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DE SAINTE-BARBE. . 32i
11 serait fastidieux de nommer tous les propriétaires depuis Boulard le père.
En 1 823 j un instituteur, qui s est fait remarquer par son zèle à propager les nouvelles méthodes, M. Morin, établit un pensionnat dans le château de Fontenay. C'était l'annexe d'une autre maison floris* santé qu'il avait à Paris, rue Louis-le-Grand. Dans celle-ci les enfants étaient instruits d'après le système Pestalozzi; dans l'autre on donnait l'enseignement classique conforinément aux idées de M. Ordinaire, ancien recteur de l'Académie de Besançon, qui pro«posait de distribuer les élèves dans les classes comme oii fait dans les écoles mutuelles, et d'abréger T étude des langues mortes par une gradation plus rationnelle des exercices. Associé de M. Morin, M. Ordinaire finit par diriger presque entièrement la pension de Fontenay. 11 conquit pour elle le titre d'institution, à la suite de diverses épreuves dont M. de Vatimesuil, ministre de l'Instruction publique, ne dédaigna pas d'être le juge.
A. Tinstitution Morin succéda, en 1831, l'institution de Cournand. M. de Cournand, fils du littérateur de ce nom , était, comme on l'a déjà dit, barbiste ( et bon barbiste) du temps de Victor de Lanneau. Il avait gagné beaucoup d'argent à faire des éducations particulières en Russie. De retour en^Francê, il crut qu'il parviendrait à se former une clientèle d'élèves aussi riches que les jeunes boyards auxquels il avait eu affaire à Saint-Pétersbourg. Il disposa son établissemetit de manière à répondre à toutes les exigences de l'éducation qu'on appelle soignée dans le monde. Comme il voulait donner une place importante a