‹ Histoire de Sainte-Barbe (volume 2)Chapitre 49 sur 108 · février · texte numérisé non relu

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ramené autant que possible à ce qu'il était en 1780, des troubles maladroitement comprimés, et en dernier lieu une irritation telle que le gouvernement, pour refréner un zèle qui le compromettait, fut obligé de replacer, comme du temps de TEmpire, le rectorat dans les attributions du Grand-maître, déjà rétabli quelque temps auparavant: voilà par quels actes Tabbé Nicolle se signala devant le public.

Sa conduite à Tégard de notre collège ne fut pas plus* mesurée. On dirait que l'exercice du pouvoir eut pour utilité principale, à ses yeux , rétablissement de la contre-Sainte- Barbe, depuis si longtemps en projet, tant il fit jouer de ressorts pour parvenir à cette fin.

En même temps qu'il prenait la supériorité active de la maison de la rue des Postes et qu'il en faisait passer la régie, des mains de l'abbé Cottret, démissionnaire, dans celles de son propre frère, M. HeYiri Nicolle, ci-devant libraire, il eut soin que l'ordonnance constitutive du rectorat dont il allait être revêtu attribuât au recteur même la prérogative de rapporter au Conseil royal toutes les affaires concernant les collèges et les institutions *; de sorte qu'il s'exposa, de sa libre volonté, à être le juge prépondérant des causes où son école se trouverait partie.

Il fit encore statuer par la même ordonnance que les maisons particulières d'éducation pourraient, à titre de récompense, être converties en collèges de plejn exercice, sans cesser d'appartenir à des particuliers; et afin que l'on comprît mieux où il avait voulu en venir par là, cette faveur, à peine inscrite dans la loi , échut

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