‹ Histoire de Sainte-Barbe (volume 3)Chapitre 116 sur 145 · Nouvelles ecclésiastiques du 2 octobre · texte numérisé non relu

Nouvelles ecclésiastiques du 2 octobre

par le curé, M. Brute, qui, en le présentant à la Société de Sorbonne, fit Toraison funèbre en latin, suivant Tusage. Ce discours ne fut d'un bout à Tautre que du persiflage. M. Brute appliqua au défunt le ternne de boanergesy qui dans l'Écriture signifie tolinant ou enfant du tonnerre. Il dit, pour plus grand compliment, que Gaillande avait donné dès sa jeunejtee des preuves de ce zèle ardent dont il avait été dévoré jusqu'à la fin de sa course contre tous ceux qu'il croyait ennemis de l'Église. La plaisanterie était si transparente qu'elle n'échappa à personne. M. le curé en fut réprimandé par l'archevêque, mais il eut l'approbation tacite de tous ceux qui l'entendirent*.

A la première assemblée de Sorbonne qui suivit, contre Tusage qui voulait que la séance commençât par l'éloge des membres décédés, il ne fut pas soufflé mot de Gaillande. Quelqu'un lui fit cette épitaphe : Qui vixit sine requie reqvdescat in pace^.

1, Nouvelles ecclésiastiques 2 octobre 1745.

Page 1