‹ Histoire de Sainte-Barbe (volume 2)Chapitre 62 sur 108 · Ordonnance royale du 26 août i · texte numérisé non relu

Ordonnance royale du 26 août i

écrivit, lorsqu'il eut reçu sou travail : « Quand on fait les choses aussi bien^ il n'est pas étonnant qu'on y mette plus de temps que les autres^ »

Le souvenir de ces bons procédés fit regarder

I élévation de M. Frayssinous à la dignité de Grandmaitre comme un événement heureux pour Sainte- Barbe. On ne s'attendit point à sa faveur, qu'il lui eût été impossible d'accorder sans manquer à ses engagements de parti, mais on espéra de sa justice quelque répit aux misères qu'on endurait. Les élèves le surent; deux rhétoriciens, Alloury et Albert Berçoet composèrent à son intention des vers latins^ qui furent bien reçus. C'était à l'occasion du retour du duc d'Angouléme après l'expédition d'Espagne. L'une des pièces contenait la demande d'un congé, afin que la jeunesse des écoles put aller voir les réjouissances dont la ville fît les frais en l'honneur du prince. Le congé fut accordé.

Lorsque M. Frayssinous, ministre, fut instruit de la situation de M. A. de Lanneau dans TafTaire des diplômes, il témoigna n'avoir rien su de ce qui s'était passé, et ne cacha pas le déplaisir que cela lui causait.

II donna des ordres pour que le diplôme fût rendu. Ainsi s'évanouit la menace contenue dans l'ordonnance de 1824; mais la pauvre Sainte-Barbe saigna longtemps de cette blessure. L'acte réparateur n'avait point eu de publicité. La malveillance en profita pour conti*- Huer à répandre des propos sinistres. On alarmait les

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