‹ Histoire de Sainte-Barbe (volume 2)Chapitre 48 sur 108 · Le20atûtl8l · texte numérisé non relu

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quelqu'un à un autre lieu, non plus que sa droiture n'aurait favorisé Fusurpation dans un cas de concurrence. Il déguisa sous l'apparence de là mauvaise humeur l'acte de justice qu'il arracha à ses collègues de la Commission ; il dicta dans le style bourru , dont il était coutuinier, la réponse à la lettre de M. Adam.

La teneur consiste en deux points dont voici la substance : »

La Commission n'a point autorisé M. l'abbé Cottret à dénommer son établissement Nouvelle maison de Sainle-Barbej et elle lui mande de se restreindre au titre à' Institution de TUnii^ersité.

La Commission vous fait observer aussi que votre établissement ne peut pas être désigné sous la simple dénomination de Maison de Sainte-Barbe. Ces mots, Maison de Sainte-Barbe , ne sont pour vous qu'une <lésignation de domicile , et non une qualification de l'école. Vous pouvez les ajouter , non pas les substituer à \otre titre d'Institution de TUniversité *.

M. de Lanneau n'en demandait pas davantage. Il savait la conditionne son établissement dans l'Université : on la lui avait déjà rappelée plusieurs fois; mais il n'était pas en son pouvoir de changer les habitudes du public, qui depuis vingt ans appelait sa maison Sainte-Barbe tout court, ou même Collège Sainte-^ Barbe ^ et, en supposant qu'on eût trouvé un moyen de répression contre ceux qui s'exprimaient de la sorte , la plupart des universitaires, et probablement Royer-CoUard lui-même, l'auraient encourue les premiers.

i. Lettre du 15 septembre 1818.

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La rue dés Postes fut donc vaincue en 1 81 S, comme elle Tavait été en 1808. Il est à croire qu'elle ne serait plus revenue à la charge, si Royer-CoUard fût resté à rinstruction publique et Tabbé Nicolle en Russie. Mais le cours des événements fit que Royer-CoUard abandonna la direction de l'Université pour se livrer entièrement à la politique , et que Tabbé Nicolle eut avec Tarcbimandrite et les popçs d'Odessa une querelle qui le ramena en France pour toujours. •.

On raconte que le clergé russe , jaloux de l'ascendant que le directeur du lycée Richelieu avait pris sur les mères de ses élèves, l'accusa de faire de la propagande catholique. Celui-ci courut à Saint-Pétersbourg pour se justifier. Il ne réussit pas ; une rupture s'ensuivit.

De retour à Paris en 1820, il n'eut qu'à s'élever sur l'échelle que lui tendit le duc de Richelieu. On lui offrit d'être évéque : il aima mieux siéger dans la Commission de l'Instruction publique, alors transformée en Conseil royal. Bientôt une ordonnance célèbre, rendue à sa suggestion, constitua à Paris un rectorat dont les attributions immenses furent remises en ses mains ^

Nous n'avons point à nous étendre ici sur l'usage qu'il fit de sa puissance pour la direction générale de l'enseignement. La fermeture du cours de M« Cousin à la Faculté des lettres , la suppression de l'École normale^ l'ancienne agrégation rétablie, mais avec des démarcations et des sujétions qui annulaient l'indépendance des professeurs, le programme des études

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