 1814, il se présenta pour exercer de nouveau, en attendant que son fils eut atteint l'âge légal. Il essuya un refus durement motivé sur son état civil.
La haine de partie en 1815 et années suivantes, s'acharna sans paix ni trêve contre les hommes qui avaient renoncé à la profession ecclésiastique. Il sem* blait qu'aucune garantie ne leur eût été assurée par les lois, et qu'ils dussent être les victimes d'un sacrifice expiatoire. Cependant la condition expresse du Concordat avait été que l'Église accepterait toutes les situations qui s'étaient faites depuis 1 790. Le chef de l'Eglise, à qui appartientle pouvoir de lier et de délier,